Faire vivre la solidarité
par des actions concrètes

11 février 2015

Journée trimestrielle des cadres :

perspectives 2015, réforme de la formation des travailleurs sociaux et de la formation professionnelle…

Le 29 janvier 2015, la journée d’étude semestrielle réunissant l’ensemble des cadres s’est déroulée au CISP, rue Kellermann à Paris, moment de faire le bilan de l’année 2014 et de préciser les grands axes de travail pour l’année 2015.
En 2015, de nombreux chantiers vont nous mobiliser : la consolidation de l’organisation du Service Éducatif 91 avec la réunion des équipes de l’UHI et de la Semi-Autonomie, la reprise des équipes de prévention spécialisée de Cap 2000 intervenant à Paris, dans le 12ème arrondissement, la finalisation de l’évaluation externe et les plans d’amélioration à mettre en place, les renouvellements d’autorisation des établissements de l’Essonne, le renouvellement de la convention 2015 -2017 de la prévention spécialisée Paris, la finalisation du projet de service et des contrats d’objectifs du service de prévention spécialisée 93 , les projets Équinox et la recherche-action aux Jacquets, la réforme de la formation professionnelle, le dialogue social avec le renouvellement des Instances Représentatives du Personnel.. etc, et bien évidemment nos missions essentielles : le faire avec, l’accompagnement quotidien des jeunes et des familles.

Un temps a été consacré aux conséquences des actes terroristes de janvier 2015 tant à partir des questions qui se posent aux équipes éducatives dans leurs pratiques professionnelles que sur le plan institutionnel : laïcité, citoyenneté, insertion,  inclusion, lutte contre les discriminations, radicalisation de certains jeunes adultes, impact des réseaux sociaux, etc. L’échange a été riche. Il s’est conclu par la décision d’organiser une journée d’étude en avril afin de soutenir le travail éducatif mené au quotidien.

Chantal Goyau, Directrice générale de l’ETSUP et administratrice de la Fondation, nous a présenté les grands points de la réforme de la formation des travailleurs sociaux en cours de discussion. Elle a contextualisé les enjeux actuels au regard de l’évolution historique de nos métiers, nous donnant ainsi des repères.

Jean-Marc Steindecker nous a informés, avec émotion, du futur départ à la retraite de Nicole Gloaguen prévu pour la fin de l’année et du processus de recrutement du prochain directeur général (ou directrice générale) qui sera mené par le conseil d’administration.

Enfin, nous avons abordé la réforme de la formation professionnelle par la question de la mise en œuvre des entretiens professionnels. Après une présentation du contenu prévu par la loi, d’exemples, d’échanges de points de vue différents, il a été retenu qu’un support commun serait établi à partir des propositions des services. La formation est un élément essentiel pour nous permettre d’affiner les réponses socio-éducatives aux besoins multiples des jeunes et des familles.

5 mai 2015

Journée d'étude sur "laïcité et pratiques professionnelles"

Le 14 avril 2015, cent cinquante professionnels des différents établissements et services ainsi que des administrateurs de la Fondation Jeunesse Feu Vert se sont réunis à partir de la question de la « laïcité et des pratiques professionnelles ». Après les attentats de janvier, cette journée avait pour but d’apporter des éléments de compréhension sur les processus de radicalisation et de réfléchir au travail éducatif à mener dans des situations complexes.
Un petit groupe, constitué d’éducateurs et d’éducatrices, de chefs de service et d’un directeur adjoint, animé par Nicole Gloaguen, avait organisé cette journée.
En ouvrant la journée, Jean-Marc Steindecker a souligné l’intérêt du conseil d’administration pour ces questions et son soutien par rapport aux équipes œuvrant sur le terrain dans le respect des valeurs de la Fondation.
Sulaymân VALSAN, du Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, a présenté les modes d’embrigadement des jeunes par l’accès à des réseaux sociaux et à des vidéos cherchant à captiver. Ces vidéos très bien réalisées (musiques envoûtantes, phrases choc) développent un message : « Ne fais confiance à aucun adulte ! ». Il s’agit d’isoler le jeune de toutes ses relations sociales (parents, amis, enseignants, …) en leur proposant un « prêt à croire » où ils vont sauver le monde. Des jeunes de tous milieux peuvent ainsi basculer dans ce  processus de radicalisation, et particulièrement des jeunes fragiles.
L’intervention a été suivie d’un échange avec les participants.

