Faire vivre la solidarité
par des actions concrètes

20 octobre 2015

Arrivée de Stéven TREGUER, Directeur Général

La Fondation est heureuse d’accueillir depuis le 1er septembre 2015, le nouveau directeur général, Stéven TREGUER.

Stéven TREGUER connait bien la protection de l’enfance. Il a été directeur de l’Institut Départemental Enfance et Famille en Essonne durant 5 ans (accueil en urgence de 0 à 18 ans, accueil mère-enfant, placement familial - 200 ETP avec les assistants familiaux).

Ravi d’être le nouveau directeur général et de travailler de concert avec Nicole GLOAGUEN pendant 4 mois, Stéven TREGUER a commencé à rencontrer l’ensemble des services et des équipes.

 

19 janvier 2016

Bienvenue aux nouveaux salariés 2015 !

Lors d’une après-midi organisée le 26 novembre 2015, Jean-Marc Steindecker, Président et Nicole Gloaguen, Directrice générale, ont accueilli une quarantaine de nouveaux salariés,

Ce temps d'accueil a permis aux nouveaux salariés de découvrir la Fondation, son histoire, ses valeurs, son organisation, ses établissements.

Après la présentation d'un film réalisé en 2012, à l’occasion des cinquante-cinq ans de la Fondation, Jean-Marc Steindecker, Président, a retracé l'histoire de la Fondation, insistant sur le fort engagement de ses équipes auprès de jeunes et adultes en difficulté. Il a aussi informé les salariés du contexte difficile pour la prévention spécialisée à Paris.

Ensuite, chaque directeur a présenté les missions et les actions de son établissement.

Ce fut l’occasion de présenter Stéven Treguer, Directeur Général, qui travaille pendant 4 mois avec Nicole Gloaguen qui partira à la retraite fin décembre.

Cette après-midi s'est terminée par des échanges conviviaux.

14 janvier 2016

Départ à la retraite de Nicole Gloaguen

Après de nombreuses années d’implication professionnelle, Nicole Gloaguen a cessé son activité pour faire valoir ses droits à la retraite, retraite bien méritée mais qui sera encore teintée d’engagements associatifs.

Ce 17 décembre 2015, à la salle Olympe de Gouges à Paris, trois cents personnes – élus, membres du conseil d’administration, salariés, directeurs généraux et partenaires – sont venus témoigner à Nicole de leur amitié et du plaisir d’avoir pu travailler avec elle, de leur reconnaissance pour son action et son engagement professionnel tout au long de ces années de travail. Beaucoup ont appris à ses côtés, ont pu profiter de son esprit créatif, de la qualité de sa réflexion, de son humanité. C’est une grande dame du secteur socioéducatif qui part à la retraite…
Sa famille était présente pour partager ce grand moment d’émotion.

Successivement, avec émotion et humour, Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation, Pierre Ducroq, administrateur de la Fondation et Claude Roméo, ancien directeur de la Direction de l’Enfance et de la Famille au Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, nous ont raconté la carrière bien remplie de Nicole.

Nicole, dans son intervention émouvante, a témoigné encore et toujours de son souci des autres, de son engagement professionnel, de ses convictions, de ses attachements, de ses valeurs : « Chaque jour est à réinventer, tout comme l’amour… »,

C’est avec confiance que Nicole a passé le relais à Stéven Treguer, directeur général recruté depuis septembre 2015. Pendant 4 mois, ils ont pu travailler de concert.

Le président et le conseil d’administration remercient les personnes qui ont travaillé à la réalisation de cet évènement : jeunes et personnels de la Maison de la Juine pour le buffet, CE de Paris, Cécile et Mireille…

Le groupe de jazz, constitué autour de Stéphane Maggi, ancien collègue éducateur de Nicole à l’association Rues et Cités, a aussi contribué à l’ambiance chaleureuse de cette soirée.

 

Discours de Pierre DUCROQ

Discours Claude ROMÉO

Discours Nicome GLOAGUEN

 

19 janvier 2016

Le journal de la Couneuve REGARDS

n° 442 du jeudi 7 au mercredi 20 janvier 2016
www.ville-la-courneuve.fr

Talents hauts

Femmes, hommes, jeunes ou moins jeunes, ils sont sportifs, diplômés, membres d’une association… Tous à leur manière insufflent une belle énergie à La Courneuve. La municipalité les récompense chaque saison à travers une soirée qui, cette année, s’est déroulée le vendredi 18 décembre à l’Hôtel de ville. Focus sur quelques-uns de ces « mis à l’honneur ».

