Faire vivre la solidarité
par des actions concrètes

31 mars 2020

Décès de Jean-Pierre DUFOUR

Le président,
le conseil d'administration,
le personnel de la Fondation Jeunesse Feu Vert,

ont la tristesse de faire part du décès de

Jean-Pierre DUFOUR

avocat honoraire,
ancien membre du Conseil de l'Ordre,
ancien secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris,
officier de la Légion d'honneur,
chevalier de l'Ordre de Dannebroth,

Ancien vice-président de la Fondation Jeunesse Feu Vert.

Jean-Pierre Dufour a participé à la création de la Fondation pour laquelle il n'a ménagé ni son temps ni sa peine pendant près de 50 ans.

Sa rigueur morale, ses conseils toujours judicieux, sa chaleur humaine, son amitié et sa disponibilité sans limites nous ont immensément aidés.

Ils s'associent à la peine de sa famille et de ses proches.

31 mars 2020

La Maison Coquerive reste coquette

Semaine 2 du confinement

On se perfectionne sur l'organisation et on reste présents
pour les familles qui en sont très reconnaissantes.

Nous échangeons beaucoup pour apaiser les conflits et
permettre à chacun de trouver des espaces de respiration.

Les salariés sont en lien permanent avec le service,
par mail ou téléphone.

23 janvier 2020

Qui suis-je? Où je vais?

9 jeunes de deux quartiers de Belleville ont été soutenus par les équipes éducatives de Belleville et de Pyrénées afin de réaliser un séjour Paris-Londres à vélo. Ce projet s’est construit dans un état d’esprit de co-construction totale avec le groupe de jeunes à travers une vingtaine de réunion collective et de discussions/réflexions individuelles. Réalisé sur 9 mois, il a entrecroisé 7 axes : la préparation physique (2 week-ends et 5 sorties à la journée), l’apprentissage mécanique (stage d’une semaine à la cyclofficine) ; les recherches de financements; l’accompagnement individuel des jeunes ; le travail avec les familles ; la prévention aux addictions et à la nutrition ; la sensibilisation à un « bon usage » des réseaux sociaux. Le projet a pu aboutir à 9 jours de séjours : 6 jours de vélo et 3 jours à Londres. Suite à ce projet, de nombreuses démarches, notamment en lien avec la scolarité et l’insertion professionnelle, ont été entamées avec les jeunes.

 

1 octobre 2019

Journal réalisé par les enfants des Jacquets (octobre 2019)

Aujourd’hui, les enfants des Jacquets sont fiers de vous présenter leur numéro pour octobre 2019.

Découvrez le nouveau journal des petits journalistes des Jacquets.

octobre 2019 : Le journal des 3, Le plan de travail, Carnet de bord de la classe verte, Nos textes libres, Du côté des autres classes.

Les enfants des Jacquets sont très heureux de vous faire partager leur monde à l'imagination débordante.

Venez découvrir leur quotidien riche en découverte et partage.

Bonne lecture…

Afficher le journal (format PDF)

28 août 2019

Des citoyens responsables par des gestes qui sauvent

Le service éducatif a pour objectif de donner tout au long de l’année la possibilité à un maximum de jeune d’acquérir les compétences nécessaires d’assistance à la personne par l’apprentissage des gestes élémentaires de secours.
En partenariat avec la protection civile nous avons permis à 24 jeunes de se former sur 3 sessions au PSC 1 : Prévention et secours civiques de niveau 1.

Cette formation de 7 H a alternée des apports théoriques, des échanges et des mises en situation afin d’acquérir les compétences nécessaires d’assistance  et à réagir  face à des situations d’urgences de la vie quotidienne : malaise, traumatisme, arrêts cardiaque.

C’est avec beaucoup de fierté qu’ils ont tous obtenus le certificat de compétence qui leur permet d’intervenir sur eux ou sur autrui et qui valorisera leur CV.  

 

28 août 2019

Un talentueux futur boulanger au service éducatif 91

Pour la deuxième année consécutive le jeune Thierno confirme son talent pour le métier de boulanger.

Après avoir remporté la 3eme place  en 2018  au Concours de la meilleure baguette de tradition de l’Essonne dans la catégorie apprenti il vient de décrocher cette année.

La 3eme place au concours du croissant au beurre de l’Essonne dans la catégorie apprentie.

Nous pouvons féliciter Thierno pour son implication, sa persévérance et sa détermination pour atteindre ses objectifs tant professionnels que personnels et nous devons aussi remercier son maitre d’apprentissage qui lui transmet sa passion pour son métier et l’encourage à participer à ces concours.
Thierno vient de terminer de passer toutes les épreuves du CAP boulanger. Nous sommes dans l’attente et  très optimistes quant au résultat.

 

10 décembre 2018

Un chantier « mosaïque » avec 9 jeunes de L’Ile-Saint-Denis centre (Cité Allende)

9 jeunes de la cité Allende de L’Ile-Saint-Denis, encadrés par deux éducateurs, ont conçu et réalisé une fresque en mosaïque.

Ce projet s’inscrit dans les chantiers que l’équipe éducative propose aux jeunes pour les aider à financer le permis de conduire.
Pour cela, le bailleur Immobilière 3F a soutenu ce projet financièrement.

Ce chantier a également permis de valoriser le potentiel créatif des jeunes (maquette de la fresque, technique de la mosaïque)...

Le bureau d'étude

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...et de participer à l’embellissement du cadre de vie

Ce projet réalisé est un réel levier pour favoriser le lien intergénérationnel entre les habitants de la cité.

Échanges entre les habitants

Reporter le dessin de la fresque sur le mur

La pose de la mosaïque

 

Shady, l’artiste ayant conçu le projet, nous explique sa démarche :

« Projet Allende


Premièrement, comment nous sommes arrivés-là ? Tout est parti de dessins que je réalisais juste pour le plaisir de dessiner, c’est-à-dire sans but particulier.

Une fois présentés à la Fondation Jeunesse Feu Vert, les éducateurs m’ont proposé d’approfondir ce travail et d’en faire un chantier avec les jeunes. Ce fut une opportunité d’ajouter un sens à ce que je faisais.
Sur le plan idéologique, l’idée est ici de créer une sorte de trompe-l’œil avec les bâtiments qui vont vers le fond. Plus nous avançons, plus nous allons dans la profondeur.

Ces bâtiments ont pour but de représenter ce que l’on pourrait vivre au quotidien. C’est-à-dire la routine ou les trains de vie beaucoup trop neutres. Ce serait bien banal de faire une chaîne de bâtiments, donc l’idée cette fois-ci est de casser cette chaîne avec un paysage paradisiaque en plein milieu, pour à la fois briser cet effet de profondeur infinie et aussi cette idée de routine qui est représentée.


Les inspirations ont été les habitants de la résidence. Voir ces têtes, les matins et/ou les soirs après le travail, laissent réfléchir sur le plaisir qu’ont les gens à aller au travail, très souvent ce mot « plaisir » occupe une très petite place dans leur définition de ce dernier.


Parlons à présent du plan esthétique. Le matériel choisi est ici la mosaïque, d’une part, pour rester dans le thème et avoir une cohérence avec le mur de la première entrée et, d’autre part, pour que toutes personnes volontaires aient leur part de travail dans ce projet donc une trace de leur réalisation ».

La finalisation de la fresque

Outillage et matériaux

 

22 octobre 2018

L’art plastique s'invite au Service Educatif 91-Hébergement

Afin de réaliser la décoration des nouveaux locaux de la plateforme, le service éducatif a proposé à 12 jeunes de participer à un atelier d’art plastique animé par François Bonnery, artiste peintre.

Sur la base du volontariat certains avaient déjà une fibre artistique et d’autres ont eu l’envie de découvrir leur talent.

A cette occasion ils ont pu apprendre les bases du dessin, à mobiliser leurs compétences cognitives, à éveiller leur créativité, à surmonter la difficulté et à s’engager dans un projet individuel et collectif.

3 jours pour la conception et la réalisation de la fresque collective :

3 jours ont été consacrés à la réalisation d’œuvres individuelles et à l’utilisation de différents supports : fusain sur papier blanc, pastel sur papier noir, peinture sur châssis 20x20.

Chacun a produit des œuvres.

Brainstorming pour déterminer le thème (joie et partage), maquette et réalisation sur châssis de 250x240cm.

Une vraie dynamique de groupe a émergé avec le désir d’apprendre, d’entraide  et de travailler ensemble.

Des liens se sont créés au-delà de l’atelier et des personnalités se sont révélées

Des œuvres individuelles...

...au projet collectif

Une grande œuvre fêtée ensemble

Le stage s’est terminé par un repas collectif et un vernissage pour présenter les réalisations à l’équipe du service.

On sent une vraie complicité entre jeunes, une certaine fierté du travail réalisé et de la tristesse de se quitter.

18 octobre 2018

Le premier séjour du SE91 - Hébergement dans la région de Saumur

Le 9 juillet...départ pour Saumur !

Un groupe de 9 jeunes mineurs d’origine africaine, accompagnés de 3 éducatrices prennent la route pour la région de Saumur et plus exactement Louresse-Rochemenier, petit village troglodyte.

L'objectif : L'insertion sociale… grand projet lorsque ces jeunes viennent d'arriver en France. Découvertes culturelles et partage du quotidien sont à l'honneur.

Nous sommes partis 5 jours dans un gite loué par le SE 91.

La semaine a été rythmée : visite du zoo Bioparc de Doué La Fontaine, visite d'un site archéologique dans le village troglodyte.

Plein d’émotions, plein de sensations lors de la découverte de l'équitation, d’une séance d'accrobranche ou encore d’une balade dans Saumur suivi d’une soirée restaurant/bowling...

Autant de moments que les jeunes ont apprécié, heureux de quitter la région parisienne, de vivre et de partager quelques jours ensemble.

Récit de Maurino sur ses quelques jours de Vacances…

13 juin 2018

Thierno : un apprenti boulanger très talentueux au SE91-Hébergement

Thierno est arrivé de Guinée le 3 octobre 2016  à l’âge de 16 ans. Nous l’avons accueilli au service le 1er février 2017  dans le cadre de l’ouverture du dispositif Mineur Non Accompagné.

Le projet de Thierno été clair et indéfectible : être boulanger.

Sa détermination et sa mobilisation ont payé. Depuis septembre 2017, Thierno est apprenti à la faculté des métiers en vue de préparer un CAP boulanger.

Son employeur qui est très satisfait du sérieux et du travail de Thierno lui a proposé de participer au :
Concours de la meilleure baguette de tradition de l’Essonne dans la catégorie apprenti

Thierno s’est hissé à la 3ème place

Thierno projette son avenir en France avec pour ambition de posséder sa propre boulangerie. On peut dire qu’il est sur la bonne voie. Nous sommes fiers devant autant de détermination et de courage.
Tant de chemin parcouru depuis ton arrivée en France, un grand Bravo à toi Thierno.

Marie-Carmen LOPEZ-Educatrice spécialisée .

Thierno : « Je remercie la fondation jeunesse feu vert qui m’a donné la chance d’intégrer son association et de m’accompagner dans mes démarches.


C’est ce qui m’a aidé à réaliser mon rêve d’être boulanger et d’avoir du temps et l’esprit pour faire le concours.


Je suis fier de moi et de Jeunesse Feu Vert.

11 juin 2018

La Fondation parraine deux promotions du CAFDES de l’IRTS Parmentier

La Fondation parraine deux promotions du CAFDES de l’IRTS Parmentier

Un parrainage vient de naître entre la Fondation Jeunesse feu vert et l’Institut régional de travail social Parmentier.

Il a pour objectif de créer un lien entre la Fondation et deux promotions de directeurs qui se préparent ou se sont préparés à l’obtention du CAFDES (Certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale).

Quinze actions concrètes sont prévues.

Parmi celles-ci la participation aux journées « cadres » et d’études de la Fondation.

Le but recherché est aussi de faire intervenir des salariés de la Fondation notamment au travers d’un module « grands témoins ». L’accueil de stagiaires constituera un objectif de travail. La formation de référents de sites qualifiants est également prévue.

La Fondation est ravie d’ouvrir ses portes aux professionnels en formation et de participer à des actions en leur faveur.

 

7 juin 2018

93/75 JUMP STREET PART II

Exposition street poppies à la médiathèque de l'Ile-Saint-Denis du 16 Mai 2018

Le 16 mai s’est déroulé le vernissage de l’exposition photographique et artistique en partenariat avec Street Poppies.

Jeunes et professionnels se sont réunis à la médiathèque Elsa Triolet de l’Ile Saint-Denis.

Ce projet mené en commun par les deux services de prévention spécialisée de Seine-Saint-Denis et de Paris avait des finalités pédagogiques et artistiques.

Des ateliers collectifs et individuels ont permis aux jeunes d’investir des espaces urbains qu’ils connaissaient peu.

L’exposition invite le spectateur à questionner le regard sur la ville.

Une première exposition avait eu lieu dans le 10éme arrondissement de Paris à l'Espace Beaurepaire. 

L’investissement des éducateurs, des artistes et des jeunes est remarquable. 

 

 

23 mars 2018

Motion du Conseil d’administration de la Fondation Jeunesse feu vert en date du 1er février 2018

Le Conseil d’administration soutient la démarche des associations qui ont rédigé un courrier le 14 novembre 2017 concernant le projet gouvernemental d’examen de la situation administrative des étrangers en centre d’hébergement.

Pour rappel, ce courrier réaffirme les principes et priorités des actions en faveur des étrangers :

▶ L’accueil inconditionnel de toute personne en situation de détresse présente sur le territoire est un principe socle du code de l’action sociale et des familles : il s’oppose au tri des sans-abri en fonction de leur situation administrative.
Ce principe qui constitue l’ADN des associations de lutte contre l’exclusion n’est pas négociable. C’est également un marqueur fort des valeurs de solidarité et républicaines de notre pays.

▶ Les services de police ne peuvent intervenir dans les centres d’hébergement en dehors de l’application d’une décision de justice.

▶ La Cnil encadre strictement la transmission d’informations individuelles: les associations veilleront scrupuleusement au respect de ce cadre légal.

▶ le renforcement des mesures de contrôle des personnes dans les lieux d’hébergement va précariser les personnes, dont des familles avec enfants, les éloigner des structures d’accueil en favorisant ainsi la reconstitution de squats et campements indignes, particulièrement dans les grandes villes.

Les valeurs de la Fondation sont en plein adéquation avec ces principes et priorités.

8 mars 2018

Emmanuel Macron à la rencontre des jeunes sportives au gymnase Jesse Owens à Villetaneuse le 27 février 2018.

A l’occasion du déplacement en Seine-Saint-Denis du Président de la République, qui souhaitait faire le point sur les chantiers des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, une dizaine de jeunes filles âgées de 16 à 22 ans ont pu échanger avec lui sur leur « projet de basket-ball en anglais ».

Le but de cette action, mise en place par une éducatrice et l’équipe de prévention de Villetaneuse, en partenariat avec le président du club de basket, est de promouvoir l’émancipation de ces jeunes filles et de leur permettre de « sortir du quartier ». Une rencontre de basket est prévue en province ainsi qu’un séjour à Londres qui sera facilité par leurs progrès en anglais.

Jean-Marc Steindecker a présenté succinctement la Fondation au Président de la République. Puis, il a salué Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, présent dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

La Ministre des sports, Laura Flessel, accompagnait le Président de la République.

Lors d’échanges informels avec les jeunes filles, elle les a vivement encouragées à poursuivre le sport.

S’appuyant sur sa propre expérience, elle a voulu leur transmettre l’idée que « tout est toujours possible quand on y croit ».

Une photo collective a immortalisé l’échange.

Un grand merci à Ernst Coulanges, président du club de Villetaneuse qui nous a invités.

Le service de prévention 93 souhaite s’investir dans les Jeux olympiques et paralympiques 2024 et permettre aux jeunes d’y participer sous différentes formes :

5 mars 2018

L'Exposition Jump Street 93/75 à la Galerie Beaurepaire

Le projet 93/75 Jump Street, soutenu par la Fondation Jeunesse Feu Vert et la Fondation OCIRP à une double vocation, pédagogique et artistique. Il s’inscrit dans une suite d’initiatives de l’artiste Roxane Stroobant.

 

Il s’agit d’accompagner enfants et adolescents en difficulté vers l’appropriation du patrimoine parisien sous la forme d’ateliers collectifs et individuels.

Partant d’un même cliché, les jeunes s’approprient, s’expriment librement par diverses techniques proposées et offrent un regard neuf sur l’identité de leur quartier.

Objectifs :

Favoriser la participation active des jeunes en difficulté

Se découvrir, se redécouvrir, s’écouter et gagner confiance en eux pour mieux appréhender le monde et leur avenir.

STREET POPPIES :

L’Association d’intérêt public « Street Poppies » a été crée en 2014, elle favorise la rencontre entre les artistes professionnels et les publics amateurs. Et plus particulièrement les publics défavorisés rencontrant des difficultés d’ordre familial, social, situation d’exclusion et éloigné de la culture.

Objectifs :

Street Poppies a pour objectifs de développer la mixité sociale et inter-générationnelle, valoriser la diversité des cultures et des modes d’expression.

Site de l’artiste : https://roxanestroobant.book.fr/

Site Street Poppies : https://streetpoppies.book.fr/

 

15 février 2018

Inauguration du prieuré de Montaure

La Fondation Jeunesse Feu Vert a fêté ses 60 ans ! Pour célébrer son soixantième anniversaire, la Fondation a réuni le 9 novembre dernier à la mairie du 12ème arrondissement de Paris, plus de 300 personnes : élus, salariés, partenaires et amis.

Cette manifestation était placée sous le haut patronage de Madame Christiane Taubira.

La soirée a débuté avec un spectacle de danse de jeunes filles de la prévention spécialisée de Paris. Puis s'en sont suivis les discours de Madame Barrati-Elbaz, Maire du 12ème, Monsieur Steindecker, président de la Fondation, Madame Brossel, adjointe à la Maire de Paris et Madame Taubira a conclu les discours par le sien qui a été très applaudi notamment cette partie : "Et demain quel est notre avenir ? et la nôtre de jeunesse ? Comme la jeunesse d'ailleurs, parce qu'il nous arrive d'avoir à prendre en charge des mineurs isolés étrangers, qui je me plais à le rappeler, sont d'abord mineurs, ensuite isolés, et accessoirement étrangers".

DISCOURS DE JEAN-MARC STEINDECKER, PRÉSIDENT DE LA FONDATION 9/11/2017

"Mesdames, Messieurs Les Ministres
Mesdames, Messieurs les Députés,
Mesdames, Messieurs les Présidents
Mesdames, Messieurs les Maires,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs

Chers amis et surtout chers amis,

Je vous remercie d’être ici ce soir à la mairie du 12e arrondissement. Nous remercions Madame la Maire, Catherine Baratti-Elbaz, de nous y accueillir et d’être parmi nous pour fêter notre 60e anniversaire. C‘est une tradition de nous retrouver, tous les cinq ans, pour partager avec vous un moment convivial. Nous y sommes très attachés. Madame la Ministre Christiane Taubira nous fait l’honneur de sa présence. Madame, vous avez accepté que cet anniversaire se déroule sous votre haut-patronage. Soyez en remerciée. Votre présence témoigne de votre engagement pour une justice des mineurs, fidèle à l’esprit de l’ordonnance de 1945 qui affirme que l’éducation devrait primer sur la répression. Votre présence est pour nous un signe de reconnaissance.

Car :
nous défendons tous, ici, la même cause : « L’aide aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes en difficultés d’insertion ou en danger moral ou physique et la défense de leurs intérêts moraux et matériels ».

