Faire vivre la solidarité
par des actions concrètes

4 avril 2011

Conférence sur « Adolescence et santé mentale »

avec l’intervention de Marie Rose Moro.

Cette deuxième conférence a réuni plus de 70 professionnels, éducateurs, psychologues dans le cadre du séminaire « Souffrance psychosociale, santé mentale, quel accompagnement éducatif ? ».

Marie Rose Moro, Professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l’Université Paris Descartes, chef de service de la Maison de Solenn-Maison des adolescents de Cochin (Paris) et du service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l’Hôpital Avicenne (Bobigny, France), a apporté un éclairage clinique passionnant sur l’adolescence. Après nous avoir présenté les multiples manifestations de mal être des adolescents : souffrances du corps, souffrances du fonctionnement psychique, du lien avec leur environnement, dépression, aujourd’hui l’apparition de phobies scolaires semble de plus en plus fréquente, troubles qui empêchent les adolescents d’aller à l’école.

La seconde partie de la matinée a été axée sur la question transculturelle des enfants de migrants et de tous ceux qui, pour des raisons diverses, traversent des structurations familiales différentes, des langues ou des mondes. Marie Rose Moro a bien décrit la complexité de l’adolescence pour les enfants de migrants qui sont, comme tous les adolescents, en recherche de sens. Ils sont soumis à une réalité doublement contraignante : « celle de rompre certains liens avec leur culture sans pour autant délaisser leur appartenance familiale du fait de liens affectifs profonds qu’elle suppose… mais ces liens affectifs sont parfois ambivalents voire conflictuels ».

Marie Rose Moro a répondu aux nombreuses questions des professionnels, partant toujours d’exemples cliniques pour éclairer son propos théorique. Pour les professionnels de la Fondation, l’adolescence est une étape clé de l’autonomie, l’objectif de cette matinée était de mieux comprendre l’approche clinique transculturelle et de prendre du recul pour mieux accompagner les adolescents et leurs familles.

9 juin 2011

Spectacle de danse des enfants des Jacquets

Le samedi 7 mai 2011, après plusieurs répétitions et rencontres entre les enfants des deux Jacquets, le spectacle « danse et musique du monde » a été donné à la MJC de Colombes. Beaucoup d’énergie, des rythmes endiablés, un plaisir partagé.

 Tradition annuelle : les parents, coorganisateurs du spectacle, sont venus nombreux et avaient concocté de savoureux plats à déguster après la représentation.

En plus des danses, les enfants avaient réalisé un magnifique décor et participé à l’élaboration des costumes.

Travail de socialisation, de maîtrise corporelle, d’ouverture au monde et à l’autre, ce fut une réussite !

Prochain rendez-vous : le vendredi 24 juin à 14 h 00 sur la scène du théâtre Victor Hugo à Bagneux pour une représentation de "L’Avare".

3 octobre 2011

Pour une justice des mineurs ambitieuse, la Fondation tient à réaffirmer ses valeurs

A la suite de plusieurs rapports sur la délinquance, les projets de loi  transforment  radicalement les principes fondamentaux de la justice des mineurs issus de l’ordonnance de 1945 en remettant en question le sens de la prise en charge éducative et le rôle des juges des enfants.

Le droit des mineurs se rapproche  ainsi du droit des majeurs.

Nos équipes éducatives, qui sont quotidiennement engagées auprès de ces mineurs en difficulté dans le cadre de leurs missions de prévention, de protection de l’enfance et de Protection Judiciaire de la Jeunesse,s’inquiètent de cette évolution.

Il ne s’agit pas bien évidemment de nier les problèmes posés par le comportement délictueux d’un certain nombre d’adolescents et la nécessité de traiter ces problèmes mais de considérer  que l’enfant et l’adolescent sont des sujets en devenir et que leur comportement à un moment de leur vie ne prédit en rien leur conduite à venir.

Notre expérience nous a montré que c’est sur l’éducation et la confiance en ces adolescents qu’il faut parier. Les professionnels insistent sur la dureté croissante des contextes de vie, sur la souffrance sociale des familles et des jeunes rencontrés.

Dans ces milieux de vie très durs où l’assignation au territoire de « la cité »tient lieu de refuge et d’identité, les adolescents sont souvent aspirés dans des processus de ruptures sociales où se conjuguent le découragement des parents et le désarroi des institutions .

C’est à travers la diversité des actions proposées que les adolescents apprennent à trouver leur place, à renouer le dialogue avec les adultes et les institutions, à exploiter leurs ressources, à accepter  des contraintes, à orienter leur parcours.

C’est pourquoi la Fondation Jeunesse Feu Vert, forte de ses valeurs et de ses engagements, tient à rappeler que pour les mineurs la mesure éducative doit être prioritaire sur la sanction pénale. Les adolescents ont besoin pour construire leur identité et leur socialité, de vivre des relations structurantes avec des adultes.