Pascal Carpentier de la Fondation Feu Vert, distingué pour son action associative

« Je suis honoré et touché par cette récompense que m’a remise l’équipe municipale, le maire en tête. C’est le travail des équipes de prévention spécialisée réalisé sur les 4 000 et le centre qui est aujourd’hui distingué. Cette mission se construit dans la proximité avec les habitants et dans la durée. Elle est menée avec les enfants mineurs et leurs parents, qu’il faut soutenir. Dans ce monde, où des crises économiques et sociales créent des inégalités incommensurables, de la précarité, du mal-être, la prévention spécialisée a plus que jamais sa place ! Ici, tous les jeunes ont droit à un avenir d’où qu’ils viennent. Dès lors qu’ils font perdurer les valeurs républicaines, il y a un travail à faire avec eux en tant que citoyens et futurs professionnels. Pourtant, la prévention spécialisée en France n’a jamais été autant en péril : suppressions de postes, déconventionnement... J’aimerais que ce mouvement mortifère épargne le 93 ! »

19 mai 2016

Quelle contribution de la prévention spécialisée à la prévention de la délinquance ?

Le 31 mars 2016, 80 salariés étaient présents à Saint-Ouen, dans la structure mise à disposition par la mairie. Marie Lahaye, conseillère technique auprès de Colombe Brossel et Laurence Serrano, directrice du service jeunesse de la ville de Saint-Ouen étaient également présentes.

Frédéric Molossi, vice-président du Conseil Départemental 93, a ouvert la journée, saluant cette initiative et présentant l’engagement de la Seine-Saint-Denis en matière de prévention spécialisée. Il a insisté sur l’importance d’un travail commun avec les services administratifs du département.

Jean-Marc Steindecker, après avoir remercié Monsieur Molossi et l’accueil de la ville de Saint-Ouen dans leurs locaux, a introduit la réflexion. Il a rappelé que la prévention spécialisée a une influence « positive » sur la prévention de la délinquance par les liens créés avec les jeunes et les partenaires, au travers de multiples modalités d’actions éducatives (travail de rue, accompagnement individuel, actions collectives avec les groupes, etc…) ou par la volonté d’insérer en s’appuyant sur le partenariat (chantiers éducatifs, chantier école, espaces dynamiques d’insertion, organismes de formation comme le Safip, etc.). La force de la prévention spécialisée réside dans ce qu’elle peut proposer aux jeunes.
Comme le dit si bien un garçon de 17 ans : « La prévention spécialisée, c’est la sécurité. C’est pour être bien dans son quartier, ne pas avoir de problème, être protégé, surtout contre les conneries que je serais tenté de faire ».
La question qui se pose à nous est donc d’identifier les aspects de notre pratique qui influent sur la prévention de la délinquance face aux sollicitations des acteurs publics.
A nous d’expliquer notre travail aux élus et à tous nos partenaires pour éviter toutes les incompréhensions.

La sociologue Véronique Le Goaziou a présenté son travail de recherche sur la prévention spécialisée. Dans un premier temps, elle a souligné l’évolution du contexte sociopolitique, notamment l’importance croissante des enjeux de sécurité et des agissements juvéniles, l’inversion de la dialectique de la responsabilité. De nombreux professionnels, experts sont arrivés dans les domaines de la prévention, de la médiation, de la vidéo-surveillance, etc.
Puis, Véronique Le Goaziou a valorisé les atouts de la prévention spécialisée et sa capacité à contribuer à la prévention de la délinquance à partir des pratiques éducatives quotidiennes menées auprès des jeunes et des habitants :
- Les équipes sont présentes sur les territoires et travaillent avec les rythmes de vie des jeunes.
- Vous avez du respect, de la bienveillance et de l’écoute à l’égard de publics qui subissent souvent des regards durs.
- Vous êtes réactifs et rapides, disponibles immédiatement s’il le faut. Cette capacité à agir immédiatement se conjugue avec des projets éducatifs à long terme.
- Vous croyez que c’est possible – mettant ainsi le passé du jeune (pour ne pas dire passif) en suspens.
- Vous êtes pour vos publics des « apaiseurs » de tension, régulateurs de leurs conflits internes, des conflits avec les adultes.

Enfin, cette sociologue nous encourage à dire autrement nos pratiques de la prévention spécialisée pour se faire mieux entendre et comprendre.

Yann Bourhis et Patrick Gosset, les directeurs des deux services de prévention spécialisée, ont expliqué les modalités d’engagement des équipes dans la prévention de la délinquance : participation des cadres aux réunions d’élaboration des contrats locaux (arrondissement ou ville), partenariat avec la PJJ et le SPIP, visites des jeunes en prison pour préparer la sortie, etc.