Ce soir, je voudrais particulièrement remercier pour leur présence toutes celles et tous ceux qui croient en ce que nous mettons en œuvre :

Madame la ministre Georges Pau-Langevin, députée de Paris,
Madame Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris représentant la maire de Paris,
les représentants de l’Etat, de la région, des départements ou des communes et tous les travailleurs sociaux,
Je voudrais aussi remercier les nombreuses associations engagées dans le champ de la prévention, de la protection de l’enfance ou de la lutte contre les exclusions, mais aussi les associations de proximité qui jouent un rôle essentiel dans la vie des quartiers quand les liens de solidarité se distendent. Je voudrais que cette soirée soit l’occasion pour vous de découvrir notre projet global. Souvent, vous n’en connaissez que certaines facettes. Je vous invite donc à vous rendre sur les stands où sont présentées les actions de nos 11 services qui s’occupent de 10.500 jeunes et adultes. Vous pourrez aussi visionner le film réalisé pour cette occasion par José Sorba.
Ce film sera bientôt en ligne sur notre site internet. Il rend bien compte du travail au quotidien réalisé par l’ensemble de nos équipes. Depuis 1957 année de création, nous avons beaucoup évolué passant de 4 salariés à plus de 300 aujourd’hui.
Nous sommes connus et désormais reconnus dans le domaine de la prévention, de la protection de l’enfance et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Notre expertise est sollicitée sur de nombreuses questions : prévention spécialisée, prise en charge de mineurs délinquants, pédagogie adaptée aux enfants en échec scolaire, formation et insertion des jeunes en difficulté, accueil et hébergement. Au-delà des missions habituelles confiées par nos tutelles, nous avons depuis 5 ans développé plusieurs nouveaux projets :

En voici quelques-uns.
. Nous avons rénové notre centre de vacances : le Prieuré de Montaure
. Le centre de jour des Jacquets a déménagé de Colombes à Nanterre dans des locaux plus spacieux et mieux adaptés pour accueillir les élèves. Ce déménagement a pu être réalisé grâce au financement du Conseil départemental des Hauts de Seine
. Nous accueillons depuis près d’un an des Mineurs non accompagnés dans le cadre du service Educatif 91 avec le soutien du département de l’Essonne.
. Nous avons repris à Paris plusieurs associations et territoires. Le service de prévention spécialisée est devenu notre plus gros service.
. Nous organisons des chantiers éducatifs et internationaux. Nous développons des projets culturels comme celui emblématique mené avec la Philharmonie de Paris et nous luttons contre le décrochage scolaire,

Ces activités se développent même si les collectivités territoriales ont des contraintes budgétaires qui se répercutent sur nos financements. Nous sommes conscients de leurs difficultés et nous les remercions de leur confiance et de leur soutien.
Nous cherchons donc d’autres sources de financements comme la réserve parlementaire, la taxe d’apprentissage et les dons. Je voudrais remercier nos très généreux donateurs ici présents. Ils se reconnaitront.

Mais tout ce travail n’existerait pas sans l’ensemble de nos salariés.

Depuis 5 ans, des directeurs, des directrices, des salariés sont partis à la retraite, ou sont partis, des salariés ont été embauchés et maintenant ce sont plus de 300 salariés qui travaillent dans notre fondation. La relève est assurée.
Car la véritable richesse de la Fondation se trouve dans ses équipes, ses éducateurs, ses enseignants, ses formateurs, ses psychologues, sans oublier les personnels administratifs et de service.

22 juin 2017

2 classes des Jacquets Bagneux en séjour classe à la ferme en Bretagne

Les séjours de classes de nature rencontrent toujours un franc succès aux Jacquets. Cette année, la classe des plus jeunes et celle des plus grands de Bagneux se sont rendues pour la semaine à la ferme de Trénube en Bretagne.

Deux éducateurs et les enseignantes ont accompagnés le groupe constitué de 14 enfants. La vie dans la ferme a séduit beaucoup d’entre eux. Quotidiennement, ceux qui le désiraient, prenaient soin des animaux. Intimidés, inquiets les premiers jours, ils ont apprivoisé les animaux, pris les lapins dans les bras, caressé les chèvres, les ont nourries…

Pour ces enfants que la vie en collectivité met à l’épreuve, la rencontre avec les animaux est souvent apaisante et enrichissante.
Les enfants ont réalisé un herbier, fabriqué du pain, visité la ferme. Ils ont aussi découvert la campagne lors des balades en carriole.
Ils ont visité Saint Malo, collecté des coquillages et des galets sur la plage.

Au retour, chacun raconte sur son « livre de souvenirs » les meilleurs moments du séjour. Ce travail de rédaction sera présenté aux parents lors de la journée Porte ouverte en fin d’année scolaire.

25 avril 2017

Un journal de classe d'une enseignante aux Jacquets Bagneux

Dans le cadre du projet pédagogique, la classe de Manon publie tous les deux mois un journal destiné aux enfants, à leur famille et aux professionnels de l’institution .
A partir d’expériences vécues, de sorties et surtout des envies de chacun ,des textes sont écrits par tous les enfants. Ce travail collectif, laissant une grande part à la liberté et à la créativité de chacun, constitue pour ces enfants une expérience de réussite. La satisfaction de tous contribue à leur plaisir.
Inspiré de la pédagogie Freinet ce travail d’écriture illustre la diversité des pratiques pédagogiques aux Jacquets et témoigne d’un vrai souci de prise en compte des difficultés de tous les enfants accueillis dans l’institution.

Les petits journalistes - mars 2017

 

2 mars 2017

Remise de médaille

Le jeudi 2 mars 2017, Nicole Gloaguen a été nommée au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite. Lors de la cérémonie de de nomination, c’est Pierre Ducroq, chevalier de la légion d’honneur et secrétaire général de la Fondation, qui lui a remis sa décoration.

Nicole a débuté sa carrière en Seine-Saint-Denis à l’Association Rues et cités comme éducatrice spécialisée puis comme chef de service et directrice pendant 10 ans.

Son expérience professionnelle d’implantation d’une équipe de prévention à la cité des 4000 à la Courneuve a été déterminante, elle l’a souvent rappelé. C’est ce qui l’a conduit à s’investir professionnellement dans l’accompagnement des enfants, des adolescents et jeunes majeurs.

Nicole a également exercé au sein du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et a pu penser la politique de prévention à l’échelle départementale.
Elle a ensuite rejoint en 2004 la Fondation Jeunesse feu vert pour laquelle elle a décliné les orientations politiques du Conseil d’administration.

Tout au long de sa carrière, elle a voulu être présente et engagée en faveur des publics les plus fragiles car la dureté de l’environnement urbain pour les enfants et les adolescents et leur famille est une réalité quotidienne.

Ce moment émouvant a permis de reconnaître l’engagement d’une professionnelle de l’action sociale qui a achevé sa carrière en tant que directrice générale de la Fondation il y a quelques semaines.

 

29 novembre 2016

Journée d'étude

Quelles « nouvelles » pratiques mettre en œuvre au regard des évolutions des publics et du contexte ?

Le 25 novembre 2016, cent trente professionnel-le-s des différents établissements et services de la Fondation Jeunesse Feu Vert se sont réunis pour réfléchir ensemble aux « nouvelles » pratiques à mettre en œuvre dans une société en profonde mutation.

Un petit groupe, constitué d’éducateurs et d’éducatrices (Khadija Ahraoui, Béatrice Mauguen, Sylvie Nkouikani, Djamila Zidani, Sylvain Drot, Noureddine Berkatt), de chef-fe-s de service (Valérie Aubry, Marie-Christine Bessy, Géraldine Hoareau) et de Dominique Borde, directeur adjoint, animé par Mireille Le Yaouanq, avait organisé cette journée.

En ouvrant la journée, Jean-Marc Steindecker a tracé rapidement quelques évolutions des problématiques des jeunes et des familles qui font écho aux transformations de la société. Si les situations des jeunes et des familles s’aggravent, comme le note tous les professionnels, nous travaillons aussi dans un contexte qui influe sur les pratiques professionnelles. Mais dans ce contexte incertain, les valeurs de la Fondation restent un socle pour ce travail éducatif et social au quotidien. J’en rappellerai deux :
La fondation affirme qu’elle entend partager avec les jeunes et les personnes qui lui sont confiées, ou qui lui font confiance, des expériences de vie visant à leur promotion, à la mise en valeur des capacités de chacun et à leur autonomie. Elle veut « faire avec » et « non à la place ».

Au cours de la matinée, Christophe Daadouch, juriste et formateur, a présenté les enjeux de la loi sur la protection de l’enfance de mars 2016.
Afin de disposer d’autres outils pour concevoir les modifications sociétales, Michel Joubert, sociologue, a poursuivi en évoquant les « Vulnérabilités sociales et les pistes pour expérimenter au quotidien ». La notion de vulnérabilités permet d’intégrer les contextes et les tensions qui pèsent sur les personnes ainsi que leurs capacités et ressources. Elle indique l’horizon de l’émancipation.

Pour le déjeuner, les jeunes et les éducateurs de la Maison de la Juine se sont mobilisés et nous les en remercions. Un merci tout particulier à Michel Morin, Sine Ababacar et Christophe Borde et aux jeunes…

L’après-midi a été consacré à quatre ateliers où des échanges dynamiques ont permis de mieux connaître les actions des collègues, les actions mises en œuvre au sein des équipes et de réfléchir ensemble :
• Mettre l’enfant, le jeune, l’adulte au cœur de l’accompagnement. Le prendre en compte « vraiment »
• De « nouvelles » pratiques éducatives ou de l’expérimentation (innovation) au quotidien.
• Accompagnement éducatif, santé mentale et souffrance psychosociale.
• Travailler avec les parents et les familles.

Les rapporteurs de chaque atelier (Julia Bavarin, Jennifer Saroyan, Jonathan Richol, Gabriel Mossua) ont présenté les points forts et questions qui ont mobilisé les professionnels.

Steven Treguer a conclu et a remercié l’ensemble des professionnels qui ont contribué à la réussite de cette journée : animateurs d’ateliers, témoins, rapporteurs, participants…

Et la réflexion va se poursuivre dans la Fondation.

 

28 novembre 2016

Bienvenue aux nouveaux salariés 2016 !

Lors d’une après-midi organisée le 17 novembre 2016, Jean-Marc Steindecker, Président a accueilli une trentaine de nouveaux salariés.

Ce temps d'accueil a permis aux nouveaux salariés de découvrir la Fondation, son histoire, ses valeurs, son organisation, ses établissements.

Après la présentation d'un film réalisé en 2012, à l’occasion des cinquante-cinq ans de la Fondation, Jean-Marc Steindecker, Président, a retracé l'histoire de la Fondation, insistant sur le fort engagement de ses équipes auprès de jeunes et adultes en difficulté.

Ensuite, chaque directeur a présenté les missions et les actions de son établissement. Martine Badaire, directrice de la Maison Coquerive depuis le 1er octobre et Didier Mouegni Ivolo, directeur de la Maison de la Juine depuis le 1er juin, ont participé pleinement.

L’après-midi s'est terminée par des échanges conviviaux.

 

6 juillet 2016

Concours photo à Villetaneuse "Les 1001 raisons de consommer ou pas"

L'exposition "Drogues, parlons-en" de l'espace "Tête à Tête" a été l'occasion de lancer un concours photo afin de permettre aux jeunes de 13-25 ans d'illustrer en image leurs messages de prévention liés à l'usage des drogues.

L'équipe de Villetaneuse du service de prévention spécialisée de Seine-Saint-Denis, en partenariat avec l'espace Tête à Tête de Rosny-sous-Bois a accompagné 4 jeunes dans cet espace d'informations, de prévention et d'écoute destiné aux 13/25 ans et les a soutenus dans leur participation au concours et à l'élaboration de leur photo/montage.

Le grand vainqueur de la catégorie "13/15"ans a donc été un des 4 jeunes accompagnés et nous sommes fiers de vous présenter son travail et ce "moment partagé".

14 juin 2016

Des jeunes Bellevillois au Togo : 2 ans de projet

L’amorce du projet

Un groupe de jeunes filles et garçons de 18 à 22 ans a sollicité l’équipe Belleville de la Fondation pour réaliser un projet de solidarité internationale il y a 2 ans. Ces jeunes sont suivis par l’équipe depuis leurs 11 ans via de l’accompagnement à la scolarité, des sorties de loisirs, des séjours et des suivis individuels et familiaux. L’équipe a vu dans cette demande de projet la possibilité de mobiliser ces jeunes très fragilisés autour d’un objectif commun revalorisant et positif. Le fait de se décentrer de soi et de travailler autour d’un projet solidaire en direction de l’autre permet aux jeunes de prendre du recul sur leur vie, de réaliser une pause mais aussi leur offre une projection dans un temps plus long.

Financer le projet

Le financement de ce type de projet est l’un des principaux écueils, mais aussi un levier de travail avec les jeunes : il va falloir aller chercher des partenaires qui soutiennent l’action de solidarité internationale, et mobiliser les jeunes le temps nécessaire à rassembler les moyens financiers.
Etant donné le profil de ces jeunes et la temporalité du projet (plus de deux ans), il a été parfois difficile de les impliquer sur toutes les actions d’autofinancement, mais les jeunes, entre juin 2014 et novembre 2015, ont conduit :
- Deux soirées de restauration solidaire en partenariat avec le centre social Hanam,
- Un chantier peinture de deux semaines en partenariat avec le bailleur Paris Habitat et l’entreprise d’insertion Infobat,
- Une brocante en partenariat avec l’association Fatou Kaba,
- Deux cinémas en plein air en partenariat avec Belleville en vue,
- Deux fêtes de quartier en partenariat avec le centre social,
- Un chantier de Solidarité Internationale à Nîmes en partenariat avec Solidarité Jeunesse, - Une opération Vide grenier à Belleville, dont l’organisation a été portée par l’équipe,
- Un chantier de rénovation du local de l’Equipe de Développement Local en partenariat avec l’association Extramuros.

La Fédération Léo Lagrange est souvent sollicitée pour les séjours vers l’Afrique. La région Ile-de-France ne finance plus les séjours de ce type. Un financement par le dispositif VVV-SI est possible. Pour ce projet, le sénateur Pierre Laurent a également contribué.

Le séjour au Togo

Les jeunes sont donc allés, pendant une quinzaine de jours, à la rencontre de jeunes togolais avec lesquels ils ont collaboré pour aménager un espace vert de détente pour les jeunes et les enfants du village. Lors de la restitution à l’intention du quartier qui s’est déroulée le 27 mai à la Villa Belleville, les nombreuses photos et le diaporama ont montré toute la richesse des rencontres, des échanges, du travail en commun et des visites. Le groupe a su faire passer autant les quelques difficultés rencontrées (grande chaleur, eau limitée, chantier parfois physiquement difficile), tout en axant surtout sur les grands apports pour eux. Leurs propos montrent qu’ils n’ont pas encore pleinement conscience de ce qu’ils ont réalisé, tant ici, pour le financement du projet, que là-bas.

L’impact du séjour

L’impact d’un séjour de cette ampleur se mesure auprès des jeunes partis, des jeunes associés au projet mais qui n’ont pas pu partir, et dont les capacités ont été mises en exergue, qui ont réussi à s’investir sur un projet dans le long court, qui ont acquis des compétences spécifiques et générales supplémentaires.
Cela se mesure, aussi, auprès du quartier qui change son regard sur ces « jeunes difficiles », qui bénéficie d’une réouverture du champ des possibles. Enfin, l’implantation des éducateurs au sein du territoire dans lequel ils travaillent en bénéficie également.

 

Article TOGO

9 juin 2016

20 ans, Bon anniversaire au Service de Prévention Spécialisée de Seine-Saint-Denis

Jean-Marc Steindecker, Président, les administrateurs, Stéven Tréguer, directeur général, les salariés du service de prévention spécialisée 93 et de la Fondation Jeunesse Feu Vert ont accueilli, le 9 juin 2016, leurs invités, élus, partenaires, jeunes et familles pour fêter les 20 ans du service et son expérience dans les 11 quartiers des 5 villes de Seine-Saint-Denis.

Préparée par des jeunes et les salariés du service, cette soirée conviviale a réuni 250 personnes, à l’Espace Culturel, mis à disposition par la ville d’Epinay-sur-Seine que nous remercions.

Cet anniversaire a été l’occasion de rappeler l’importance de la prévention spécialisée en Seine-Saint-Denis, l’action éducative menée au quotidien auprès des 2 529 jeunes et adultes en 2015. Le travail de rue, le soutien à la scolarité, l’accompagnement vers l’insertion sociale et professionnelle, les chantiers éducatifs, la participation des jeunes et des familles à la vie des quartiers ont été montrés dans le film et dans le diaporama préparés par les équipes.

Jean-Marc Steindecker a rappelé l’attachement de la Fondation pour l’action de prévention spécialisée : « Cette action éducative, en direction de jeunes souvent en conflit avec les institutions prend du temps. Elle repose avant tout sur une rencontre humaine. Nous savons tous que créer des liens avec des personnes qui n’ont plus confiance en elles-mêmes exigent de la sollicitude, de l’empathie et du pragmatisme ».

Hervé Chevreau, maire d’Epinay-sur-Seine et conseiller départemental, a souligné l’importance du travail des équipes de prévention auprès des jeunes et des familles et la qualité de partenariat établi sur ce territoire.

Stéphane Troussel, président du Conseil Départemental, a soutenu l’orientation forte du Département en matière de politique en direction des enfants et de leur famille, orientation qui consiste à développer toutes les formes de prévention, et proposer des solutions pour faire face aux difficultés auxquelles peuvent être confrontées les enfants, les jeunes et leur famille et en soutenant notamment les parents dans leurs responsabilités éducatives. La prévention spécialisée est un maillon indispensable de cet enjeu fondamental qu’est l’éducation des enfants et des jeunes.

Lors des anniversaires, il y a toujours des cadeaux. Les jeunes avaient préparé avec les éducateurs une mosaïque pour chaque élu : Stéphane Troussel a reçu le blason du conseil départemental et celui de la ville de La Courneuve dont il est maire-adjoint, le maire adjoint Cyrille Plomb, celui de Saint-Ouen, le maire adjoint Eugène Sourdier, celui de Villetaneuse et Elisabeth Masse-Bourgain, conseillère municipale, les armoiries de l’Ile-Saint-Denis.

La soirée s’est poursuivie avec différents spectacles présentés par les jeunes. Le buffet a été préparé et servi par les jeunes de la Maison de la Juine.

Un grand merci à tous ceux qui ont permis la réalisation de cette fête.

 

Discours du Président

19 mai 2016

Quelle contribution de la prévention spécialisée à la prévention de la délinquance ?

Le 31 mars 2016, 80 salariés étaient présents à Saint-Ouen, dans la structure mise à disposition par la mairie. Marie Lahaye, conseillère technique auprès de Colombe Brossel et Laurence Serrano, directrice du service jeunesse de la ville de Saint-Ouen étaient également présentes.

Frédéric Molossi, vice-président du Conseil Départemental 93, a ouvert la journée, saluant cette initiative et présentant l’engagement de la Seine-Saint-Denis en matière de prévention spécialisée. Il a insisté sur l’importance d’un travail commun avec les services administratifs du département.

Jean-Marc Steindecker, après avoir remercié Monsieur Molossi et l’accueil de la ville de Saint-Ouen dans leurs locaux, a introduit la réflexion. Il a rappelé que la prévention spécialisée a une influence « positive » sur la prévention de la délinquance par les liens créés avec les jeunes et les partenaires, au travers de multiples modalités d’actions éducatives (travail de rue, accompagnement individuel, actions collectives avec les groupes, etc…) ou par la volonté d’insérer en s’appuyant sur le partenariat (chantiers éducatifs, chantier école, espaces dynamiques d’insertion, organismes de formation comme le Safip, etc.). La force de la prévention spécialisée réside dans ce qu’elle peut proposer aux jeunes.
Comme le dit si bien un garçon de 17 ans : « La prévention spécialisée, c’est la sécurité. C’est pour être bien dans son quartier, ne pas avoir de problème, être protégé, surtout contre les conneries que je serais tenté de faire ».
La question qui se pose à nous est donc d’identifier les aspects de notre pratique qui influent sur la prévention de la délinquance face aux sollicitations des acteurs publics.
A nous d’expliquer notre travail aux élus et à tous nos partenaires pour éviter toutes les incompréhensions.