La finalité de nos actions est d’aider chaque enfant confié à la Fondation pour qu’il ait sa chance et trouve la place qui lui est due dans la société.

Le conseil d’administration tient à réaffirmer que la Fondation apporte tout son soutien à ses équipes éducatives dans des circonstances où le travail éducatif risque d’être fragilisé.

Il continuera d’agir pour que l’adolescent qui rencontre des difficultés soit considéré comme un sujet digne de la mobilisation des adultes et de la société.

 

28 octobre 2011

Inauguration du local Payret-Arago à Saint Ouen

L’inauguration du local de l’équipe Payret-Arago, à  Saint Ouen, a eu lieu le 25 octobre.

De nombreux participants étaient présents pour inaugurer les nouveaux locauxde l’équipe Payret-Aragositués passage Elisabeth, au cœur du quartier Arago-Payret-Zola à Saint Ouen. Claudine Guthmann, administratrice de la Fondation, Bruno Van der Borght, directeur du service de Prévention de Seine-Saint-Denis et l’équipe intervenant à Saint-ouen ont accueilli Madame Jacqueline Rouillon, Maire de Saint-ouen, Monsieur Bally Bagayoko, Vice-Président du conseil Général, chargé de l’enfance et de la jeunesse ainsi que de nombreux partenaires, services de la ville, du département et de l’Etat et bien évidemment les jeunes et les habitants du quartier.

Ce fut l’occasion pour Claudine Guthmann de remercier la ville de Saint Ouen pour la mise à disposition de ces locaux spacieux, le conseil général pour son soutien à nos actions de prévention ainsi que les équipes éducatives qui agissent quotidiennement en direction des jeunes les plus fragilisés. L’action des éducateurs de rue ne prend sens que si elle s’inscrit dans un partenariat actif avec les parents et l’ensemble des structures socio éducatives qui interviennent dans le quartier, dans la ville ou le département. Jacqueline Rouillon, Maire de Saint-Ouen a souligné «  l’importance de réinvestir l’espace commun du quartier », Bally Bagayoko a rappelé qu’en matière de prévention spécialisée, la concertation  et la réflexion entre conseil général, ville et associations était incontournable. Bally Bagayoko a conforté le sens du travail éducatif des éducateurs de prévention spécialisée, en insistant sur le travail de prévention en amont et la protection des jeunes, appelant à une grande vigilance de tous pour « ne pas dévier vers le sécuritaire et le répressif, quelles que soient les pressions et les sollicitations ».

Pour cette manifestation, les parents, les enfants et l’équipe avaient préparé la table et d’excellents gâteaux.

22 novembre 2011

Journée sur l'insertion

Le 17 novembre 2011, une centaine de professionnels de la Fondation Jeunesse Feu Vert et de partenaires se sont réunis sur la question de l’insertion.

« Accompagner les jeunes, les usagers, vers et dans une dynamique d’insertion : quels constats ? Quelles réponses mises en œuvre à la Fondation », tel était le sujet de la première partie de la matinée.

Le film « Ballades en terre d’insertion », réalisé par José Sorba, de Polynôme, ainsi que les témoignages des professionnels de plusieurs services, montraient la richesse et la diversité des actions : accompagnements individuels fondés sur des relations de confiance qui se tissent dans la durée et moments de vie collective lors d’ateliers, de chantiers éducatifs, d’expériences d’insertion professionnelle,…

M. Correia, directeur général de la Mission locale de Paris, nous a tracé les orientations qui ont prévalu lors de la création des missions locales, suite au rapport Schwartz (1982). La question de la jeunesse restée à la marge du progrès social devait trouver une réponse par la formation et l’insertion professionnelle, fondée sur un accompagnement global et une proximité institutionnelle. Mais aujourd’hui, une politique centrée prioritairement sur l’emploi s’est substituée à cet idéal premier. Pour autant les missions locales sont avant tout des structures intégratives. Puis M. Correia a présenté l’organisation parisienne.

L’atelier traiteur de la Maison de la Juine, servi par Djibi et Michel Morin, a régalé les convives.

L’après-midi a été consacré à trois ateliers où les échanges ont permis de mieux se connaître, de découvrir les expérimentations, les actions de collègues de la Fondation et de partenaires :

-       L’accompagnement socio-éducatif.

-       L’insertion et la formation

-       L’accession à l’emploi des jeunes.

 Le président et la directrice générale ont remercié l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de cette journée. Parmi ceux-ci nous citerons les personnels des services et établissements, et de nombreux acteurs partenaires : les espaces dynamiques d’insertion CIEJ, Nord-Ouest et Parcours - l’association intermédiaire Travail au Clair, le bailleur Paris Habitat, les entreprises d’insertion Urbatir Infobat et Apij, la PJJ, Solidarités Jeunesse, la DASES.

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