L’après-midi a été consacré à six ateliers où des échanges dynamiques ont permis de mieux connaître les actions des collègues, les actions mises en œuvre au sein des équipes et de réfléchir ensemble à la laïcité et aux pratiques professionnelles :

  • Laïcité et citoyenneté, avec Nicolas Cadène, rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité qui a rappelé l’histoire de la laïcité en France et les enjeux actuels.
  • Interculturalité, avec Zorica Kovacevic, directrice de l’Association pour la Promotion Culturelle Intercommunautaire Stanoise (APCIS)
  • Dans nos pratiques professionnelles, quelles sont les limites de l’intervention ? avec Yannick Wargniez directrice de l’association Vie et Cité
  • Images virtuelles – Réseaux sociaux – « esprit critique par rapport à l’information »,  avec Françoise Petitot, psychanalyste
  • Liberté et liberté d’expression, avec  Jean-Jacques Valentin – psychologue clinicien, psychanalyste.
  • Insertion des jeunes quelles perspectives ? Comment se projeter dans l’avenir ?

Chaque atelier a  présenté les points forts et questions qui ont mobilisé les professionnels. Nicole Gloaguen a remercié Mireille Le Yaouanq et Cécile Bouteyrie et l’ensemble des professionnels qui ont contribué à la réussite de cette journée : animateurs d’ateliers, témoins, rapporteurs, participants…
Et la réflexion va se poursuivre dans les équipes, dans les établissements et services.

22 mai 2015

Inauguration du nouveau local de Villetaneuse

Ce Mercredi 20 Mai 2015 à 18h30 à Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, nous avons participé à l’inauguration du nouveau local éducatif des éducateurs du service Prévention 93, mis à disposition par la municipalité de Villetaneuse.
Étaient présents La Maire de Villetaneuse Madame Carinne Juste, Monsieur Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation Jeunesse Feu Vert, les maires-adjoints chargés de la jeunesse et de la politique de la ville, le délégué du préfet pour Villetaneuse, les partenaires associatifs et institutionnels, l’équipe éducative et la direction du service Prévention 93.
Ce nouveau local spacieux et confortable de 120 m² va permettre à l’équipe éducative de travailler et de recevoir le public « jeunes » dans de meilleures conditions. Cet espace situé près de la structure « jeunesse » de la commune s’inscrit dans une volonté de complémentarité des actions socioéducatives en direction d’un public âgé de 11 à 25 ans.
Pour cet évènement qui marque un tournant dans la vie de l’équipe éducative et des jeunes, de nombreux habitants de tous âges sont venus assister à cette inauguration. Les éducateurs quittent donc le local qui était situé rue de l’Hôtel de Ville qu’ils ont occupé de 2002 à 2014, pour s’installer rue Auguste Blanqui près des autres structures associatives qui interviennent sur le territoire. Une page est tournée, une nouvelle aventure commence…

 

10 juin 2015

Éducation Nationale, Prévention : Travaillons ensemble

Le 20 mai 2015, plus de 200 personnes ont participé au colloque « Éducation Nationale Prévention : Travaillons ensemble »  organisé par l’Académie de Paris et le service de prévention spécialisée de Paris de la Fondation Jeunesse Feu Vert et qui s’est tenu au lycée technique Diderot dans le 19ème arrondissement. 

Cette journée réunissait enseignants, parents d’élèves, principaux de collège, travailleurs sociaux, éducateurs de prévention, acteurs de quartiers préoccupés par la scolarité des jeunes des quartiers, ….. Elle est l’aboutissement d’un travail mené pendant 5 ans au sein du service de prévention spécialisée de Paris. Maryse ESTERLE, sociologue, a animé la réflexion autour de la scolarité en soutenant les équipes éducatives dans leur pratique et a facilité les liens avec l’Éducation Nationale.