La sociologue Véronique Le Goaziou a présenté son travail de recherche sur la prévention spécialisée. Dans un premier temps, elle a souligné l’évolution du contexte sociopolitique, notamment l’importance croissante des enjeux de sécurité et des agissements juvéniles, l’inversion de la dialectique de la responsabilité. De nombreux professionnels, experts sont arrivés dans les domaines de la prévention, de la médiation, de la vidéo-surveillance, etc.
Puis, Véronique Le Goaziou a valorisé les atouts de la prévention spécialisée et sa capacité à contribuer à la prévention de la délinquance à partir des pratiques éducatives quotidiennes menées auprès des jeunes et des habitants :
- Les équipes sont présentes sur les territoires et travaillent avec les rythmes de vie des jeunes.
- Vous avez du respect, de la bienveillance et de l’écoute à l’égard de publics qui subissent souvent des regards durs.
- Vous êtes réactifs et rapides, disponibles immédiatement s’il le faut. Cette capacité à agir immédiatement se conjugue avec des projets éducatifs à long terme.
- Vous croyez que c’est possible – mettant ainsi le passé du jeune (pour ne pas dire passif) en suspens.
- Vous êtes pour vos publics des « apaiseurs » de tension, régulateurs de leurs conflits internes, des conflits avec les adultes.

Enfin, cette sociologue nous encourage à dire autrement nos pratiques de la prévention spécialisée pour se faire mieux entendre et comprendre.

Yann Bourhis et Patrick Gosset, les directeurs des deux services de prévention spécialisée, ont expliqué les modalités d’engagement des équipes dans la prévention de la délinquance : participation des cadres aux réunions d’élaboration des contrats locaux (arrondissement ou ville), partenariat avec la PJJ et le SPIP, visites des jeunes en prison pour préparer la sortie, etc.

Les échanges avec les 80 salariés ont permis d’exprimer des questionnements sur les politiques publiques, des pratiques différentes, des attentes multiples.

Un atelier « l’acte délinquant comme support éducatif » a permis de débattre des pratiques mises en œuvre sur le terrain.

Cette journée a été préparée par un petit groupe constitué des directions, des chefs de service et d’éducateurs des deux services de prévention spécialisée, de la directrice générale adjointe. Le repas a été assuré par l’atelier traiteur de la Maison de la Juine. Nous remercions toutes ces personnes qui ont contribué à la bonne réalisation de cette journée.

 

19 janvier 2016

Le journal de la Couneuve REGARDS

n° 442 du jeudi 7 au mercredi 20 janvier 2016
www.ville-la-courneuve.fr

Talents hauts

Femmes, hommes, jeunes ou moins jeunes, ils sont sportifs, diplômés, membres d’une association… Tous à leur manière insufflent une belle énergie à La Courneuve. La municipalité les récompense chaque saison à travers une soirée qui, cette année, s’est déroulée le vendredi 18 décembre à l’Hôtel de ville. Focus sur quelques-uns de ces « mis à l’honneur ».

Pascal Carpentier de la Fondation Feu Vert, distingué pour son action associative

« Je suis honoré et touché par cette récompense que m’a remise l’équipe municipale, le maire en tête. C’est le travail des équipes de prévention spécialisée réalisé sur les 4 000 et le centre qui est aujourd’hui distingué. Cette mission se construit dans la proximité avec les habitants et dans la durée. Elle est menée avec les enfants mineurs et leurs parents, qu’il faut soutenir. Dans ce monde, où des crises économiques et sociales créent des inégalités incommensurables, de la précarité, du mal-être, la prévention spécialisée a plus que jamais sa place ! Ici, tous les jeunes ont droit à un avenir d’où qu’ils viennent. Dès lors qu’ils font perdurer les valeurs républicaines, il y a un travail à faire avec eux en tant que citoyens et futurs professionnels. Pourtant, la prévention spécialisée en France n’a jamais été autant en péril : suppressions de postes, déconventionnement... J’aimerais que ce mouvement mortifère épargne le 93 ! »

19 janvier 2016

Bienvenue aux nouveaux salariés 2015 !

Lors d’une après-midi organisée le 26 novembre 2015, Jean-Marc Steindecker, Président et Nicole Gloaguen, Directrice générale, ont accueilli une quarantaine de nouveaux salariés,

Ce temps d'accueil a permis aux nouveaux salariés de découvrir la Fondation, son histoire, ses valeurs, son organisation, ses établissements.

Après la présentation d'un film réalisé en 2012, à l’occasion des cinquante-cinq ans de la Fondation, Jean-Marc Steindecker, Président, a retracé l'histoire de la Fondation, insistant sur le fort engagement de ses équipes auprès de jeunes et adultes en difficulté. Il a aussi informé les salariés du contexte difficile pour la prévention spécialisée à Paris.

Ensuite, chaque directeur a présenté les missions et les actions de son établissement.

Ce fut l’occasion de présenter Stéven Treguer, Directeur Général, qui travaille pendant 4 mois avec Nicole Gloaguen qui partira à la retraite fin décembre.

Cette après-midi s'est terminée par des échanges conviviaux.

14 janvier 2016

Départ à la retraite de Nicole Gloaguen

Après de nombreuses années d’implication professionnelle, Nicole Gloaguen a cessé son activité pour faire valoir ses droits à la retraite, retraite bien méritée mais qui sera encore teintée d’engagements associatifs.

Ce 17 décembre 2015, à la salle Olympe de Gouges à Paris, trois cents personnes – élus, membres du conseil d’administration, salariés, directeurs généraux et partenaires – sont venus témoigner à Nicole de leur amitié et du plaisir d’avoir pu travailler avec elle, de leur reconnaissance pour son action et son engagement professionnel tout au long de ces années de travail. Beaucoup ont appris à ses côtés, ont pu profiter de son esprit créatif, de la qualité de sa réflexion, de son humanité. C’est une grande dame du secteur socioéducatif qui part à la retraite…
Sa famille était présente pour partager ce grand moment d’émotion.

Successivement, avec émotion et humour, Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation, Pierre Ducroq, administrateur de la Fondation et Claude Roméo, ancien directeur de la Direction de l’Enfance et de la Famille au Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, nous ont raconté la carrière bien remplie de Nicole.

Nicole, dans son intervention émouvante, a témoigné encore et toujours de son souci des autres, de son engagement professionnel, de ses convictions, de ses attachements, de ses valeurs : « Chaque jour est à réinventer, tout comme l’amour… »,

C’est avec confiance que Nicole a passé le relais à Stéven Treguer, directeur général recruté depuis septembre 2015. Pendant 4 mois, ils ont pu travailler de concert.

Le président et le conseil d’administration remercient les personnes qui ont travaillé à la réalisation de cet évènement : jeunes et personnels de la Maison de la Juine pour le buffet, CE de Paris, Cécile et Mireille…

Le groupe de jazz, constitué autour de Stéphane Maggi, ancien collègue éducateur de Nicole à l’association Rues et Cités, a aussi contribué à l’ambiance chaleureuse de cette soirée.

 

Discours de Pierre DUCROQ

Discours Claude ROMÉO

Discours Nicome GLOAGUEN

 

20 octobre 2015

Arrivée de Stéven TREGUER, Directeur Général

La Fondation est heureuse d’accueillir depuis le 1er septembre 2015, le nouveau directeur général, Stéven TREGUER.

Stéven TREGUER connait bien la protection de l’enfance. Il a été directeur de l’Institut Départemental Enfance et Famille en Essonne durant 5 ans (accueil en urgence de 0 à 18 ans, accueil mère-enfant, placement familial - 200 ETP avec les assistants familiaux).

Ravi d’être le nouveau directeur général et de travailler de concert avec Nicole GLOAGUEN pendant 4 mois, Stéven TREGUER a commencé à rencontrer l’ensemble des services et des équipes.

 

13 octobre 2015

Soirée de restitution du projet de solidarité internationale au Sénégal

Samedi 3 Octobre 2015, le service Prévention 93 organisait une soirée de restitution du projet « Le 93 se met au vert ». Ce projet éducatif autour de la thématique du développement durable a été mené en direction d’un groupe de jeunes de Villetaneuse avec le soutien de la commune.

Lors de cette soirée au Centre Socio-Culturel Clara ZETKIN de Villetaneuse, le Président de la Fondation, Monsieur Jean-Marc STEINDECKER a eu le plaisir de recevoir de nombreux invités venus soutenir le projet, notamment Madame Carinne JUSTE Maire de Villetaneuse, Madame Nadège ABOMANGOLI Vice-Présidente du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis et son chef de bureau à la Prévention Monsieur Mathias BAUCHER, Monsieur Ali SOUMARE Conseiller Régional en charge de la jeunesse, Monsieur le Consul du Sénégal en France, les partenaires du service « Prévention 93 » et de la Fondation Jeunesse Feu Vert, ainsi que d’autres élus locaux du département et de la région parisienne.

Nombreux étaient les habitants de Villetaneuse, les partenaires institutionnels et les salariés de la Fondation à assister à cette restitution de ce projet avec pour illustration : une exposition présentée par les jeunes, un film de 30 minutes expliquant le projet de sa construction en France à sa finalisation au Sénégal et un témoignage des jeunes pour répondre aux interrogations.

Ce projet ambitieux mené sur une année a permis aux jeunes de :

  • Se constituer en association
  • Comprendre les enjeux autour des questions de développement durable
  • Travailler en partenariat et se mettre en lien avec des institutions (mairie, département, etc…)
  • Mener des actions sur leur quartier, ville, département et région
  • Se rendre utile et être reconnu de façon positive en menant une action humanitaire en lien avec leur vie quotidienne

Le Président de la Fondation a félicité les jeunes et l’équipe éducative pour la réussite de ce projet éducatif et citoyen, d’utilité sociale pour tous. Il a également remercié le Conseil Départemental qui soutient et finance la prévention spécialisée sur les cinq communes d’intervention du service « Prévention 93 ». Il a souligné le travail effectué au niveau local avec les jeunes de Villetaneuse en les sensibilisant à la question du développement durable et du respect de l’environnement, et au niveau international en menant une action au Sénégal qui a abouti à la création d’une déchetterie et d’un jardin pédagogique, et ce dans la lignée des valeurs de la Fondation.

La Vice-Présidente du Conseil Départemental, Madame Nadège ABOMANGOLI, qui représentait Monsieur TROUSSEL, a félicité les jeunes et les éducateurs pour ce projet d’envergure en lien avec la thématique de la COP 21 (évènement mondial) qui se tiendra en Seine-Saint-Denis en fin d’année 2015. Elle a souligné le travail socioéducatif de prévention spécialisée de qualité des éducateurs qui ont traité la problématique du développement durable sur le territoire du département de Seine-Saint-Denis mais également à l’échelle internationale en se rendant au Sénégal pour y représenter la France.

La Maire de Villetaneuse, Madame Carinne JUSTE a exprimé avec force sa fierté pour sa jeunesse, qui a su mener une action ambitieuse tant sur sa ville qu’à l’étranger. Madame JUSTE a accompagné les jeunes de sa commune jusqu’au Sénégal, elle a très vivement encouragé les jeunes Villetaneusiens à mener des actions citoyennes avec ses services et les éducateurs du service Prévention 93.

Pour clôturer cette soirée riche en retours d’expériences et valorisante pour les jeunes du territoire de Villetaneuse, un buffet « Sénégalais » a été préparé et organisé par les jeunes. Il a permis de nombreux échanges entre les différents invités (jeunes, habitants, élus, éducateurs…), car près de 200 personnes étaient présentes à cette soirée de partage et de solidarité.

Après cette expérience forte en émotions, investissements et reconnaissances, les jeunes adultes Villetaneusiens comptent bien continuer à s’investir dans la vie de la « cité » tout en gardant leur identité de jeunes de cité. Ces jeunes, grâce au soutien des éducateurs, mènent des actions citoyennes avec l’association JESSE (Jeunesse Éducation Solidarité Santé Espoir) qu’ils ont créée il y a un an. Rendre acteurs, autonomes et responsables les jeunes adultes des quartiers, telle est la mission des éducateurs… L’aventure continue.

6 juillet 2015

Les enfants des Jacquets : deux concerts magnifiques à la Philharmonie

Parents, amis, professionnels, représentants du conseil départemental des Hauts-de-Seine, administrateurs de la Fondation, étaient réunis à la Philharmonie les 23 juin et 27 juin pour écouter les chorales des Jacquets Bagneux et de Belgique.

Ces représentations s’inscrivent dans le projet « Equinox » inititié par Maria João Pires, pianiste internationale qui a développé un projet social en direction d’enfants.

Après une année de répétitions exigeantes, les enfants des Jacquets se sont produits sur la scène de l’amphithéâtre de la Cité de la Musique. Créée en octobre 2014, la chorale est composée d’une vingtaine d’enfants accompagnés d’Heïdie Fortin, chef de chœur et accordéoniste, Joël Soichez, pianiste et Nicolas Agullo aux percussions.
Depuis janvier 2015, grâce à un partenariat avec la Maison de la Musique et de la Danse de Bagneux, la chorale a répété une fois par mois à l’auditorium de la ville.

Les éducateurs ont soutenu fortement cet engagement des enfants dans la constitution d’un chœur et la recherche d’une identité sonore commune. Les enfants ont découvert de petites pièces chorales issues du répertoire populaire français et des chants traditionnels du monde.

Pour introduire la soirée, Maria João Pires a interprété avec gravité et tendresse « Bagatellle op 126 en sol majeur « Quasi allegretto » de Beethoven, puis Intermezzo, op 117 n° en mi bémol majeur de Brahms.

Les enfants ont chanté avec beaucoup de concentration et de grâce : Amawole, chanson congolaise – Je n’avais qu’un épi de blé, chanson du Bas Berry – Le piano abandonné de Julien Joubert – Demain je dors jusqu’à midi de Mireille et Jean Nohain et Siyahamba, chanson sud-africaine. Ils ont été applaudis avec un enthousiasme certain du public.

Les enfants de Bruxelles ont présenté Liberté, un spectacle co-créatif mêlant texte et art gestuel.

Au programme de la chorale Equinox belge, plusieurs chants de différents pays : Maori, Brésil et Etats-Unis. La marmotte de Beethoven dont le texte a été écrit par Goethe et Bagatellle opus 33 n°4 en rémajeur de Beethoven ont aussi charmé les spectateurs. Milos Popovic et Eulalie Hupin ont accompagné ces enfants tout au long de l’année et lors de cette représentation.

Tous ces enfants, acteurs de l’intégration en marche, ont vécu une expérience collective enrichissante en développant des habiletés musicales et en partageant un moment rare avec un public succombant à leur charme.

La Fondation remercie vivement tous les intervenants qui ont permis la réussite de ce projet, tout particulièrement Maria João Pires et ses équipes, les professionnels de la Philharmonie, dont Marie-Hélène Serra à la direction du Pôle Education, Hélène Schmit à la coordination et Stéphanie Decronumbourg, à la production.

Nous remercions le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine qui a soutenu ce projet et qui était représentée par Madame Bellee-Van-Thong, directrice Famille, Enfance, Jeunesse et par Madame Claude, responsable des établissements.

Nous félicitons encore ces « enfants du paradis » qui ont beaucoup travaillé pour nous offrir ce spectacle ainsi que tout le personnel des Jacquets Bagneux qui a contribué à la réussite  de cet ambitieux projet que Cervantès n’aurait pas renié, lui qui pensait, que « là où est la musique, il n’y a pas de place pour le mal ».

 

22 juin 2015

Convention de partenariat avec le CCE BNP Paribas

Vendredi 12 juin 2015, Jean-Marc STEINDECKER a signé une convention de partenariat avec le Comité Central d’Entreprise de BNP Paribas, représenté par son secrétaire Monsieur Jean-Philippe TANGHE.

Depuis 2013 une cinquante d’enfants du 11ème arrondissement ont pu bénéficier de séjours en France organisés par le CCE de BNP Paribas.
L’équipe du 11ème arrondissement, animée par Marie-Claire RIPOLL, a eu un rôle déterminant pour développer ce partenariat.

Cet été, ce sont 36 enfants qui partiront dans des centres de vacances du CCE BNP Paribas et qui pourront bénéficier d’activités extrêmement valorisantes et partager avec d’autres enfants.

10 juin 2015

Éducation Nationale, Prévention : Travaillons ensemble

Le 20 mai 2015, plus de 200 personnes ont participé au colloque « Éducation Nationale Prévention : Travaillons ensemble »  organisé par l’Académie de Paris et le service de prévention spécialisée de Paris de la Fondation Jeunesse Feu Vert et qui s’est tenu au lycée technique Diderot dans le 19ème arrondissement. 

Cette journée réunissait enseignants, parents d’élèves, principaux de collège, travailleurs sociaux, éducateurs de prévention, acteurs de quartiers préoccupés par la scolarité des jeunes des quartiers, ….. Elle est l’aboutissement d’un travail mené pendant 5 ans au sein du service de prévention spécialisée de Paris. Maryse ESTERLE, sociologue, a animé la réflexion autour de la scolarité en soutenant les équipes éducatives dans leur pratique et a facilité les liens avec l’Éducation Nationale.

En introduction, Jean-Marc STEINDECKER, Président de la Fondation Jeunesse Feu Vert a rappelé les valeurs de la Fondation et l’importance du maintien des jeunes dans leur scolarité. La réussite scolaire et la formation sont en effet les conditions déterminantes au bon développement de l’enfant et du jeune. Luc PHAM, Directeur adjoint de l’Académie de Paris, se référant au projet académique a insisté sur l’importance de créer un cadre serein et respectueux de tous pour des apprentissages de qualité. Il a appelé à l’implication de tous les acteurs pour lutter contre le décrochage scolaire.

Colombe BROSSEL, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la sécurité, de la prévention et de la politique de Ville et Alexandra CORDEBARD, adjointe à la Mairie de Paris chargée de toutes les questions relatives aux affaires scolaires, à la réussite éducative, aux rythmes scolaires, ont réaffirmé l’engagement de la ville de Paris pour soutenir, renforcer les partenariats et collaborations entre les acteurs de l’Éducation Nationale et les partenaires œuvrant pour soutenir les élèves en difficulté et  lutter contre le décrochage scolaire. L’idée d’un protocole entre la ville de Paris et l’Éducation Nationale est en cours de réflexion, pour formaliser et mobiliser un ensemble d’acteurs qui œuvre autour de l’exclusion scolaire.

La matinée s’est poursuivie par les interventions de :

Maryse ESTERLE, Sociologue Université d’Artois, CESDIP-CNRS a fait un rappel historique de l’école depuis les années soixante à aujourd’hui, en en décrivant bien ses transformations : la massification de l’accès à l’éducation et les enjeux du décrochage scolaire. Elle a également présenté les changements intervenus dans la société : autorité, formes familiales différentes, chômage, etc. Maryse ESTERLE a mis en valeur le point de vue de ceux qui quittent l’école en rappelant les contextes de leur environnement familial qui peuvent parfois expliquer l’absentéisme. Elle a terminé son exposé sur l’école et ses partenaires qui concourent à la lutte contre le décrochage scolaire.

Benjamin MOIGNARD, sociologue, directeur de l’Observatoire universitaire international éducation et prévention, université Paris-Est-Créteil a poursuivi sur le thème du collège dans la cité et les conditions du partenariat.
Après un déjeuner à la Cafétéria du Lycée Diderot, trois tables rondes réunissant des professionnels de différents secteurs ont été menées.
La première animée par Dominique SAUGET évoquait la lutte contre le décrochage dont l’objectif était de mettre en valeur des expériences parisiennes avec comme intervenant : un représentant du Pôle Innovant Lycéen ; Madame FERRAGUT, Responsable du SAPPEJ ; Emilie WINGEL, Responsable du Centre Patay ; Isabelle SUSSET, Directrice du GIP.