Les échanges avec les 80 salariés ont permis d’exprimer des questionnements sur les politiques publiques, des pratiques différentes, des attentes multiples.

Un atelier « l’acte délinquant comme support éducatif » a permis de débattre des pratiques mises en œuvre sur le terrain.

Cette journée a été préparée par un petit groupe constitué des directions, des chefs de service et d’éducateurs des deux services de prévention spécialisée, de la directrice générale adjointe. Le repas a été assuré par l’atelier traiteur de la Maison de la Juine. Nous remercions toutes ces personnes qui ont contribué à la bonne réalisation de cette journée.

 

14 juin 2016

Des jeunes Bellevillois au Togo : 2 ans de projet

L’amorce du projet

Un groupe de jeunes filles et garçons de 18 à 22 ans a sollicité l’équipe Belleville de la Fondation pour réaliser un projet de solidarité internationale il y a 2 ans. Ces jeunes sont suivis par l’équipe depuis leurs 11 ans via de l’accompagnement à la scolarité, des sorties de loisirs, des séjours et des suivis individuels et familiaux. L’équipe a vu dans cette demande de projet la possibilité de mobiliser ces jeunes très fragilisés autour d’un objectif commun revalorisant et positif. Le fait de se décentrer de soi et de travailler autour d’un projet solidaire en direction de l’autre permet aux jeunes de prendre du recul sur leur vie, de réaliser une pause mais aussi leur offre une projection dans un temps plus long.

Financer le projet

Le financement de ce type de projet est l’un des principaux écueils, mais aussi un levier de travail avec les jeunes : il va falloir aller chercher des partenaires qui soutiennent l’action de solidarité internationale, et mobiliser les jeunes le temps nécessaire à rassembler les moyens financiers.
Etant donné le profil de ces jeunes et la temporalité du projet (plus de deux ans), il a été parfois difficile de les impliquer sur toutes les actions d’autofinancement, mais les jeunes, entre juin 2014 et novembre 2015, ont conduit :
- Deux soirées de restauration solidaire en partenariat avec le centre social Hanam,
- Un chantier peinture de deux semaines en partenariat avec le bailleur Paris Habitat et l’entreprise d’insertion Infobat,
- Une brocante en partenariat avec l’association Fatou Kaba,
- Deux cinémas en plein air en partenariat avec Belleville en vue,
- Deux fêtes de quartier en partenariat avec le centre social,
- Un chantier de Solidarité Internationale à Nîmes en partenariat avec Solidarité Jeunesse, - Une opération Vide grenier à Belleville, dont l’organisation a été portée par l’équipe,
- Un chantier de rénovation du local de l’Equipe de Développement Local en partenariat avec l’association Extramuros.

La Fédération Léo Lagrange est souvent sollicitée pour les séjours vers l’Afrique. La région Ile-de-France ne finance plus les séjours de ce type. Un financement par le dispositif VVV-SI est possible. Pour ce projet, le sénateur Pierre Laurent a également contribué.

Le séjour au Togo

Les jeunes sont donc allés, pendant une quinzaine de jours, à la rencontre de jeunes togolais avec lesquels ils ont collaboré pour aménager un espace vert de détente pour les jeunes et les enfants du village. Lors de la restitution à l’intention du quartier qui s’est déroulée le 27 mai à la Villa Belleville, les nombreuses photos et le diaporama ont montré toute la richesse des rencontres, des échanges, du travail en commun et des visites. Le groupe a su faire passer autant les quelques difficultés rencontrées (grande chaleur, eau limitée, chantier parfois physiquement difficile), tout en axant surtout sur les grands apports pour eux. Leurs propos montrent qu’ils n’ont pas encore pleinement conscience de ce qu’ils ont réalisé, tant ici, pour le financement du projet, que là-bas.

L’impact du séjour

L’impact d’un séjour de cette ampleur se mesure auprès des jeunes partis, des jeunes associés au projet mais qui n’ont pas pu partir, et dont les capacités ont été mises en exergue, qui ont réussi à s’investir sur un projet dans le long court, qui ont acquis des compétences spécifiques et générales supplémentaires.
Cela se mesure, aussi, auprès du quartier qui change son regard sur ces « jeunes difficiles », qui bénéficie d’une réouverture du champ des possibles. Enfin, l’implantation des éducateurs au sein du territoire dans lequel ils travaillent en bénéficie également.

 

Article TOGO

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