En introduction, Jean-Marc STEINDECKER, Président de la Fondation Jeunesse Feu Vert a rappelé les valeurs de la Fondation et l’importance du maintien des jeunes dans leur scolarité. La réussite scolaire et la formation sont en effet les conditions déterminantes au bon développement de l’enfant et du jeune. Luc PHAM, Directeur adjoint de l’Académie de Paris, se référant au projet académique a insisté sur l’importance de créer un cadre serein et respectueux de tous pour des apprentissages de qualité. Il a appelé à l’implication de tous les acteurs pour lutter contre le décrochage scolaire.

Colombe BROSSEL, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la sécurité, de la prévention et de la politique de Ville et Alexandra CORDEBARD, adjointe à la Mairie de Paris chargée de toutes les questions relatives aux affaires scolaires, à la réussite éducative, aux rythmes scolaires, ont réaffirmé l’engagement de la ville de Paris pour soutenir, renforcer les partenariats et collaborations entre les acteurs de l’Éducation Nationale et les partenaires œuvrant pour soutenir les élèves en difficulté et  lutter contre le décrochage scolaire. L’idée d’un protocole entre la ville de Paris et l’Éducation Nationale est en cours de réflexion, pour formaliser et mobiliser un ensemble d’acteurs qui œuvre autour de l’exclusion scolaire.

La matinée s’est poursuivie par les interventions de :

Maryse ESTERLE, Sociologue Université d’Artois, CESDIP-CNRS a fait un rappel historique de l’école depuis les années soixante à aujourd’hui, en en décrivant bien ses transformations : la massification de l’accès à l’éducation et les enjeux du décrochage scolaire. Elle a également présenté les changements intervenus dans la société : autorité, formes familiales différentes, chômage, etc. Maryse ESTERLE a mis en valeur le point de vue de ceux qui quittent l’école en rappelant les contextes de leur environnement familial qui peuvent parfois expliquer l’absentéisme. Elle a terminé son exposé sur l’école et ses partenaires qui concourent à la lutte contre le décrochage scolaire.

Benjamin MOIGNARD, sociologue, directeur de l’Observatoire universitaire international éducation et prévention, université Paris-Est-Créteil a poursuivi sur le thème du collège dans la cité et les conditions du partenariat.
Après un déjeuner à la Cafétéria du Lycée Diderot, trois tables rondes réunissant des professionnels de différents secteurs ont été menées.
La première animée par Dominique SAUGET évoquait la lutte contre le décrochage dont l’objectif était de mettre en valeur des expériences parisiennes avec comme intervenant : un représentant du Pôle Innovant Lycéen ; Madame FERRAGUT, Responsable du SAPPEJ ; Emilie WINGEL, Responsable du Centre Patay ; Isabelle SUSSET, Directrice du GIP.

La deuxième animée par Christophe ALESSANDRI dont le thème était : Co-construire l’avenir de l’élève a réuni Madame Catherine TROMBETTA, Cheffe du bureau de l’action éducative – DASCO ; Madame Marie Cécile BUSSON, Principale du collège Françoise Dolto, Monsieur Félicien MARCHAND, Éducateur spécialisé de l’équipe Daumesnil.

La troisième « Et les parents dans tout ça » était animée par Philippe STARCK. Monsieur RENARD, Militant FCPE a mis en avant les difficultés de l’engagement des parents dans l’institution scolaire en parlant parfois des parents démobilisés mais jamais démissionnaires. Monsieur Sofiane NAFA, Responsable du centre social Espace 19 Cambrai et Madame Christine BARRES, Responsable du centre social Espace 19 Ourcq nous ont présenté des expériences originales menées dans les centres sociaux. Ils ont insisté sur la nécessité de mieux se connaitre entre tous les acteurs afin de concourir au mieux-être des élèves.

Nous remercions le Lycée Diderot pour l’accueil et leur disponibilité durant cette journée.

6 juillet 2015

Les enfants des Jacquets : deux concerts magnifiques à la Philharmonie

Parents, amis, professionnels, représentants du conseil départemental des Hauts-de-Seine, administrateurs de la Fondation, étaient réunis à la Philharmonie les 23 juin et 27 juin pour écouter les chorales des Jacquets Bagneux et de Belgique.