La deuxième animée par Christophe ALESSANDRI dont le thème était : Co-construire l’avenir de l’élève a réuni Madame Catherine TROMBETTA, Cheffe du bureau de l’action éducative – DASCO ; Madame Marie Cécile BUSSON, Principale du collège Françoise Dolto, Monsieur Félicien MARCHAND, Éducateur spécialisé de l’équipe Daumesnil.

La troisième « Et les parents dans tout ça » était animée par Philippe STARCK. Monsieur RENARD, Militant FCPE a mis en avant les difficultés de l’engagement des parents dans l’institution scolaire en parlant parfois des parents démobilisés mais jamais démissionnaires. Monsieur Sofiane NAFA, Responsable du centre social Espace 19 Cambrai et Madame Christine BARRES, Responsable du centre social Espace 19 Ourcq nous ont présenté des expériences originales menées dans les centres sociaux. Ils ont insisté sur la nécessité de mieux se connaitre entre tous les acteurs afin de concourir au mieux-être des élèves.

Nous remercions le Lycée Diderot pour l’accueil et leur disponibilité durant cette journée.

22 mai 2015

Inauguration du nouveau local de Villetaneuse

Ce Mercredi 20 Mai 2015 à 18h30 à Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, nous avons participé à l’inauguration du nouveau local éducatif des éducateurs du service Prévention 93, mis à disposition par la municipalité de Villetaneuse.
Étaient présents La Maire de Villetaneuse Madame Carinne Juste, Monsieur Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation Jeunesse Feu Vert, les maires-adjoints chargés de la jeunesse et de la politique de la ville, le délégué du préfet pour Villetaneuse, les partenaires associatifs et institutionnels, l’équipe éducative et la direction du service Prévention 93.
Ce nouveau local spacieux et confortable de 120 m² va permettre à l’équipe éducative de travailler et de recevoir le public « jeunes » dans de meilleures conditions. Cet espace situé près de la structure « jeunesse » de la commune s’inscrit dans une volonté de complémentarité des actions socioéducatives en direction d’un public âgé de 11 à 25 ans.
Pour cet évènement qui marque un tournant dans la vie de l’équipe éducative et des jeunes, de nombreux habitants de tous âges sont venus assister à cette inauguration. Les éducateurs quittent donc le local qui était situé rue de l’Hôtel de Ville qu’ils ont occupé de 2002 à 2014, pour s’installer rue Auguste Blanqui près des autres structures associatives qui interviennent sur le territoire. Une page est tournée, une nouvelle aventure commence…

 

5 mai 2015

Journée d'étude sur "laïcité et pratiques professionnelles"

Le 14 avril 2015, cent cinquante professionnels des différents établissements et services ainsi que des administrateurs de la Fondation Jeunesse Feu Vert se sont réunis à partir de la question de la « laïcité et des pratiques professionnelles ». Après les attentats de janvier, cette journée avait pour but d’apporter des éléments de compréhension sur les processus de radicalisation et de réfléchir au travail éducatif à mener dans des situations complexes.
Un petit groupe, constitué d’éducateurs et d’éducatrices, de chefs de service et d’un directeur adjoint, animé par Nicole Gloaguen, avait organisé cette journée.
En ouvrant la journée, Jean-Marc Steindecker a souligné l’intérêt du conseil d’administration pour ces questions et son soutien par rapport aux équipes œuvrant sur le terrain dans le respect des valeurs de la Fondation.
Sulaymân VALSAN, du Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, a présenté les modes d’embrigadement des jeunes par l’accès à des réseaux sociaux et à des vidéos cherchant à captiver. Ces vidéos très bien réalisées (musiques envoûtantes, phrases choc) développent un message : « Ne fais confiance à aucun adulte ! ». Il s’agit d’isoler le jeune de toutes ses relations sociales (parents, amis, enseignants, …) en leur proposant un « prêt à croire » où ils vont sauver le monde. Des jeunes de tous milieux peuvent ainsi basculer dans ce  processus de radicalisation, et particulièrement des jeunes fragiles.
L’intervention a été suivie d’un échange avec les participants.

L’après-midi a été consacré à six ateliers où des échanges dynamiques ont permis de mieux connaître les actions des collègues, les actions mises en œuvre au sein des équipes et de réfléchir ensemble à la laïcité et aux pratiques professionnelles :

  • Laïcité et citoyenneté, avec Nicolas Cadène, rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité qui a rappelé l’histoire de la laïcité en France et les enjeux actuels.
  • Interculturalité, avec Zorica Kovacevic, directrice de l’Association pour la Promotion Culturelle Intercommunautaire Stanoise (APCIS)
  • Dans nos pratiques professionnelles, quelles sont les limites de l’intervention ? avec Yannick Wargniez directrice de l’association Vie et Cité
  • Images virtuelles – Réseaux sociaux – « esprit critique par rapport à l’information »,  avec Françoise Petitot, psychanalyste
  • Liberté et liberté d’expression, avec  Jean-Jacques Valentin – psychologue clinicien, psychanalyste.
  • Insertion des jeunes quelles perspectives ? Comment se projeter dans l’avenir ?

Chaque atelier a  présenté les points forts et questions qui ont mobilisé les professionnels. Nicole Gloaguen a remercié Mireille Le Yaouanq et Cécile Bouteyrie et l’ensemble des professionnels qui ont contribué à la réussite de cette journée : animateurs d’ateliers, témoins, rapporteurs, participants…
Et la réflexion va se poursuivre dans les équipes, dans les établissements et services.

11 février 2015

Journée trimestrielle des cadres :

perspectives 2015,réforme de la formation des travailleurs sociaux et de la formation professionnelle…

Le 29 janvier 2015, la journée d’étude semestrielle réunissant l’ensemble des cadres s’est déroulée au CISP, rue Kellermann à Paris, moment de faire le bilan de l’année 2014 et de préciser les grands axes de travail pour l’année 2015.
En 2015, de nombreux chantiers vont nous mobiliser : la consolidation de l’organisation du Service Éducatif 91 avec la réunion des équipes de l’UHI et de la Semi-Autonomie, la reprise des équipes de prévention spécialisée de Cap 2000 intervenant à Paris, dans le 12ème arrondissement, la finalisation de l’évaluation externe et les plans d’amélioration à mettre en place, les renouvellements d’autorisation des établissements de l’Essonne, le renouvellement de la convention 2015 -2017 de la prévention spécialisée Paris, la finalisation du projet de service et des contrats d’objectifs du service de prévention spécialisée 93 , les projets Équinox et la recherche-action aux Jacquets, la réforme de la formation professionnelle, le dialogue social avec le renouvellement des Instances Représentatives du Personnel.. etc, et bien évidemment nos missions essentielles : le faire avec, l’accompagnement quotidien des jeunes et des familles.

Un temps a été consacré aux conséquences des actes terroristes de janvier 2015 tant à partir des questions qui se posent aux équipes éducatives dans leurs pratiques professionnelles que sur le plan institutionnel : laïcité, citoyenneté, insertion,  inclusion, lutte contre les discriminations, radicalisation de certains jeunes adultes, impact des réseaux sociaux, etc. L’échange a été riche. Il s’est conclu par la décision d’organiser une journée d’étude en avril afin de soutenir le travail éducatif mené au quotidien.

Chantal Goyau, Directrice générale de l’ETSUP et administratrice de la Fondation, nous a présenté les grands points de la réforme de la formation des travailleurs sociaux en cours de discussion. Elle a contextualisé les enjeux actuels au regard de l’évolution historique de nos métiers, nous donnant ainsi des repères.

Jean-Marc Steindecker nous a informés, avec émotion, du futur départ à la retraite de Nicole Gloaguen prévu pour la fin de l’année et du processus de recrutement du prochain directeur général (ou directrice générale) qui sera mené par le conseil d’administration.

Enfin, nous avons abordé la réforme de la formation professionnelle par la question de la mise en œuvre des entretiens professionnels. Après une présentation du contenu prévu par la loi, d’exemples, d’échanges de points de vue différents, il a été retenu qu’un support commun serait établi à partir des propositions des services. La formation est un élément essentiel pour nous permettre d’affiner les réponses socio-éducatives aux besoins multiples des jeunes et des familles.

11 février 2015

INFOBAT : un beau projet

Inauguration de la Maison du Projet de la Caserne de Reuilly Paris 12ème

Ce vendredi 6 février 2015 à 18h dans le 12ème arrondissement de Paris, nous avons participé à l’inauguration de la Maison du Projet de la Caserne de Reuilly par Stéphane Dambrine, Directeur Général  de Paris Habitat, Mme Catherine Baratti-Elbaz, Maire du 12ème et Ian Brossat adjoint à la ville de Paris chargé du logement.

Étaient présents le cabinet d’architecture H2O maître d’œuvre du projet et l'entreprise d'insertion INFOBAT représentée par Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation Jeunesse Feu Vert, Serge Maret, fondateur d’INFOBAT en 1984, Patrick Gosset gérant et Medhi Lacheheb, directeur.

INFOBAT a répondu à un appel d’offre public pour des travaux de réhabilitation du rez-de-chaussée du pavillon n° 4 de la Caserne de Reuilly en Maison du Projet.
En 3 mois, de septembre à décembre 2014, nous avons exécuté l’ensemble des ouvrages, tous corps d’états, ce qui nous a permis de réaliser 2.067 heures d’insertion.

Les différents cabinets d'architectes utiliseront cet espace de 200 m² pour présenter les futurs projets d'aménagement du site : la reconversion de la caserne en 600 nouveaux logements.

Ce projet d’architecture ambitieux a permis à notre entreprise d'insertion de réaliser un projet exigeant et de démontrer son savoir-faire.

28 novembre 2014

Un nouveau projet et de nouvelles ambitions

La Philharmonie de Paris a choisi l’établissement des Jacquets de Bagneux comme partenaire pour réaliser son projet « Equinox ».

A l’initiative de la pianiste Maria Joäo Pires, « Equinox » se consacre à la création et au développement de chorales d’enfants. Ce projet international vise à partager l’excellence artistique avec des enfants en situation de difficultés sociales et scolaires. L’objectif ambitieux est de donner aux enfants l’accès à la musique à travers une activité socialisante, qui contribue à leur épanouissement personnel et collectif en favorisant leur expression artistique.

25 enfants des Jacquets, volontaires, suivent la formation artistique intensive et exigeante, où ils acquièrent des habitudes et une véritable identité musicale. Quatre heures de pratique chorale par semaine sont proposées avec des jeux rythmiques, activités d’écoute, exercices physiques et musicaux. Deux intervenants, un chef de Chœur et un pianiste mènent ce projet avec les équipes éducatives et pédagogiques  de Bagneux.
Ce projet repose aussi sur un partenariat avec la ville de Bagneux.

Le 27 juin 2015 avec la chorale « Equinox » de Bruxelles les enfants se produiront à 18h00 à la Philharmonie de Paris.

Voici la photo du groupe au grand complet.   

25 novembre 2014

Initiation aux sciences à l'IUT de Cachan

Le 13 novembre 2014, la classe des CM1 des Jacquets Nanterre s'est rendue à l'IUT de Cachan.

Les enfants de la classe de Mourad :

On a passé une très  bonne journée et en plus on a mangé sur place avec Mr Steindecker, c’était vraiment bien.
C’était intéressant, les étudiants qui nous ont accompagnés étaient très patients. C’est bien les expériences, çà nous aide à comprendre.
Voici quelques expériences que nous avons menées :
Nous avons rechargé des batteries de mini-voitures pour les faire rouler. Après nous avons essayé de faire une course contre la voiture d’Olivier et Sébastien mais leur batterie était à plat. Finalement elle roulait encore un peu et nous avons réussi à faire la course et nous avons gagné.
Nous avons aussi travaillé sur l’eau et sur les turbines hydrauliques en mesurant la puissance de l’eau. C’était super !
On aimerait bien faire des expériences plus souvent, çà nous aide à comprendre …

Olivier :

Olivier et l'éolienne
On a observé des éoliennes pour comprendre comment elles marchaient.
Il y avait une machine qui faisait du vent pour faire tourner l’éolienne qui elle-même fait tourner les turbines. Dans  les turbines il y a un énorme aimant et cet aimant produit de l’électricité  à cause de la turbine  en métal qui tourne.

Olivier le "phénomène"
Un étudiant a demandé qui sait ce que c’est un phénomène et moi j’ai dit «  c’est moi Olivier le phénomène. » 

Un enfant de la classe :

J’ai choisi de faire  un petit récit des bons moments de la journée passée à l’IUT de Cachan. 
J’ai  travaillé  sur l’énergie le soleil, l’eau et le vent. J’ai  mangé des frites, un hamburger et un bon dessert.  On a discuté avec M. Steindecker, le président de la fondation Jeunesse Feu Vert. On a joué  à « cache cache » et à « 34 délivrance ».
Je vais vous raconter une des expériences que l’on a faite.  On a travaillé sur l’Australie et l’Espagne en été puis en hiver afin de voir quelle était la puissance générée par les cadrans solaires qui transforment la lumière en électricité. C’était  dur mais intéressant et j’ai appris des choses. On peut fournir des villes en électricité grâce à l’énergie solaire.

 On a fait du vélo et produit de l’électricité : on a même battu un record !

Ma journée s’est vraiment bien passée.
C’est vraiment intéressant de faire des expériences, on comprend mieux les choses. J’espère qu’on pourra recommencer !

19 novembre 2014

Journée d'étude sur "l'argent et la relation éducative"

Le 13 novembre 2014, une centaine de professionnels des différents établissements et services de la Fondation Jeunesse Feu Vert se sont réunis pour réfléchir à la question de « l’argent et la relation éducative » dans les locaux de l’ETSUP. En effet, le rapport à l’argent est souvent difficile à aborder dans le cadre professionnel en raison de la nature de la relation de chaque personne avec ce sujet et de la relation socioéducative avec les jeunes et les familles.

Un petit groupe, constitué d’éducateurs et d’éducatrices, de chefs de service et d’un directeur adjoint, animé par Mireille Le Yaouanq, avait organisé cette journée.

Nous avons été accueillis par Chantal Goyau, directrice générale de l’ETSUP. Puis Nicole Gloaguen a ouvert la journée en indiquant différentes pistes de réflexion, notamment l’importance de travailler en équipe.

Benjamine Weill, philosophe, nous a entrainés dans son cheminement conceptuel émaillé d’exemples éclairants, sur « Argent dette et évolution sociale » : « Parler d’argent, c’est également parler de ce qui fait société », « de la manière dont l’argent fait valeur, au sens où il permet de se sentir appartenir à une communauté de personnes qui partage cette valeur ». Aussi « travailler sur le budget et l’argent articulent donc nécessairement l’être individuel, social et politique, à savoir les valeurs, les modalités du vivre ensemble, les principes qui sous-tendent nos actions, et l’avoir qui donne une image sociale par les produits possédés ».

Dans un deuxième temps, Agnès Arreou, coordinatrice de l’Espace Dynamique d’Insertion le TIPI a présenté le travail d’accompagnement des jeunes dans l’accès à leur première paie - rémunération versée par la Région Ile-de-France. Chantal Humbert, directrice du CHRS Maison Coquerive a présenté les enjeux liés à l’argent pour les hébergés, personnes seules ou familles, arrivées « sans logement », et souvent « sans ressources ». Le patient travail d’accompagnement socioéducatif mené par l’équipe leur permet de se reconstruire et d’accéder aux droits : logement, travail, prise en charge de la santé, … Enfin Patrick Gosset, directeur du service de prévention spécialisée Paris a tracé quelques questions liées au travail éducatif et à l’argent : budget des activités, aides ou dépannages financiers, …

Les différentes interventions ont été suivies d’échanges avec les participants.

L’atelier traiteur de la Maison de la Juine, avec les jeunes Alexandre, Grace, Liviu et Mamadou, ont mis en œuvre leur savoir-faire pour restaurer les participants à cette journée.

L’après-midi a été consacré à trois ateliers où des échanges dynamiques ont permis de mieux connaître les actions des collègues, les pratiques mises en œuvre au sein des équipes et de réfléchir ensemble au sens de la relation éducative à partir de la question de l’argent :

  • La gestion des budgets des activités par les équipes éducatives avec le témoignage d’une action mise en place par l’équipe de prévention spécialisée de l’Île-Saint-Denis.
  • La participation financière des familles et des jeunes avec les témoignages d’une éducatrice de l’équipe Amandiers de la prévention Paris et d’une éducatrice de l’UHI.
  • L’éducation des usagers à l’argent et « ils ont droit – est-ce qu’ils méritent ? » avec les témoignages d’une éducatrice des Jacquets et d’une éducatrice de l’AEMO.

Trois rapporteurs ont présenté les points forts et questions qui ont mobilisé chaque atelier. Mireille Le Yaouanq a remercié l’ensemble des professionnels qui ont contribué à la réussite de cette journée : animateurs d’ateliers, témoins, rapporteurs, participants…

Et la réflexion va se poursuivre dans les équipes, dans les établissements et services.

 

13 octobre 2014

Hommage à Patrick TORREGROSSA

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Patrick TORREGROSSA survenu le 2 octobre, à 70 ans, au terme d'une longue maladie qu'il a affronté avec un courage et une lucidité exceptionnels.

Salarié de la Fondation pendant 25 ans, Patrick a été successivement éducateur à Coquerive, chef de service de la semi-autonomie à la Maison de la Juine, puis directeur du Service Éducatif  91 lors de sa création en 1991 jusqu'en 2005.
Jean-Marc Steindecker, Claudine Guthmann, Pierre Ducroq, administrateurs, Nicole Gloaguen, Directrice générale et le personnel de la Fondation, anciens comme Marcel Cado, ont participé à la cérémonie à l'église d'Estouy, le village où il habitait  dans le Loiret depuis son départ à la retraite.
Jean-Marc Steindecker et Pierre Ducroq ont témoigné de son engagement à la Fondation, toujours au service des jeunes les plus fragiles.
Nous présentons à sa famille toutes condoléances.
Nous avons une pensée particulière pour Bernadette et ses enfants, ainsi que pour ses collègues et amis de l'Essonne.

Hommage à Patrick TORREGROSSA
11 octobre 2014

Jean-Marc Steindecker
Mesdames, Messieurs,
Nous appréciions  tous beaucoup Patrick.
Je l’ai connu à la Fondation où il est resté longtemps comme éducateur, puis directeur.
Il avait un charisme absolument extraordinaire. Ils nous auraient emmenés au bout du monde.
Son monde, c’était l’éducation, l’éducatif.
Il ne supportait pas de voir la souffrance des jeunes.  Et son charisme, sa compassion lui permettait d’amener ses jeunes vers un chemin ouvert avec un avenir. Et ça c’était  Patrick !
Il était éducateur, il est encore éducateur tant il aimait ce métier. Mais était-ce seulement un métier pour lui ? Non, c’était avant tout une vocation !  
Il préférait nettement s’occuper du pédagogique et ne tenait pas particulièrement l’administratif comme tâche prépondérante.
Je veux vous dire ici que Patrick et Robert Steindecker s’entendaient très bien car leurs engagements et leurs convictions étaient les mêmes, leurs caractères étaient aussi entiers.
Ce sont ces hommes qui ont fait Feu Vert, ce sont ces mêmes hommes qui doivent nous guider dans la Fondation.

Pierre Ducroq
La disparition de Patrick nous plonge dans une très grande tristesse, de celle que l’on ressent face à la perte d’un collègue et ami avec lequel beaucoup de ceux qui sont ici et bien d’autres ont partagé des moments riches et intenses.
Bien sûr nous savions qu’il luttait depuis plusieurs mois contre la maladie, mais connaissant sa force et sa volonté légendaires, nous espérions malgré tout qu’il surmonterait  cette épreuve.
Je voudrais ici, devant vous,  exprimer en quelques mots, le plus simplement possible - car il n’aurait pas aimé qu’il en soit autrement - la reconnaissance et l’émotion de la Fondation Jeunesse Feu Vert envers Patrick, pour les 25 années de sa vie qu’il aura consacré aux jeunes au sein de notre Fondation.
Permettez-moi tout d’abord de rappeler en quelques mots son cheminement professionnel.
Dès l’âge de 18 ans il est Instituteur auxiliaire en Algérie durant 4 années.

Dans un Pays qui venait d’accéder à son indépendance dans les conditions que l’on connait, et qui vivait alors une période encore très troublée, on peut dire que ce ne fut pas tous les jours une partie de plaisir.
C’est sans doute de cette période que lui sont restés cet accent, cette gouaille et ce franc-parler qui faisaient tout son charme.

A 22 ans il rentre en France et il va vivre de petits boulots dans la Région de Bordeaux.
En 1967, il va suivre son père qui est détaché de l’Éducation Nationale à l’IMP de Ver sur Essonne.
C’est véritablement le début de sa carrière d’éducateur, et un tournant dans son existence.
De 1968 à 1971 il va suivre la Formation d’Éducateur Spécialisé à l’école de la Rue de Rome transférée ensuite rue Parmentier à Paris.

À la sortie de l’école au lieu de t’installer dans un Établissement, tu vas effectuer un véritable Tour de France de l’Inadaptation.
En Bretagne, dans les Pyrénées, dans la Région de Toulouse, tu vas ainsi connaître de 1973 à 1980, différents types d’Établissements et de handicaps.

Et puis en 1980, Patrick va rencontrer Marcel Cado et la Maison Coquerive d’Étampes.
Débute alors une belle aventure qui va durer 25 ans !
Bientôt, il sera responsable du Service de Suite de la Maison de la Juine, puis lorsque celui-ci prend son autonomie il en devient tout naturellement le Directeur en 1991.
En 1995, il est le principal artisan de l’extension du Service, et de l’ouverture d’une antenne d’AEMO.
C’est alors que le Service Éducatif 91 va s’installer à Brétigny.

Le service d’AEMO, prenant de l’extension, notamment après l’arrivée de Bernadette, il est transféré à Juvisy en 1998.
Cela, c’est pour le coté officiel de la carrière de Patrick, et j’ai bien conscience que ce n’est pas le plus important, car au-delà de la carrière, il y a le Personnage, avec un grand P.
Énumérer plusieurs années après, les différentes étapes de l’évolution du Service, cela paraît simple, mais c’est sans compter sans les multiples démarches, dossiers et discussions qu’il a fallu mener pour en arriver là.

Et j’ai personnellement le souvenir de quelques séances épiques de réunions avec les autorités de tutelle où il lui arrivait parfois de ne pas trop s’embarrasser des impératifs financiers et administratifs, et où il ne comprenait pas que les choses n’aillent pas plus vite au regard de la passion, de l’enthousiasme et de l’acharnement qu’il mettait à défendre ses projets .

Car Patrick c’était avant tout, un Éducateur au sens vrai et noble du terme, proche des jeunes les plus en difficulté, qui savait écouter, conseiller, agir avec les jeunes et pour les jeunes.

Un Éducateur, qui marchait à l’affectif comme on dit, parfois imprévisible, mais pour qui l’intérêt des jeunes qui lui étaient confiés passait avant tout, et qui cherchait par tous les moyens à les sortir de la galère.
Toujours du côté des plus faibles, Patrick luttait au quotidien contre l’injustice sociale.
Ses coups de gueules étaient légendaires contre un système qui détruit les jeunes et les familles les plus fragiles.
Patrick, c’était un homme chaleureux, généreux et sincère,
Un homme qui aimait la vie, qui aimait la fête,
Un homme fidèle en amitié, et qui ne faisait jamais les choses à moitié ! Qui n’était jamais dans la demi-mesure !
Un homme, haut en couleur, dont les qualités humaines attiraient spontanément la sympathie de tous ses collègues et partenaires.
On peut dire qu’il aura marqué par sa personnalité, ses idées et son action, la vie et l’histoire de notre Fondation.
En ces heures de tristesse, nous mesurons la perte que représente la disparition de Patrick pour sa famille tout d’abord et pour ses nombreux amis mais aussi pour la Fondation à laquelle il était si attaché,
Aujourd’hui, la Fondation Jeunesse Feu Vert toute entière est en deuil,
Et, au nom de Jean-Marc Steindecker, son président, du Conseil d’Administration, de la Direction et de tout le personnel, je veux dire à sa famille et à ses proches que nous sommes à vos côtés dans cette épreuve et que nous partageons votre peine.
Et aujourd’hui je voudrais également avoir une pensée émue pour Lucien, le père de Patrick, qui nous a quittés il y a quelques années, et qui intervenait auprès des jeunes de la Maison de la Juine.
Je sais qu’il a tenu une grande place dans sa vie personnelle et professionnelle, et qu’il était très fier de lui.
Chère Bernadette, chers Thierry, Serge, Youhène, Anais et Maud, je sais qu’en ces circonstances, aucun mot, aucun geste ne peut effacer la douleur que vous ressentez, je souhaite seulement que la présence chaleureuse de tous les amis de Patrick réunis aujourd’hui pour lui rendre hommage et tous ceux qui n’ont pu se joindre à nous, vous aidera à surmonter ces moments douloureux.
Mon cher Patrick, au moment de te dire Adieu, je veux te dire que tu vas nous manquer, car nous avons besoin d’hommes de convictions comme toi
Nous ne t’oublierons pas

 

4 septembre 2014

Encourager les élèves à s'intéresser aux sciences

Un partenariat des Jacquets Bagneux avec l'IUT de Cachan

À l'initiative de Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation mais aussi Professeur agrégé à l'IUT de Cachan, les élèves des Jacquets Bagneux ont été initiés aux sciences par des étudiants de l'IUT, lors de deux séances en juin. Les enfants de la classe 2 relatent cette rencontre enrichissante:

Mardi 9 juin, nous avons découvert l’électricité. On a été à l’IUT de Cachan où des étudiants nous ont expliqué les énergies renouvelables. On a appris qu’on peut faire de l’énergie en pompant l’eau pour qu’elle monte. Quand elle redescend, elle fait tourner une turbine. Ça fait de l’énergie qui allume une lumière.
Après, on a fait des petits ateliers pour découvrir les différentes énergies. On a chargé les piles d’une voiture en tournant une manivelle (la dynamo). Après, elle a roulé toute seule, sans essence !!
Dans cent ans il n’y aura plus de pétrole et on ne pourra plus avoir cette énergie. Alors, on sera obligé d’en trouver d’autres.
C’était bien parce qu’on a appris des nouvelles choses qu’on ne savait pas. Les étudiants étaient gentils et ils nous ont bien expliqué. On a beaucoup aimé faire avancer les voitures…
(Texte rédigé et tapé à l’ordinateur par les enfants de la classe 2)

4 juillet 2014

Soirée de restitution du projet de solidarité internationale au Sénégal

La restitution du projet d’échange solidaire sur la santé réalisé au Sénégal du 9 Février au 3 Mars 2014 a eu lieu le Vendredi 6 Juin dans les locaux de l’école Jean-Baptiste Clément, mis à notre disposition par Carine JUSTE, Maire de Villetaneuse.

Ce projet a impliqué 6 jeunes (dont 3 jeunes femmes) de différents quartiers de la commune de Villetaneuse, âgés de  18 à  24 ans, accompagnés par les éducateurs de l’équipe éducative du service de prévention spécialisée de Seine-Saint-Denis. Ce Chantier a pu se réaliser grâce à un partenariat constructif entre l’Association de Regroupement de N’Douloumadji Founebe France (ARDF), les autorités locales sénégalaises, la Croix Rouge sénégalaise, Action contre la Faim et l'équipe éducative de Villetaneuse du service de la prévention spécialisée de Seine-Saint-Denis de la Fondation Jeunesse Feu Vert animée par Caroline Deliry.

De nombreux invités étaient présents : plusieurs élus de la mairie de Villetaneuse, Rachida Boukerma, élue à la culture et à la vie associative, Fatimata Wague, élue à la jeunesse et à l’enfance, Hamida Valour, élue à l’action sociale, de nombreux partenaires publics et associatifs ainsi que les jeunes et leurs familles. La Fondation était très représentée : les éducateurs des différentes équipes du service prévention, leur directeur, Yann Bourhis et son adjoint, Samir Lamouri. Nicole Gloaguen, Directrice générale, et son adjointe Mireille Le Yaouanq, représentaient le Président Jean-Marc Steindecker, retenu par une réunion.

Le groupe de jeunes et l’équipe éducative avaient préparé une vidéo et une exposition photos commentées pour raconter leur expérience. Un jeune a écrit un slam émouvant, inspiré de ce que le voyage a imprimé en lui comme prises de conscience. L’ensemble du groupe a vécu une expérience humaine riche et s’est investi au maximum pour apporter à la population tout ce qu’ils pouvaient, prenant conscience du peu d’accès à la santé et à d’autres besoins essentiels au village, comparativement à la France.
La préparation de ce chantier avec les éducateurs a duré 10 mois. D'octobre 2013 à février 2014, le groupe a préparé une campagne de sensibilisation pour  informer et prévenir les maladies les plus courantes dans le village de N’Douloumadji Founebe, dans la région de Matam au Nord-Est du Sénégal.  Les jeunes ont  fait des recherches sur différentes maladies. Ils se sont appuyés sur des partenaires du champ de la santé comme le centre de dépistage et de prévention de Saint-Denis pour construire les outils pédagogiques. ARDF, notre partenaire nous a aidés à mieux connaître le village et ses besoins.

Les  jeunes se sont réunis à plusieurs reprises et ont organisé un week-end entier  pour apprendre à travailler en équipe. Chacun a été responsable d'une action de prévention : la tuberculose, la bilharziose, les maladies diarrhéiques, la malnutrition, les maladies liées à l'alimentation (diabète/hypertension/cholestérol) et le paludisme.
Les jeunes ont aussi participé à la recherche de subventions et organisé des actions permettant l’autofinancement comme une remise en peinture d’un immeuble et la tenue de stands de barbe à papa.
Les jeunes ont présenté le travail réalisé sur place. Ils avaient deux missions : mettre en œuvre les actions de prévention et construire les latrines et les douches du poste de santé ainsi qu’une passerelle entre les deux bâtiments et un hangar d'attente pour les patients. Ils ont aussi aidé à la caravane médicale menée par un médecin français qui est venu la dernière semaine, Dr Wadjou, accompagné d'un médecin de Dakar, Dr Siley. Enfin ils ont organisé des activités d’échanges avec les habitants comme un tournoi de football et une kermesse.

Le séjour a duré trois semaines pendant lesquelles ils ont découvert la vie du village, ont habité dans des familles, partagé des activités, créé des liens qu’ils n’oublieront pas.
"Ils ont peu mais ils sont contents pour tout, alors que nous on a beaucoup mais on se plaint tout le temps".
Pour l’équipe éducative ce projet est une expérience qui permet de participer de la découverte de soi, ses capacités, d’ouvrir les jeunes à la différence, de leur faire partager une tranche de vie avec des personnes qui ont une vie très éloignée de la leur. "Nous avons réalisé la valeur des choses. Tout le monde n'a pas les mêmes chances, la vie est dure ici mais il y a pire, alors profitez des choses essentielles de la vie".
En faisant le pari que cela les aidera à grandir et avoir envie de construire leur vie, en sachant que les éducateurs sont là, au retour, pour les aider à tirer profit de toutes les compétences développées et les soutenir dans la suite de leurs projets.

La soirée était accompagnée d’un buffet préparé par les jeunes et leurs familles et chacun des invités a pu se réjouir de cette belle initiative autour d’un dernier verre de la solidarité.

2 juillet 2014

Prévention Seine-Saint-Denis, Vernissage "Bocage, cité d'Art"

Vernissage de « Bocage, cité d’Art, » vendredi 27 juin à la médiathèque Elsa Triolet à l’Ile-Saint-Denis : une expérience artistique et humaine, un projet fédérateur.

« La cité Bocage a perdu son âme », c’est à la suite de cette réflexion d’un jeune habitant de la rue du Bocage à l’Ile-Saint-Denis qu’est née l’idée de créer un atelier d’art public. L’équipe de Feu Vert animée par Michèle Lallemand-Gapin a pris au mot ce jeune homme et avec l’appui d’Henri Marquet, un artiste plasticien urbain reconnu en France et aux Etats-Unis a créé une dynamique associant les habitants, enfants, adolescents, adultes mais aussi les écoles du quartier pour réaliser des mosaïques et du mobilier d’art urbain. Ces mosaïques recouvrent aujourd’hui une partie des arcades de la cité du Bocage ainsi que les murs de l’école primaire Samira Bellil. Et dans la médiathèque Elsa Triolet, avant qu’elle ne rejoigne la cour de l’école Samira Bellil, vous pouvez encore découvrir la magnifique tortue multicolore sur laquelle jouent des grappes d’enfants.

La médiathèque Elsa triolet accueillait vendredi soir le vernissage de Bocage Cité d’Art, il y avait beaucoup de monde : des habitants, des enfants, des adolescents, des adultes, des enseignants, Mathias Baucher et Sylvia Mongenot, représentants le bureau prévention du conseil général de Seine-Saint-Denis très impliqués dans ce projet, des acteurs sociaux de la ville …

Monsieur Bourgain, Maire de l’Ile-Saint-Denis, Madame Madioula Aïdara-Diaby, élue à la jeunesse ainsi que Madame Masse-Bourgain, conseillère municipale ont félicité les acteurs de ce projet.

Jean-Marc Steindecker, Président de Feu Vert et Nicole Gloaguen, Directrice générale étaient venus encourager les nombreux acteurs de ce projet qui a mobilisé 300 personnes pendant 18 mois : l’équipe de Feu Vert animée par Michèle Lallemand-Gapin, cheffe de service, Yann Bourhis, directeur et Samir Lamouri, son adjoint. Jean-Marc Steindecker a remercié à son tour, Henry Marquet, l’artiste, Michèle Lallemand-Gapin et « tous les artistes » de la Cité Bocage ainsi que tous les financeurs de ce projet. Bruno Leroux, député de la première circonscription de Seine-Saint-Denis, retenu à l’Assemblée Nationale a apporté tout son soutien à ce projet.


Un projet à la portée de tous

L’intérêt de ce projet est qu’il a fédéré des adultes, des enfants, des enseignants, des éducateurs autour d’une création qui participe à embellir l’environnement et à renforcer les liens sociaux. Et que l’on soit initié ou pas, chacun a autant à apporter qu’à apprendre dans ce projet hors du commun. L’intérêt de cette création, c’est la richesse du groupe. Chacun avec ses compétences a apporté sa pierre à l’édifice.

De nombreuses collectivités publiques et des associations ont soutenu ce projet : la mairie de L'Île-Saint-Denis, Plaine-Commune habitat, les amicales des locataires de l’ilot Bocage et d’Allende, l’association Aquar’île, les écoles Samira Bellil…

L’Etat, dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, le conseil général de Seine-Saint-Denis, Bruno Leroux, Député de la première circonscription de Saint-Denis, la Fondation de France, le Comité des fêtes de l’Île-Saint-Denis, nous ont apporté leur appui financier, nous les remercions tous.

Discours du Président

30 juin 2014

20 ans, Bon anniversaire INFOBAT

Jean-Marc Steindecker, Président, Pierre Ducroq, secrétaire général, Nicole Gloaguen, directrice générale, Christian Roger, ancien directeur, partenaires institutionnels, clients et amis, salariés anciens et actuels étaient au rendez-vous des 20 ans de l’Entreprise d’insertion INFOBAT, le vendredi 27 juin, rue Périer à Montrouge.
L’ambiance était conviviale et nous avons soufflé les bougies d’un beau gâteau préparé par l’atelier traiteur de la Maison de la Juine.
Cet anniversaire était l’occasion de dresser un bilan des actions menées en faveur des personnes en situation de fragilité et éloignées de l’emploi. Infobat  est une entreprise d’insertion reconnue dans le second œuvre du bâtiment, son objectif est en effet de leur faciliter l’accès à l’emploi à partir d’une mise en situation réelle de travail, un accompagnement social et aussi une bienveillance particulière de la part des équipes encadrantes composées de professionnels du bâtiment.
Jean-Marc Steindecker, Président, a salué la qualité du travail d’accompagnement fait par Infobat et remercié l’équipe et son dynamique directeur Mehdi Lacheheb, Patrick Gosset gérant d’Infobat et directeur du service prévention Paris et bien évidemment, Serge Maret, fondateur de l’Entreprise d’insertion Infobat en 1994 de leur fort engagement.
Serge Maret rappela ensuite l’histoire d’Infobat qui fut une réponse de plus à l’insertion des jeunes accompagnés par les équipes de prévention spécialisée, à coté des chantiers éducatifs et des actions de formation menées par la Safip, organisme de formation créé en 1989. Patrick Gosset présenta les enjeux actuels et les perspectives : dans un contexte peu dynamique du marché du travail, Infobat est un levier essentiel pour répondre à la question d’un premier accès à l’emploi des jeunes et un outil de lutte contre le chômage pour les personnes fragiles les plus éloignées de l’emploi.
Avec une clientèle importante (principalement des particuliers et des entreprises mais également des collectivités locales, des bailleurs et des associations), l’activité se porte bien et les dirigeants abordent l’avenir avec confiance.

Un grand merci à l’équipe d’Infobat, à Mehdi son directeur, à Malika, secrétaire comptable, Fernand, conducteur de travaux et aux trois encadrants techniques : Abdel, Mohammed et Ahmed.

 

Discours du Président

Discours de Serge MARET

11 juin 2014

Accéder à la culture par la musique, le théâtre...

En cette fin d'année scolaire, les enfants des Jacquets Bagneux font la fête.

Vendredi 23 mai, dans le cadre des rencontres départementales de l’Ecole, des arts et de la culture des Hauts-de-Seine et du festival « TRAVERSES », les enfants des Jacquets ont donné un concert de musique : chants et percussions à l’auditorium de la musique et de la danse de Bagneux. C’était la fête et ce spectacle a été particulièrement apprécié par les petits et les grands : enfants, parents, éducateurs, ainsi que par les invités dont Serge Burghoffer, ancien directeur des Jacquets présent avec sa famille, Mireille le Yaouanq, Directrice générale adjointe et Anna Lefèvre-Malec, Directrice administrative et financière. Un grand bravo à Dominique Cruault qui a pendant toute l’année animé cet atelier musique qui a abouti à ce moment d’échange unique et privilégié.

« Si le théâtre c’est la vie alors l’apprentissage du théâtre peut devenir l’apprentissage de la vie » nous dit Peter Brook. C’est ce que nous ont montré ce vendredi 6 juin douze élèves des Jacquets Bagneux qui ont joué l’intégralité des «  Fourberies de Scapin » au théâtre Victor Hugo de Bagneux, sous le regard attentif des enfants, de leurs familles, des éducateurs, de Jean-Marc Steindecker, Président , de Nicole Gloaguen, directrice générale, Françoise Abadir, directrice des Jacquets et de nombreux invités. Un très beau spectacle mené par la présence d’un Scapin rusé, astucieux et drôle et des acteurs en herbe qui nous ont démontré que le théâtre à l’école est un formidable outil pour apprendre. Cette représentation a clôturé une année de travail sous la direction de Régine Jean, enseignante et de Dominique Cruault que Jean-Marc Steindecker a félicités et remerciés.

Un grand merci à Françoise Abadir, directrice des Jacquets et à Virgile Hachette, directeur adjoint des Jacquets Bagneux.

13 février 2014

Soirée de restitution du projet de solidarité internationale au Maroc

La restitution du projet de solidarité internationale réalisé au Maroc du 18 octobre au 1er novembre 2013 a eu lieu le Mardi 28 Janvier, dans la salle des fêtes de la mairie du 11ème arrondissement de Paris, mise  à notre disposition par Patrick Bloche, Maire de l’arrondissement.