Ces représentations s’inscrivent dans le projet « Equinox » inititié par Maria João Pires, pianiste internationale qui a développé un projet social en direction d’enfants.

Après une année de répétitions exigeantes, les enfants des Jacquets se sont produits sur la scène de l’amphithéâtre de la Cité de la Musique. Créée en octobre 2014, la chorale est composée d’une vingtaine d’enfants accompagnés d’Heïdie Fortin, chef de chœur et accordéoniste, Joël Soichez, pianiste et Nicolas Agullo aux percussions.
Depuis janvier 2015, grâce à un partenariat avec la Maison de la Musique et de la Danse de Bagneux, la chorale a répété une fois par mois à l’auditorium de la ville.

Les éducateurs ont soutenu fortement cet engagement des enfants dans la constitution d’un chœur et la recherche d’une identité sonore commune. Les enfants ont découvert de petites pièces chorales issues du répertoire populaire français et des chants traditionnels du monde.

Pour introduire la soirée, Maria João Pires a interprété avec gravité et tendresse « Bagatellle op 126 en sol majeur « Quasi allegretto » de Beethoven, puis Intermezzo, op 117 n° en mi bémol majeur de Brahms.

Les enfants ont chanté avec beaucoup de concentration et de grâce : Amawole, chanson congolaise – Je n’avais qu’un épi de blé, chanson du Bas Berry – Le piano abandonné de Julien Joubert – Demain je dors jusqu’à midi de Mireille et Jean Nohain et Siyahamba, chanson sud-africaine. Ils ont été applaudis avec un enthousiasme certain du public.

Les enfants de Bruxelles ont présenté Liberté, un spectacle co-créatif mêlant texte et art gestuel.

Au programme de la chorale Equinox belge, plusieurs chants de différents pays : Maori, Brésil et Etats-Unis. La marmotte de Beethoven dont le texte a été écrit par Goethe et Bagatellle opus 33 n°4 en ré majeur de Beethoven ont aussi charmé les spectateurs. Milos Popovic et Eulalie Hupin ont accompagné ces enfants tout au long de l’année et lors de cette représentation.

Tous ces enfants, acteurs de l’intégration en marche, ont vécu une expérience collective enrichissante en développant des habiletés musicales et en partageant un moment rare avec un public succombant à leur charme.

La Fondation remercie vivement tous les intervenants qui ont permis la réussite de ce projet, tout particulièrement Maria João Pires et ses équipes, les professionnels de la Philharmonie, dont Marie-Hélène Serra à la direction du Pôle Education, Hélène Schmit à la coordination et Stéphanie Decronumbourg, à la production.

Nous remercions le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine qui a soutenu ce projet et qui était représentée par Madame Bellee-Van-Thong, directrice Famille, Enfance, Jeunesse et par Madame Claude, responsable des établissements.

Nous félicitons encore ces « enfants du paradis » qui ont beaucoup travaillé pour nous offrir ce spectacle ainsi que tout le personnel des Jacquets Bagneux qui a contribué à la réussite  de cet ambitieux projet que Cervantès n’aurait pas renié, lui qui pensait, que « là où est la musique, il n’y a pas de place pour le mal ».

 

22 juin 2015

Convention de partenariat avec le CCE BNP Paribas

Vendredi 12 juin 2015, Jean-Marc STEINDECKER a signé une convention de partenariat avec le Comité Central d’Entreprise de BNP Paribas, représenté par son secrétaire Monsieur Jean-Philippe TANGHE.

Depuis 2013 une cinquante d’enfants du 11ème arrondissement ont pu bénéficier de séjours en France organisés par le CCE de BNP Paribas.
L’équipe du 11ème arrondissement, animée par Marie-Claire RIPOLL, a eu un rôle déterminant pour développer ce partenariat.

Cet été, ce sont 36 enfants qui partiront dans des centres de vacances du CCE BNP Paribas et qui pourront bénéficier d’activités extrêmement valorisantes et partager avec d’autres enfants.

Nous sommes à votre écoute

Vous pouvez nous trouver et nous contacter à tout moment pour une demande de renseignement et pout tout questionnement.