Ce projet a impliqué 10 jeunes du quartier de Belleville 11ème, âgés de  17 à  20 ans, accompagnés par les éducateurs de l’équipe Orillon du service de prévention spécialisée Paris. Ce Chantier a pu se réaliser grâce à un partenariat constructif entre l’association marocaine Azrour, les Petits Débrouillards d’Ile de France, l'équipe éducative Orillon du service de la prévention spécialisée Paris de la Fondation Jeunesse Feu Vert  et avec le soutien de la Fédération Léo Lagrange.

Près d’une centaine d’invités étaient présents : les élus du 11ème arrondissement, Nawel OUMER, Maire-adjointe, chargée de la politique de la ville et Jacques DAGUENET, Maire adjoint , chargé de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, de nombreux partenaires publics et associatifs ainsi que les jeunes et leurs familles. La Fondation était représentée par les éducateurs des différentes équipes du service prévention ainsi que leur directeur, Patrick GOSSET et Annie LECULÉE, Directrice du service jusqu’en septembre 2013 mais aussi par des représentants du SAFIP et  Nicole GLOAGUEN,  Directrice générale, représentant le Président Jean-Marc STEINDECKER, retenu par une réunion.

Dans son mot d’accueil, Nawel OUMER insista sur l’intérêt de ce projet qui a favorisé la citoyenneté locale et internationale des jeunes, à travers l’échange interculturel et une action de solidarité axée sur le développement. Ensuite les trois associations expliquèrent le sens et les différentes étapes de ce projet, l’aventure humaine et la découverte du Maroc. Après ces présentations, les jeunes s’exprimant à tour de rôle devant l’assemblée témoignèrent de leur implication et de leur investissement personnel dans ce projet. La préparation de ce chantier avec les éducateurs a duré 2 ans. Les jeunes ont participé à différentes actions de citoyenneté et de solidarité sur et en dehors de leur quartier, participé à la recherche de subventions et organisé des actions permettant l’autofinancement comme un loto solidaire. Ils ont présenté le chantier, les travaux agricoles réalisés pour soutenir la coopérative des femmes du village et l’animation scientifique menée par les Petits Débrouillards auprès de jeunes écoliers. Ils ont ensuite partagé leur riche aventure au Maroc et décrit avec beaucoup d’émotions la vie au village de Ben Charrou (Moyen Atlas) et leurs rencontres avec ses habitants. Ils ont évoqué également l’échange culturel, les appréhensions avant de partir et les bénéfices qu’ils ont pu retirer de cette aventure humaine.

Après quelques échanges avec le public, les invités ont pu profiter d’une projection  d’une trentaine de minutes. Cette vidéo, qui reprenait des temps de vie et des témoignages de jeunes, a été appréciée par l’ensemble des spectateurs. La soirée s’est terminée par un buffet et chacun des invités a pu se réjouir de cette belle initiative autour d’un dernier verre de la solidarité.

20 décembre 2013

Nouvelles de la Maison de la Juine

Noël à l’Internat d’Etréchy de la Maison de la Juine

Ce 18 décembre 2013, sous l’impulsion de l’équipe éducative, les jeunes de l’internat d’Etréchy ont célébré  Noël. Chaque jeune a reçu un budget pour acheter et offrir un cadeau à l’un de ses camarades tiré au sort.

La soirée s’est déroulée de façon chaleureuse avec la venue surprise du Père Noël joué par le directeur  qui a offert un cadeau au groupe au nom de l’institution.

Nous tenons à remercier les jeunes, l’ensemble de l’équipe (éducateurs, surveillants, maitresse de maison, personnel technique de l’atelier traiteur, agents d’entretien, chef de service…) pour l’organisation de cette fête conviviale et chaleureuse.

L’équipe de direction

 

Une expérience de la réussite par le dispositif « Différent et compétent ».

La Maison de la Juine souhaite valoriser le parcours des jeunes au sein des ateliers de bouche : atelier traiteur ou atelier de restauration collective. Depuis 2012, la direction a travaillé au partenariat avec le dispositif « Différent et compétent » construit par des acteurs du champ du handicap. Ces professionnels se sont attachés à construire des référentiels par métier permettant de valoriser tous les acquis de compétences. Les éducateurs techniques spécialisés de la Juine se sont formés pour accompagner des jeunes dans cette démarche.

Yoro S., pris en charge en internat puis hébergé dans le cadre du service de semi-autonomie est le premier à présenter et soutenir son dossier de compétence devant un jury, accompagné et soutenu par l’éducateur technique spécialisé.

Lors d’une cérémonie officielle, il a reçu avec 119 autres lauréats son attestation de compétences mercredi 11 décembre au Génocentre d’Evry.

18 décembre 2013

Bienvenue aux nouveaux salariés !

Lors d’une matinée organisée le 13 novembre 2013, Jean-Marc Steindecker, Président et Nicole Gloaguen, Directrice générale, ont accueilli une quarantaine de nouveaux salariés. Ce nombre peut paraître important mais il est lié à la fusion absorption de l’association Parcours par la Fondation en janvier  2013 et l’intégration d’un nouveau service de 7 salariés «  le Tipi », Espace Dynamique d’Insertion situé dans le 18ème arrondissement.

Cette matinée d'accueil a permis aux nouveaux salariés de découvrir la Fondation, son histoire, ses valeurs,  son organisation, ses établissements.

Après la présentation d'un film réalisé en 2012, à l’occasion des cinquante-cinq ans de la Fondation, Jean-Marc Steindecker, Président, a retracé l'histoire de la Fondation, insistant sur le fort engagement de ses équipes auprès de jeunes et adultes en difficulté.

Ensuite, chaque directeur a présenté les missions et les actions de son établissement. Ce fut l’occasion pour Françoise Abadir, nommée directrice des Jacquets en septembre et Patrick Gosset, directeur du service de Prévention Spécialisée de Paris également depuis septembre de se présenter.

Cette matinée s'est terminée par des échanges et un buffet de notre traiteur de la Maison de la Juine pour les plus chanceux !

2 décembre 2013

Départ en grandes vacances de Serge Burghoffer

Après 35 ans d'engagement professionnel aux Jacquets, Serge Burghoffer a cessé son activité pour faire valoir son droit bien mérité à la retraite.

Ce 11 octobre, à Nanterre, nous avons partagé un grand moment d'émotion, de convivialité et d’amitié avec Serge. Serge était très entouré : de sa famille, des administrateurs, de son équipe, de ses collègues mais aussi de nombreux partenaires du champ de la protection de l’enfance et de l’Éducation Nationale venus témoigner de leur reconnaissance pour son action.

Successivement, avec émotion et humour, Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation et Françoise Bonnin, Directrice des Jacquets pendant  26 ans ont retracé la carrière bien remplie de Serge, nous relatant quelques belles anecdotes.

C’est avec talent et bienveillance qu’il a transmis des savoirs à de nombreuses générations d’enfants.

Serge est Directeur des Jacquets depuis 2005 après avoir occupé les fonctions d'éducateur, de chef de service et de directeur de l'école de Bagneux, grâce à sa solide formation d'éducateur et d'enseignant.

Catherine Potvin, conseillère municipale de Bagneux et ancienne Directrice d’école, Raphaëlle Mancini, chef de service du contrôle des établissements des Hauts-de-Seine et Nicole Gloaguen, Directrice Générale de la Fondation ont souligné les qualités professionnelles de  Serge Burghoffer, son engagement auprès des enfants, sa rigueur dans sa fonction de Directeur, son implication auprès des équipes éducatives.

Mais  au-delà de ses qualités intellectuelles, Serge Burghoffer est un homme pragmatique qui n’a eu de cesse d’obtenir le maximum de confort pour les enfants, les enseignants et l’ensemble de l’équipe des Jacquets. Ainsi il laisse derrière lui ce spacieux établissement de Nanterre, moderne, bien entretenu et parfaitement  équipé.

Serge, dans une allocution émouvante a témoigné de son parcours, de son métier d’éducateur et de ses convictions.

Son regret visible de partir a montré combien Serge s'était passionné pour son métier mais c'est avec confiance qu'il a passé le témoin à Françoise Abadir, nommée Directrice des Jacquets, avec laquelle il a partagé de nombreuses années de travail.

Discours de Serge Burghoffer

Discours de Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation

Discours de Françoise Bonnin

23 septembre 2013

Départ d'Annie Léculée

APRÈS 40 ANS D’ENGAGEMENT A LA FONDATION, UNE NOUVELLE AVENTURE COMMENCE POUR ANNIE LECULEE

Il y avait beaucoup de monde et d’émotion à « la Maison des métallos », ce lieu hautement symbolique du 11ème arrondissement, à l’occasion du pot de départ d’Annie Léculée organisé par La Fondation et le Comité d’Entreprise du service de prévention spécialisée Paris.

Après 40 années d’engagement professionnel à la Fondation, Annie Léculée a cessé son activité. Directrice du service de prévention spécialisée de Paris depuis 1999, elle a successivement occupé les fonctions d’éducatrice, de chef de service et de directrice -adjointe.

Qui n’a pas croisé un jour Annie Léculée, dans un quartier des 11ème, 14ème, 19ème ou 20ème arrondissements, dans une réunion partenariale, lors d’une formation, d’un colloque ou d’une autre manifestation ?

Reconnue de tous dans le champ de la prévention spécialisée et plus largement de la protection de l’enfance, des politiques de la jeunesse et de la formation, les invités étaient venus en nombre pour partager ce moment de convivialité : administrateurs de la Fondation, salariés du service de prévention et de la Fondation, collègues, nombreux élus, représentants d’associations, magistrats, partenaires et amis. Le Président, Jean-Marc Steindecker, après avoir retracé le parcours d’Annie, l’a remerciée pour la qualité du travail effectué pendant toutes ces années. Pierre Ducroq, se fit l’écho, avec la complicité de Serge Maret et de Nicole Gloaguen des qualités professionnelles  et de la personnalité d’Annie.

Gisèle Stievenard, adjointe au Maire de Paris, chargée de la politique de la ville, représentant Myriam El Khomri et François Dagnaud ,maire du 19ème, témoignèrent de l’expertise et de l’implication d’Annie dans les arrondissements parisiens , rappelant qu’en 2010, Annie avait reçu la médaille de la ville de Paris par Georges Sarre, pour son engagement dans la champ de la prévention. Nawel Oumer, élue du 11ème arrondissement, Mao Péninou élu du 19ème étaient présents ainsi que d’autres représentants du Maire de Paris.

À son tour, dans une allocution émouvante, redonnant du sens à son long parcours professionnel, faisant partager ses convictions sur les questions d’éducation, avec son énergie habituelle, Annie a sans aucun doute  transmis  la valeur du métier d’éducateur aux jeunes professionnels présents.

Bon vent à Annie que nous remercions encore.

Discours de Jean Marc Steindecker

 

Mesdames, Messieurs, chère Annie,

C’est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons, pour témoigner notre reconnaissance à Annie Léculée, directrice du service de prévention spécialisée de Paris depuis avril 1999 et salariée de la Fondation depuis 40 ans ! 40 ans d’engagement dans le champ éducatif et dans la protection de l’enfance à Feu Vert, quelle longue histoire.

Ce soir,  Annie,

- toute la Fondation est présente pour vous remercier de ce que vous nous avez apporté : le conseil d’administration, vos collègues, récents ou plus anciens, jeunes ou plus âgés et tout votre service.

- des élus,  Nawel Oumer élu du 11ème arrondissement, Mao Péninou élu du 19ème arrondissement, Gisèle Stievenard, adjointe au Maire de Paris, chargée de la politique de la ville et de l’engagement solidaire qui représente  Myriam El Khomri, actuellement en congé maternité  témoigneront aussi de votre  forte implication dans les arrondissements de nos interventions.

- de nombreux partenaires, vos amis sont aussi présents,  tous ceux qui ont eu la chance de vous connaître : représentants de nombreuses associations, de la protection de l’enfance, de l’éducation Nationale, de la justice, du secteur social, de l’insertion, qui tiennent à témoigner leur reconnaissance à la professionnelle et à la femme d’action.

- des jeunes,

Annie, vous êtes née à Reims. Après vos études secondaires, vous entrez à l’école d’éducateur de Reims et obtenez votre diplôme d’éducatrice spécialisée en 1970.

Après vos premières expériences, en novembre 1973, vous êtes recrutée à la Fondation par mon père, Robert Steindecker et par Pierre Ducroq, alors directeur du service de prévention Paris qui apportera son témoignage au nom de la Direction de la Fondation.

Je vais rappeler les grandes étapes de votre parcours  exceptionnel de 40 années au service des jeunes et des familles à Feu Vert.

- Annie, vous débutez à la Fondation, en 1973, comme éducatrice spécialisée, dans l’équipe Pyrénées, dans le 20èmearrondissement, c’est dans ce secteur que vous découvrez la prévention spécialisée, le travail de rue et l’importance du travail en équipe.

- en 1984, vous obtenez votre DESS de psychologie.

- en décembre 1989, vous êtes nommée  chef de service de  l'équipe Orillon (dans le 11ème),

- puis, pour répondre aux besoins de formation des jeunes sans qualification suivis par les équipes de prévention spécialisée, la Fondation crée, en 1989, le Safip, dont vous devenez, en 1991, la première chef de service, ce service restera rattaché au service de prévention Paris jusqu’en septembre 2000. Votre intérêt pour  la formation est déjà très affirmé et vous n’aurez de cesse de le concrétiser en direction des jeunes, des salariés de votre service et à un niveau plus large à Unifaf ou vous militerez sur les questions des métiers de notre secteur, notamment celui d’éducateur spécialisé.

Parmi les nombreux  projets de formation  développés en direction des jeunes, je citerai deux exemples :

  • en 1995, la formation préparatoire aux emplois familiaux permettant d’accueillir des femmes et des mères de famille suivies par les équipes de prévention et susceptibles de s’engager sur ce type d’emploi.
  • en 2010, le dispositif dit « lutte contre le trafic » initié par  Marie Pierre Hourcade, juge des enfants qui vise à la mise à l’emploi de jeunes sous-main de justice, action qui sera portée conjointement avec le Safip.

- En octobre 1995, vous  succédez comme Directrice adjointe du service à  votre chère collègue et amie Michèle Le Reste, nommée directrice du service de prévention 93, créé en Seine-Saint-Denis. Nous avons une pensée très émue pour Michèle ce soir.

- Vous êtes adjointe de Serge Maret, puis lorsque Serge est nommé à la Direction Générale de la Fondation  vous devenez naturellement directrice du service, fonction que vous occupez depuis 1999, c'est-à-dire depuis 14 ans.

- Le service s’est développé. En 2008, vous arrivez à convaincre le conseil d’administration de la  Fondation à  accepter de reprendre une équipe supplémentaire, l’équipe Curial de l’association CASA.

- À ce jour, notre service  compte 57 salariés, 10 équipes interviennent dans 4 arrondissements et je peux affirmer que dans tous ces arrondissements, les élus,  les partenaires   connaissent tous Annie Léculée.

Votre avis compte autant pour le  « BPIJ », le bureau prévention animé par Pierre François Salviani, la DASES,  que pour  vos collègues du secteur associatif.

Annie, au sein de votre service, vous avez su mettre en place un climat de confiance et une motivation très forte dans le travail. Vous avez avec conviction et détermination  transmis le sens du métier d’éducateur spécialisé à plusieurs générations d’éducateurs, afin de permettre aux jeunes, de trouver confiance en eux-mêmes.

« Faire avec les jeunes »,  les aider, les protéger, être toujours aux cotés des familles, des habitants des quartiers, Faire éducation », je reprends quelques termes que vous  utilisez lors des conseils d’administration, avec nos équipes et nos partenaires.

Vous nous avez enrichis, votre créativité, votre dynamisme et vos compétences dans le champ  éducatif et de la formation sont reconnus de tous.

Annie, vous avez aimé votre métier au-delà des normes : rigueur, enthousiasme, dévouement total aux causes défendues, acharnement au travail jusqu’à la résolution des problèmes.

Je n’ose compter le nombre de soirées que vous avez passées à débattre, à écouter, à soutenir les jeunes ou vos équipes, à partager les moments de convivialité, de solidarité et comme dans la vie de tout service des moments plus tristes, plus complexes  dans les quartiers et dans l’exercice de votre fonction de directrice.

À la Fondation, vous êtes et resterez considérée comme une femme engagée, autant pour les jeunes que pour les salariés. Vous avez développé des projets forts dans les quartiers, notamment sous formes d'actions sur le terrain, de séjours de vacances, de chantiers dans les maisons de la Fondation, mais aussi des chantiers internationaux, des projets humanitaires, au Maroc, au Sénégal et bien d’autres encore… Vous avez aidé à créer beaucoup d’outils pour que vos équipes puissent soutenir les jeunes et les familles, je pense notamment à votre participation active à la création de la Maison des adolescents Robert Debré et les actions autour de la santé des jeunes.

Comme nous tous à la Fondation, vous défendez la primauté de l’éducation et une philosophie de l’action ou le mineur doit bénéficier de protection et d’éducation.

Vous savez que cette pratique est particulièrement difficile et que le seul ressort de l’action éducative est la confiance, aussi nous devons tous constamment porter un message fort dans le domaine des politiques éducatives.

Nous vous remercions de ce long engagement   dans le champ éducatif avec toujours le souci du respect des jeunes et des familles, ce qui a permis, nous en sommes certains, à de nombreux jeunes de trouver leur place dans la société.

Vous avez marqué d’une empreinte forte votre service, nous souhaitons à Patrick Gosset, qui a pris la direction le 1er septembre, réussite, car reconnaissez le Annie ce n’est pas facile de prendre votre suite.

Nous sommes heureux d’avoir partagé de belles années avec vous... Nous avons aussi partagé des moments douloureux sur le plan personnel et nous aurons tous une pensée pour votre mari François.

Au nom du conseil d’administration, de la Direction générale, de vos collègues directeurs et de l’ensemble de l’équipe je vous remercie. Nous souhaitons que cette nouvelle phase de votre vie soit pleine de projets, de voyages et tout ce que vous pouvez souhaiter. Nous savons que vous serez toujours une femme engagée.

Je vais passer la parole à Pierre Ducroq qui vous connaît depuis 1973 et se fera le « porte-parole »  de Serge Maret et  de Nicole Gloaguen.

Discours Pierre Ducroq

« Ma chère Annie,

Et bien nous  y voilà ! Enfin diront certains mauvais esprits !
Mais tous les autres, les beaux esprits dont moi et Lamartine penseront qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé !

Après l'hommage bien mérité que vient de te rendre Jean-Marc, au nom de la Fondation et dont je partage chaque mot.
Je crois que je vais me permettre quelques impertinences affectueuses ; tu n'en attendais sûrement pas moins de moi :
Ce soir tu as l'honneur de voir réunir autour de toi, 3 de tes anciens directeurs généraux. Tes DG comme on dit dans les institutions sérieuses.

Et je suis sûr que Nicole et Serge partagent avec moi ce que nous ressentons, c'est-à-dire un grand sentiment de gratitude et d'amitié, mais aussi un peu de nostalgie en pensant à tout ce que nous avons vécu ensemble : les bons et les mauvais moments, les projets partagés, les succès obtenus, et puis aussi quelques engueulades au passage.

Parce que je vais révéler ici un scoop à tous ceux qui ne s'en seraient peut-être pas aperçus :

Annie, tu as quand même un fichu caractère et il ne fait pas toujours bon te contredire.

Et en plus, tu n'es pas la seule parmi tous les salariés de la Fondation et notamment parmi les directeurs et directrices à avoir, comme on dit, une forte personnalité … et à le montrer.
Et c'est très bien comme cela, même si ce n'est pas toujours de tout repos. Nicole, Serge et moi en savons quelque chose !
D'ailleurs, j'avais trouvé une formule dans les réunions de directeurs avec Michèle, Françoise Bonin, Danièle et Chantal. Je vous appelais les pétroleuses. Dans mon esprit, ce n'était pas péjoratif, puisque les pétroleuses, pendant la commune, étaient ces femmes qui allumaient des feux dans différents endroits de Paris pour détourner les Versaillais !

Mais j'avoue très humblement avoir parfois détourné l'histoire et, vous concernant, avoir assimilé pétroleuses et emmerdeuses ! J'en suis désolé … mais il y a prescription !

Allez, trêve de plaisanteries, revenons aux choses sérieuses pour lesquelles nous sommes réunis ce soir.

Ma chère Annie, tu peux être très fière :

-   de ta carrière à Feu Vert, de tout ce que tu as impulsé, imaginé, et mis en œuvre dans tous les domaines,

-   de tout ce que tu as apporté à tes collègues, les plus jeunes comme les plus anciens,

-   de ton écoute, de ta disponibilité, de ta gentillesse …

Personnellement, je suis très heureux de t'avoir connue et d'avoir partagé avec toi toutes ces années.
Je suis sûr que Nicole, Mireille et Serge partagent ce sentiment, et contrairement à ce que je viens d'insinuer, nous avons beaucoup apprécié ton caractère entier, exigeant et généreux, et surtout, ta très grande loyauté.

Mais puisque ce soir on en est aux révélations, je dois dire que tu as bien failli ne jamais entrer à Feu Vert. En effet, lors de ton embauche, notre Fondateur, Robert Steindecker, dont tous ceux qui l'ont connu s'en souviennent comme d'un grand féministe, m'avait dit :

"Elle est très bien, cette jeune femme, mais quand même, une fille dans la rue, c'est n'est peut-être pas sa place … cela ne va pas marcher !"

Et sans doute pensait-il "Et en plus elle porte des jupes !"
Maintenant que j'y pense, j'aurais peut-être dû l'écouter, mais je dois dire qu'il a rapidement changé d'avis et qu'il avait pour toi beaucoup d'estime et d'admiration.

Jean-Marc a parlé tout à l'heure de ton engagement syndical. Pour en avoir été témoin, et aussi un peu acteur, je voudrais en dire quelques mots.

Tu es engagée à la CGT depuis ton entrée à Feu Vert, je crois, et peut-être avant, et très rapidement tu t'es intéressée aux questions de la formation professionnelle - passionnée devrais-je dire.
Tu es devenue la spécialiste de ces questions à la Fédération de la Santé et de l'Action Sociale et tu as représenté la CGT dans les organismes de gestion paritaire de la formation continue.

Alternant les responsabilités de Présidente et de secrétaire attribués au collège salarié.
Tu as montré toutes les qualités que nous te connaissons à Feu Vert : rigueur, exigence, sens des responsabilités et du travail concret.

On peut vraiment dire que tu as su tout à la fois t'enrichir du syndicalisme (au sens noble du terme bien sûr) et enrichir le secteur professionnel et donc le syndicalisme de ton expérience, de tes idées et propositions. Tu es devenue une référence dans ce domaine et ta réputation dépasse largement le cadre du syndicalisme. De cela aussi tu peux être fière, et je sais que tu l'es.

Je dois dire également que ton engagement dans son domaine a constitué un apport non négligeable pour la Fondation, et qui va bien au-delà des quelques facilités et aménagements d'horaires dont tu as pu bénéficier !

Ma chère Annie, tu vas nous manquer et ton départ va incontestablement laisser un vide.

Non pas que tu sois irremplaçable, car comme disait le poète, "seuls les cimetières sont peuplés d'êtres irremplaçables." Mais tu as beaucoup marqué la vie de cette Fondation, que tu as accompagnée dans toutes ses évolutions par ton grand professionnalisme et ton travail acharné, ta connaissance du terrain et ton réseau de partenaires.

D'ailleurs, d'autres mauvaises langues … il y en a tellement ! disent que ce n'est pas un carnet d'adresses que tu possèdes, mais un véritable annuaire de la ville de Paris.
Il n'est qu'à regarder dans cette salle pour constater que nombreux sont les représentants de la prévention spécialisée et de l'action spécialisée, des associations, des élus, qui ont tenu à participer à cette soirée et à témoigner de leur sympathie à ton égard.

Mais ce serait faux de dire que tout le monde est désolé de ton départ ! En effet, je crois que le club des Babayaga, des anciennes salariées retraitées de la Fondation, va être ravi de te compter parmi ses membres à part entière, et je pense à tes commères de voyage et de festoyades : Josy, Annette, Christiane, Danielle, Mireille, Dominique.

Je dis commères, non pas au sens de commérages … tout le monde sait qu'elles seraient bien incapables de dire du mal de leurs anciens collègues … mais au sens du féminin de compères, puisque les hommes sont bannis de votre groupe ! Cela en dit long d'ailleurs sur vos activités !
Ton arrivée va donc leur permettre de bénéficier … de tarifs de groupe plus avantageux !

Ma chère Annie, je sais que tu appréhendes un peu ce départ mais tu as bien tort …

Tu imagines les repos que ce doit être de ne plus subir chaque jour les revendications et les récriminations de certains collègues, notamment syndicalistes !
Et puis, quand on a l'expérience et les connaissances qui sont les tiennes, je suis sûr que tu n'auras que l'embarras du choix de tes activités futures et je suis bien sûr qu'elles seront multiples et variées !

Voilà.

Je pourrais encore ajouter bien des choses … mais il faut savoir arrêter les louanges, fussent-elles méritées, car tu pourrais arriver à y prendre goût et tu serais bien capable de nous demander de t'ériger une statue dans le parc de Montaure, qui est devenu un peu ta résidence secondaire !!

Et puis je ne voudrais pas parler trop longtemps car la soirée promet d'être longue et je crois savoir que la dernière intervenante a préparé un petit discours, mais pas plus d'une heure !

Alors du fond du cœur, Annie, nous te souhaitons une bonne retraire, plein de belles et bonnes choses pour cette nouvelle étape de ta vie.

Et surtout ne change rien, on t'aime comme cela. »

Discours d'Annie Léculée

 

Bonsoir à tous,

Quelle joie de vous voir ici ce soir…. Ce moment de rencontres et de partage, d’au revoir aussi comprend des aspects un peu formels mais important aussi, ceux des « discours », on retrace une carrière, on fait des compliments, sincères bien sûr, on évoque quelques défauts, c’est important d’en avoir un peu …sinon ce serait bien monotone.

Alors je vais dire quelques mots

Ma première pensée pour ce moment émouvant va à François qui a partagé ma vie pendant 33 ans, qui nous a quittés il y a eu trois ans le 26 août et dont ce serait l’anniversaire demain. J’aurais aimé qu’il soit là, car un parcours professionnel dont 40 ans à FEU VERT et ce n’est pas rien, ne peut que s’ancrer, s’étayer sur une vie personnelle, affective, familiale et que ce contexte de vie est un facteur essentiel. François a été un compagnon soutenant et attentif, parfois caustique ou agacé de ce qu’il ne percevait pas comme évident de ce travail éducatif puis de direction. Le manque reste vivace en moi, avec une forme de solitude singulière qui vous habite mais qui aussi vous fait avancer. Où que tu sois, François, je sais que tu es à mes côtés …

Je suis plutôt réservée sur ces aspects de ma vie personnelle mais ce soir je veux associer au moins par la pensée ma famille, mes deux sœurs, mon frère, leurs enfants et petits-enfants : Ulysse et Arturo, Aglaé et Léonie ; Louis et Gaspard, Manon et Louise et Tom qui réjouissent ma vie de grande tante. Ils sont présents et ont contribué à cette sérénité, nécessaire pour assumer une vie professionnelle, un travail complexe, difficile qui met souvent à l’épreuve nos émotions, notre indignation et notre impuissance parfois devant des situations inextricables. Ils ont été là dans les moments de bonheur et de peine …mais l’éloignement car nous sommes tous dispersés entre la Champagne où je suis née et l’ouest, la Vendée où la plupart vivent, n’a pas permis qu’ils soient là.

Et puis j’ai aussi une pensée très forte pour Michèle Le Reste qui n’a pas pu gagner son combat contre la maladie et qui nous a quittés, il y aura trois ans en janvier. J’ai succédé à Michèle à Paris le 1er octobre 1995 pour prendre la direction adjointe du service. Nous étions amies depuis longtemps mais ces fonctions nous ont beaucoup rapprochées, nous avons cheminé et partagé ensemble nos préoccupations, nos enthousiasmes, nos doutes et nos convictions, Michèle dans la construction du service en Seine Saint Denis et moi dans la découverte progressive de cette fonction de direction …C’est une amie très chère, il y en a beaucoup d’autres ici ce soir, les amies d’adolescence, de la FAC et d’ailleurs  mais Michèle  a une place particulière dans mon cœur. Merci Valérie d’être là avec Alain, ta mère était une belle personne.

J’ai une pensée particulière pour les collègues de la Seine Saint Denis, Yann le directeur du service de prévention qui vivent des moments douloureux suite à la mort tragique de Mamadou, éducateur à la Courneuve. Il ne m’était pas possible en cette soirée conviviale de passer sous silence cette épreuve que la Fondation traverse sans exprimer notre solidarité, notre sollicitude à tous nos collègues, aux jeunes aussi qui sont touchés et ressentent sans doute de l’incompréhension. Les médias ont relaté cette tragédie qui doit nous interpeller car il ne s’agit pas de la classer comme trop souvent, dans les faits divers qui se succèdent et alimentent tous les discours simplistes sur les violences, qui favorisent la montée du sentiment d’insécurité et entretiennent parfois la peur et le rejet, même si on peut penser que la violence dans toutes ses formes est une démission de l'intelligence et signe une perte de confiance dans la valeur de la mise en mots.

Vous avez eu et ce doit être les usages quand on cesse son activité un petit historique de mon parcours …

Lorsque j’ai rencontré Robert Steindecker en 1972, il recevait les candidats au Chiquito, un café de la rue Olivier Métra, car je devais être recrutée dans le service cette année là mais il n’y a pas eu de financement et c’est le 1er novembre 1973 que j’ai rejoint l’équipe de rue … jamais je n’aurais pensé que je ferais toute ma vie professionnelle à Feu Vert….

C’est toujours resté important pour moi d’avoir été reçue par Robert Steindecker pour cet entretien de recrutement sur la proposition de Pierre Ducroq, directeur du service à cette époque, mais c’est un autre temps. Je garde un souvenir très précis de ces années, des rencontres régulières du samedi quand il venait au Chiquito puis rue Riblette échanger avec les éducateurs. Un grand monsieur, Robert Steindecker, et les hommages qui lui ont été rendus, notamment pour célébrer les 100 ans de sa naissance ont bien mis en lumière son engagement pour les jeunes, les personnes en difficultés, ses qualités prospectives, son indépendance de pensée et d’esprit  mais surtout sa capacité à prendre des risques pas seulement financiers, pour développer les établissements et services et être créatif pour mieux répondre aux besoins grandissants des jeunes, il avait une lucidité sur les enjeux politiques de nos missions. Il savait ce qu’il voulait et savait nous le dire lors de nos rencontres.

J’ai connu trois présidences, après Robert Steindecker, Jean Marc qui a pris la suite de cette fonction au décès de son père puis Claudine Guthmann et de nouveau Jean Marc aujourd’hui. Merci à chacun de m’avoir fait confiance comme éducatrice, mon premier métier puis comme chef de service, responsable du Safip, comme directrice.

J’ai apprécié les contacts avec les membres du Conseil d’administration lors des réunions où nous avons cette possibilité de restituer la vie et le fonctionnement du service, leur faire part de la façon dont nous portons les missions, nos préoccupations, les entendre aussi. Un conseil d’administration, au-delà d’être la personne morale de la Fondation, c’est une instance essentielle qui porte le projet associatif, qui nous garantit les conditions d’exercice de notre métier, qui soutient et développe nos activités, qui prend position vis-à-vis des politiques publiques. Vous avez toujours été au rendez – vous des attentes des professionnels dans des moments où il fallait réaffirmer la primauté de l’éducatif et je sais combien cela a été important pour tous, je vous en remercie.

Ceux qui disent que le rapport à l’entreprise est aujourd’hui moins emprunt d’affects ou de fidélité, qu’une carrière linéaire et dans la même institution n’existera plus, se trompent peut-être ou alors la Fondation sait encore un peu susciter de l’adhésion, au-delà de nos contrats de travail très conventionnellement encadrés et générer un sentiment d’appartenance, un réel engagement. C’est peut-être comme une  « autre famille », parsemée de souvenirs, d’anecdotes qu’on se raconte depuis des années, de séjours dans les « maisons de campagne », les centres de vacances, avec la fidélité de ceux qui ont fait de plus courts passages, et surtout celle des « anciens ». Merci d’être là Annette, Josy, Mireille, Christiane, Dan, notre groupe sénior des Babayagas et puis Yves, Michèle, Alain, Max et les autres un peu comme dans un film de Sautet et puis les anciens directeurs Patrick, Françoise, Bruno qui ont ouvert, construit et fait fonctionner les services de la Fondation. Serge, c’est trop tôt pour toi !!! Cette liste à la Prévert est bien périlleuse car je ne pourrais vous citer tous mais vous êtes dans mes pensées chaleureuses.

J’ai connu trois directeurs généraux, Pierre Ducroq, Serge Maret et Nicole Gloaguen avec lesquels j’ai eu un grand plaisir à travailler.

J’aurais un merci particulier à adresser à Pierre Ducroq, qui est en fait responsable de mon arrivée à FEU VERT. Rencontré en 1967 alors que j’étais à l’école d’éducatrices de Nancy, la mixité n’était pas de mise en ces temps qui doivent paraitre bien lointain pour ceux qui n’étaient pas nés… c’est cette richesse intergénérationnelle qu’il faut préserver. Nous étions au lendemain de la signature de la convention collective de mars 1966, que tu as, pour la fédération syndicale CGT, contribuer à structurer afin d’améliorer les conditions et cadres d’exercice des professionnels. Tu m’as ouvert un chemin que je n’ai jamais perdu et en quelque sorte la voie pour mener de front ma vie professionnelle et mes engagements syndicaux… concrétisant ainsi sans doute un idéal de justice et de recherche d’épanouissement pour chaque personne. Il faut surement dépasser tes airs bougons, ton ironie pour apprécier tes qualités humaines, ton sens de la négociation, tes compétences gestionnaires et ta vision prospective. Tu savais te moquer et manier la dérision mais nous n’étions pas en reste dans le collectif de direction pour réagir. J’ai fait partie d’un groupe de « pétroleuses » c’est ainsi que tu l’avais nommé avec Michèle, Françoise, Danièle lorsque nous tentions de faire valoir les spécificités de notre fonction, comme femme, cadre … alors nous avons parodié l’affiche du film même si nous n’étions sans doute pas aussi sexy que des actrices de cinéma, mais nous avions du répondant, de l’humour et parfois c’est bien utile !!

Serge, tu m’as accueilli et accompagné dans ma prise de fonction, j’ai beaucoup appris à tes côtés, tu m’as fait confiance et j’ai pu mettre en place des journées d’études avec les chefs de service et cette démarche en a initiée beaucoup d’autres et puis tu m’as « lâchée » pour le siège, un peu vite à mon goût, mais je savais que tu étais là chaque fois que c’était nécessaire...

Et puis est arrivée Nicole…, nous l’attendions, une femme à un poste de DG, encore rare dans notre secteur à 75% féminin. Tes compétences, ta connaissance de la protection de l’enfance, ton écoute, la justesse de tes interventions, ta visée prospective du secteur ont été pour moi un apport important ces dernières années et c’était un bonheur de travailler ensemble. Nos échanges, nos projets, nos polémiques constructives, nos déplacements dans les maisons de la Fondation vont me manquer, tu le sais.

Tout au long de ces années, j’ai eu deux activités, mais je n’ai pas eu deux employeurs, celle  liée à mon engagement professionnel et l’autre liée à mon engagement syndical et aux responsabilités que ma fédération m’a confiées sur les questions de la formation professionnelle et l’emploi dans la Branche professionnelle associative, administrateur national à UNIFAF, membre de la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi. Alors bien sûr cela a nécessité beaucoup de travail car la gestion du service a toujours été ma priorité, j’ai souvent tordu le cou au code du travail sur les amplitudes horaires… Mais ce double engagement a tellement enrichi mon parcours et interagi avec l’ensemble de mes responsabilités. J’espère aussi avoir apporté au service et à la Fondation les connaissances acquises et surtout cette conviction que l’accès à la qualification, au diplôme professionnel, à tous les apports des disciplines des sciences humaines sont indispensables, une source de développement personnel, un garde-fou contre la perte de sens, l’usure, le découragement, une garantie de professionnalisation…..

Mais ces deux engagements ont aussi été source de paradoxe, de confrontations entre participer de la dirigeance et être syndicaliste. Comment rendre compatible ma fonction de direction et mes convictions syndicales ?

La qualité de l’accompagnement, les réponses aux besoins des usagers sont – elles compatibles avec les cadres budgétaires qui se restreignent ? Les attentes légitimes des autorités de tarification, les évolutions législatives à mettre en place, la prégnance de la gestion,   l’exigence de l’évaluation, la gestion au quotidien des équipes, le souci de la qualité de vie au travail ont toujours été source de préoccupations et j’ai bien compris qu’il n’y avait pas de prêt à penser, de modèles et qu’il fallait faire du sur-mesure. Cela n’a pas toujours été évident et cette préoccupation d’assumer parfois des contradictions ne peut trouver sa réponse que si on peut la mettre au travail au quotidien, s’arcboutant sur des positions éthiques et déontologiques qui se déprennent de la langue de bois, du mensonge, de la facilité...

FAIRE CE QUE L’ON DIT ET DIRE CE QUE L’ON FAIT sans travestir, sans embellir, avec sincérité et loyauté que ce soit vis-à-vis des jeunes, du public mais aussi de ceux qui nous financent, des élus, des partenaires. C’est gérer en permanence cette mise en tension de la commande publique et la nécessaire réponse aux besoins des jeunes et de leurs familles.

Avoir l’ambition d’être « le meilleur », avoir la posture la plus juste, la bonne distance, s’attacher à faire « du bel ouvrage » mais pas pour soi-même, pas pour combler des besoins de reconnaissance, mais parce ce qu’on le doit aux jeunes, aux missions de protection de l’enfance qui nous sont confiées….

Durant ces années de travail, j’ai construit d’abord ma boite à outils d’éducatrice, afin de comprendre les contextes de notre intervention, les spécificités des besoins des jeunes et j’ai intégré, puisque j’avais choisi la prévention spécialisée, ses fondamentaux comme nous le disons entre nous, ses modalités de travail qui sont restées les mêmes depuis les années 1972. Je suis toujours restée prudente vis-à-vis de l’entre soi, des dogmes et de trop de certitudes.

Par contre, la question des références théoriques ou des grilles de lecture a toujours été prégnante dans mon cheminement ou pour le dire d’une autre façon, la mise au travail de questionnements, l’élaboration d’une pensée personnelle, le sens des concepts et des mots.

Devenir sujet de sa pratique, être capable d’articuler le savoir-faire lié au métier, l’éthique professionnelle, la mission, le cadre institutionnel et la relation à l’autre l’enfant, l’adolescent le jeune adulte, c’est ambitieux sans doute mais indispensable et c’est ce qui permet de construire sa professionnalité. Cela ne peut se faire sans risques, c’est un chemin semé d’épreuves.

Nous n’avons jamais autant entendu parler de conduite de projets, d’innovation, alors que nous ressentons l’injonction du court terme, de la durée à contenir, de l’efficience, de la visibilité de nos actions, des résultats attendus dans un contexte sociétal qui accentue tous les indicateurs auxquels nous sommes confrontés : la paupérisation des familles, la récurrence de l’échec scolaire, les obstacles à l’insertion et à l’accès à l’emploi des jeunes, l’augmentation des processus de relégation, de stigmatisation et de rejet, la montée des intolérances. Mais ces constats renforcent nos prises de conscience collective et donnent du sens à la nécessité d’agir.

Dans un monde déstructuré, vers quel idéal de société emmener tous ces jeunes pour éviter qu’ils ne s’engouffrent dans des chemins de traverse ? Alors il y a la rencontre, le lien, l’attention apportée qui s’inscrivent comme sur un parchemin dans leurs parcours de vie et peuvent ouvrir d’autres voies.

A deux reprises dans son œuvre, S. FREUD évoque « les trois métiers impossibles : éduquer, psychanalyser, gouverner ».

Avec l’impossible, l’impuissance, les limites auxquels ces fonctions nous confrontent, quels défis pouvons-nous relever, et que parvenons-nous, éducateur, psychanalyste, dirigeant, à produire, incarner, transmettre malgré tout ?

Mais il y a aussi des possibles et j’aurais aimé laisser filer des métaphores pour parler autrement de l’éducateur : le passeur, le bricoleur, le magicien, l’alchimiste, le peintre, le musicien, le jardinier, le sportif, l’éveilleur, pour rendre un peu plus poétiques les représentations qu’on a de notre métier… pour dire combien tous ces prétextes de support de liens, ces artifices n’ont en fait qu’un objectif redonner des racines et des ailes à ces jeunes.

Pour parler de ces milliers de jeunes qui nous font souci, nous inquiètent, j’avais vraiment envie de le faire car si nous sommes là c’est un peu à cause d’eux, j’ai écouté Aragon, cela va de soi, qui s’étonne : est – ce ainsi que les hommes vivent …est – ce ainsi que les enfants vivent pourrions-nous dire

Regardez ces jeunes gens qu’est-ce qui les pousse

Comme ça vers les bancs de sable les bas-fonds

Ils n’avaient après tout de neuf que la frimousse

Eux qui faisaient tantôt les  farauds ils vont tous

Où les songes d’enfance à la fin se défont

J’ai aussi écouté Prévert qui dénonce la chasse aux enfants :

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C’est la meute des honnêtes gens

Qui font la chasse à l’enfant

Il avait dit j’en ai assez de la maison de redressement

Et les gardiens à coups de clés lui avaient brisé les dents

et puis ils l’avaient laissé étendu sur le ciment

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Maintenant il s’est sauvé

Et comme une bête traquée

Il galope dans la nuit

Et tous galopent après lui

Être éducateur, c’est aussi galoper pour comprendre et protéger, croire que rien n’est jamais perdu, sans angélisme ni complaisance, entendre leur désarroi et le partager.

Dans le rapport d’activité de l’association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, Marie Pierre Hourcade qui la préside écrit :

« Nous sommes convaincus de la pertinence de notre action, de notre capacité à modifier les parcours de vie avec bien sur le concours de nos partenaires et de tous ceux qui participent à la protection de l’enfance. Chacun à la place qui est la sienne et chacun conscient de la responsabilité dans la parole qu’il transmet et dans le rôle d’accompagnement qu’il assure... »

Merci Marie Pierre de ces propos qui font résonnance je le pense pour nombre d’entre nous et c’est bien la richesse de notre travail éducatif de pouvoir aussi s’appuyer sur des partenaires et de travailler en réseau comme on dit aujourd’hui. Aller chercher d’autres compétences, réfléchir avec vous tous qui concouraient aussi à l’accompagnement des jeunes est une évidence mais cela exige aussi de construire une qualité de relations professionnelles, faite d’estime réciproque et c’est un formidable levier pour l’action éducative.

C’est un aspect du travail de mise en liens que j’ai particulièrement apprécié et j’en ai rencontré des professionnels engagés, attentifs, disponibles...  J’aurais aimé vous citer tous et toutes mais ce serait trop fastidieux alors j’évoquerais quelques  champs d’intervention, au risque d’en oublier :  les collègues des services sociaux, ceux du milieu ouvert et de la PJJ, les acteurs de la scolarité , c’est une question qui me passionne (peut-être à cause de mes convictions sur la formation tout au long de la vie et le plaisir d’apprendre) avec une pensée pour Maryse Esterle qui nous accompagne depuis 4 ans sur cette réflexion, les équipes des collèges, les magistrats, les avocats du barreau des mineurs,  interlocuteurs si importants, les acteurs de l’insertion, nombreux au regard des engagements de la Fondation sur cet enjeu vital pour les jeunes, leur dignité passera par un travail, ceux de la santé, merci aux actions élaborées ensemble, ceux de la culture et du sport, ils aiment tellement le foot ces jeunes, ceux  de l’animation, centre sociaux, antennes jeunes.

Les chefs de projets et chargés de missions des différentes directions de la ville et ceux des 4 mairies où nous travaillons qui fédèrent, structurent et font « lien ».

Et puis tous nos collègues des autres associations de prévention spécialisée de Paris, nos échanges, le partage de nos convictions.

Alors durant ces années de responsabilité à la direction du service, j’ai essayé sans doute maladroitement mais avec toute l’énergie de mes convictions, de défendre ces quelques idées fortes :

* le respect des missions confiées, le dialogue avec les maires, les élus et leurs collaborateurs dans un esprit de loyauté, en soutenant notre engagement pour la protection de l’enfance, les relations avec les services de la DASES et le BPJI, merci Pierre François Salviani pour votre attention et votre écoute.

* l’appui aux équipes en recherchant des coopérations, des apports extérieurs, merci à nos quatre psychologue/psychanalyste Stéphane, Christophe, Pierre Yves et Jean Paul, du travail d’écoute pour chacune des équipes.

* merci Didier Lapeyronnie, Michel Kokoreff, vous nous avez aidés à réfléchir et à partager vos objets de recherche dans le champ de la sociologie urbaine, comprendre les effets ghetto dans nos quartiers, vos propositions pour tenter de repenser la ville,

* merci à Faïza Guélamine qui a pu nous éclairer sur cette question si sensible, si actuelle de la place du fait religieux, et de la nécessité de garantir la laïcité dans nos pratiques, gage de notre liberté, protection de notre sphère privée et respect de chacun et à tous ceux qui sont intervenus tout au long de ces années.

Être ce soir à « la Maison des Métallos », rue Jean Pierre Timbaud est un symbole important pour moi, car ce lieu appartient à l’histoire de la classe ouvrière, à la combativité de ses dirigeants, de leur engagement dans la résistance. C’est un lieu qui a failli disparaitre et qui doit sa survie à la mobilisation de tous ceux qui s’y sont opposés. Nous sommes à proximité de nos équipes du grand Belleville qui appartiennent à l’histoire de la Fondation, du SAFIP qui a eu et a encore ses locaux.

Merci aux élus du comité d’entreprise d’avoir permis que cette soirée se tienne ici car c’est une raison de plus pour partager avec vous cette évidence que lorsqu’on mène des combats, bien sûr pour de justes causes on n'est jamais sûr de gagner (d’aucun diront que cela dépend du rapport de force) mais si on ne combat pas, on est sur de perdre !!!

J’ai dit au revoir aux collègues, aux chefs de service en fermant la porte de mon bureau, j’ai confiance en vous, je sais que vous allez poursuivre ce merveilleux travail.

Je quitte ma fonction sereine, je n’ai jamais ressenti de sentiment d’usure ou d’obsolescence,  j’ai la tête pleine de projets, de désirs et d’envie, et un ressenti de ne pas avoir eu assez de temps pour relever tous les défis auxquels la prévention spécialisée et plus largement le travail social sont confrontés, pour porter haut et fort nos savoirs faire pédagogiques, notre expertise et mettre en œuvre plus que jamais les conditions d’une certaine résistance face à la récurrence d’une disqualification de notre utilité.

Je ne vous ai pas tenu des propos « camomille » et je m’en excuse, je ne sais pas faire mais aussi parce que je pense que nous devons rester éveillés et vigilants et puis la soirée ne fait que commencer.

Merci à vous tous, vous êtes formidables, nous sommes formidables, restons formidables…

Annie Léculée

 

 

11 juin 2013

Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation : un enjeu essentiel pour prévenir les conduites à risques.

Le 27 mai, à la Mairie de Paris, 150 participants représentant  plusieurs services de la mairie de Paris et de l’Etat, magistrats, éducateurs d’associations de prévention  spécialisée , de la PJJ ou du service de probation, formateurs, acteurs de la santé et de l’insertion, de la Mission locale de Paris étaient réunis à l’initiative de la Mission de Prévention des Toxicomanies de la DASES et de la Direction de la Prévention et de la Protection. L’objectif de cette conférence, animée, avec brio, par Santiago Serrano, directeur de la Mission de prévention des conduites à risques de la Seine-Saint-Denis était d’échanger sur les questions  de formation et d’insertion des jeunes à partir d’un  dispositif  porté par le service de formation de la Fondation, le SAFIP,  et aussi par le service de prévention spécialisée de Paris.

L’après-midi a été introduite par Myriam El Khomri, adjointe au Maire de Paris, en charge de la prévention et de la sécurité qui a présenté les grands axes de la politique de prévention développée par la ville de Paris que ce soit dans le champ de la  prévention de la récidive ou du décrochage scolaire. Myriam El Khomri a illustré cette politique volontariste par la présentation de quelques outils mis en place, par exemple, l’accompagnement individuel proposé par la Mission locale aux jeunes incarcérés  à Fleury Mérogis ou à la prison de la Santé. De même, Myriam El Khomri a rappelé l’importance du partenariat, souhaitant un travail collectif sur ces questions : acteurs de la justice, du travail social, de la formation et de l’entreprise.

Rappelons qu’en 2009, Marie-Pierre Hourcade, Présidente du tribunal et juge des enfants pour le 20ème arrondissement  confrontée à la question de  l’emprise du trafic sur les mineurs,  fut l’initiatrice du dispositif « lutte contre le trafic », faisant le pari de substituer aux revenus d’activités délictueuses des ressources légales, en favorisant l’emploi des jeunes. L’objectif était de prévenir la récidive de l’usage et du trafic des drogues des jeunes sous main de justice ou susceptibles de l’être par une démarche d’insertion sociale et professionnelle.

La Fondation a porté le dispositif et l’a élargi en 2010 aux jeunes parisiens âgés de 16 à 28 ans en mettant en place l’action « jeunes vers l’emploi ».

Lors de la première table ronde, Stéphane Colenthier, directeur du Safip, et Anthony Repussard, coordinateur du dispositif, ont présenté cette action ainsi que les résultats encourageants de l’année 2012 : sur 42 jeunes accueillis, 15 jeunes ont trouvé un emploi ou une formation. Cécile Rabouin, animatrice territoriale et Pascal Redondo, coordonnateur justice, représentants de la Mission locale de Paris, Alain Rezé, éducateur du Club de prévention spécialisée du Canal de l’OPEJ ( Œuvre de Protection des Enfants Juifs) ainsi qu’une représentante de la PJJ  qui ont orienté des jeunes vers ce dispositif ont souligné sa pertinence ,en raison ,tant de sa souplesse que de la qualité de la prise en compte  globale du jeune accueilli.

A partir de regards croisés, la seconde table ronde était axée sur le partenariat justice, travail social et entreprise avec  l’enjeu d’offrir des réponses concrètes d’emploi aux jeunes suivis par la justice comme l’a souligné Nadine Regereau, juge des enfants à Paris.  Pour Yahia Adiane, directeur d’un centre social et Medhi Lacheheb, directeur de l’Entreprise d’Insertion Infobat, accéder à l’emploi c’est tout d’abord accéder à un statut, à une place dans la société. En tant que chefs d’entreprise, ils nous ont aussi fait part de la complexité du rapport des jeunes au travail, de la nécessité de les soutenir dans leur parcours. En effet, si la valeur travail demeure toujours importante, les jeunes sont souvent déçus de découvrir, lorsqu’ils élaborent un projet professionnel que leurs lacunes scolaires leur en interdisent l’accès. Nicole Gloaguen, Directrice générale de Jeunesse Feu Vert ,reprenant  les éléments d’une enquête du Conseil d’Analyse Economique a  rappelé que la France a un problème spécifique avec l’emploi des jeunes, le taux d’emploi des 15 -24 ans est de 30% et ce qui est particulièrement  préoccupant  c’est que 17 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni à l’école, ni au travail, ni en formation ! Au regard de leurs trajectoires mais aussi de leurs stratégies d’action  il est urgent  de leur proposer  une diversité de réponses  afin d’éviter qu’ils ne glissent vers le fatalisme : dispositif du Safip mais aussi Entreprises d’Insertion et plus en amont chantiers éducatifs ou autres réponses.

Isabelle Jeannes, de la Mission de prévention des toxicomanies a conclu sur l’intérêt de cette expérience, nous invitant  à continuer à partager sur ce thème en élargissant la réflexion à d’autres acteurs, lors d’un prochain rendez-vous.

 

11 juin 2013

Solidarité Internationale au Sénégal

La soirée de restitution du chantier de solidarité à Guediawaye dans la banlieue de Dakar

réalisé par 10 jeunes âgés de 18 à 22 ans et 3 éducateurs de l'équipe Pelleport de Paris 20ème

avec le soutien de la fédération Léo Lagrange et du conseil régional a eu lieu

vendredi 31 mai à la MJC les Hauts de Belleville.

Nous tenons à remercier la présence de Jean-Marc Steindecker, notre Président, de Nicole Gloaguen, Directrice générale et d Annie Léculée directrice des équipes de prévention de Paris, des collègues et jeunes des autres équipes, la MJC, les associations (Femmes du Monde et du quartier, Fatou Kaba, Couleurs Brazil, Môm Pelleport, Belleville Citoyenne, La Consult, le chargé de mission à la prévention de la mairie du 20ème, les habitant(e)s du quartier et les quelques membres du collectif de jeunes qui n'ont pas voyagé, mais qui ont contribué à impulser cette initiative lors d'un travail de diagnostic et de préconisations des jeunes organisé par les éducateurs. Un autre collectif de plus jeunes a préparé le cocktail particulièrement apprécié en vue d'un autre projet de son choix. Nous tenons à témoigner de l intérêt de la salle composée principalement d'une centaine de jeunes de 12 à 22 ans qui sont venus assister à la projection de notre film et à la présentation d'une expo photos relatant notre expérience. Les jeunes ont fait preuve d une écoute particulièrement respectueuse. Il faut dire que ce projet s'est construit sur 2 ans avec l'aide des jeunes et adultes du quartier qui ont soutenu cette initiative inédite, grâce à des dons pour alimenter nos brocantes, des spécialités culinaires destinées aux ventes à emporter et à notre repas solidaire organisés en amont, en venant nous acheter des plats, ce qui nous a permis de récolter de l'argent pour offrir un ordinateur à l'école que nous sommes allés restaurer. Pour nous éducateurs, ces projets  co-construits avec les jeunes qui se transforment eux-mêmes en transformant leur environnement sont des leviers d’insertion positive et démocratique.

Nathalie MADRE, chef de service éducatif de l’équipe Pelleport-Ménilmontant, PARIS 20ème

28 mai 2013

Spectacle musical des enfants des Jacquets

Le vendredi 24 mai 2013, les enfants des Jacquets Bagneux ont offert leur spectacle musical annuel, à l’auditorium municipal mis à disposition tout au long de l’année. Les nombreux parents accompagnés de jeunes enfants pour certains, les partenaires, ainsi que Jean-Marc Steindecker, président de la Fondation, ont apprécié les chants dont les textes ont été écrits avec les enfants. Emotions, rires, silences attentifs et applaudissements ont scandé le spectacle. Les rythmes de djembés, de tambours et autre tambourin ont montré la capacité de concentration et le plaisir des plus grands à jouer ensemble.

Nous remercions l’ensemble des professionnels des Jacquets engagés dans cette aventure musicale qui nous ont fait partager ces instants de bien-être et toutes les personnes qui ont contribué à sa réalisation (municipalité, Education Nationale, …)

19 février 2013

L'inauguration des ateliers d'INFOBAT le 25 janvier 2013

Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation, Patrick Gosset, gérant de l’EURL Infobat ont inauguré les trois plateaux techniques spécialisés BTP, créés pour développer l’accueil et la formation des publics jeunes suivis par les équipes de prévention spécialisée et des publics adultes en insertion. Après la présentation du projet des ateliers techniques, financé pour moitié par le fonds départemental d’insertion, Jean-Marc Steindecker a fait la première démonstration de pose d’une peinture murale.

L’équipe d’Infobat, dirigée par Medhi Lacheheb, a accueilli une cinquantaine personnes :

-        des administrateurs de la Fondation ;

-        des partenaires de l’insertion professionnelle : missions locales et structures soutenant l’intégration des personnes par la mise au travail,

-        des éducateurs des équipes de prévention spécialisée, des directeurs d’autres services de la Fondation.

Les échanges se sont déroulés autour d’un buffet convivial réalisé par les jeunes de la Maison de la Juine.

3 janvier 2013

Bon anniversaire Jeunesse Feu Vert !

Pour célébrer son cinquante-cinquième-anniversaire, la Fondation a réuni le 11 décembre dernier à la salle Olympe de Gouges, dans le 11ème arrondissement, plus de 500 personnes : élus, salariés, partenaires et amis.

Cette manifestation était placée sous le haut patronage de Pierre Joxe qui s’est engagé fortement  pour une justice des mineurs protectrice et éducative. Après avoir salué l action des salariés qui ont construit l histoire de Feu vert, Jean-Marc Steindecker, Président de la Fondation, a remercié les collectivités publiques qui soutiennent nos actions de prévention, de protection de l’enfance, de formation, d insertion et de lutte contre toutes les exclusions tout en réaffirmant les valeurs fortes de la Fondation.

Myriam EL KHOMRI, adjointe au maire de Paris, chargée de la prévention et de la sécurité et Nawel Oumer, maire adjointe du 11èmearrondissement ont insisté sur le rôle de nos services dans le partenariat parisien et salué l’engagement des professionnels et plus largement la place du secteur associatif pour accompagner les jeunes et les familles les plus fragilisés.

La visite des stands, réalisés avec originalité par chaque établissement ou service, fut aussi l’occasion de montrer à nos invités la diversité de nos actions. Chacun a pu également apprécier et faire honneur au magnifique buffet préparé par les jeunes de la Maison de la Juine et par leurs encadrants et applaudir le spectacle de rap et de danse des jeunes de Seine-Saint-Denis.

Cette manifestation était précédée d un séminaire de travail portant sur le thème "Éducateurs d hier et d aujourd’hui". La diffusion d’un film sur nos pratiques éducatives, réalisé par José Sorba de l’agence Polynome et les témoignages de Pierre Ducroq, Josy Riffet, Francoise Bonnin, Nicole Bourgeais et Caroline Deliry lors de la première table ronde, animée par Nicole Gloaguen, ont montré l action de Feu Vert à travers plusieurs générations d éducateurs : 55 années de réalisations, de foisonnement d idées, de projets tissés au quotidien selon les contextes pour répondre aux besoins des jeunes et des personnes en difficulté et leur permettre d’accéder à l’autonomie et à la citoyenneté. Mathias Gardet, avec son regard d historien a rappelé quelques points de l’histoire de 1957 à 1979. Concernant les compétences professionnelles des éducateurs, Alain Vilbrot, professeur de sociologie à l université de Brest, a insisté sur les trois registres sur lesquels repose l’engagement de l’éducateur : symbolique, éthique et expérientiel. Dans ce dernier registre, nous citerons ce principe : « dans l action, le travailleur social ne peut mettre en application des techniques apprises une fois pour toutes et issues d un savoir à appliquer dès lors que les situations sont identiques. Les situations ne sont jamais identiques. Son travail est avant tout une expérience chaque fois renouvelée, toujours inscrite dans l évènement, toujours marquée par des particularités propres aux personnes à soutenir, aux contextes, aux actions entreprises, etc. Son action est toujours à reprendre, à refaire, à recommencer au sens où ce n’est jamais deux fois la même chose… si l efficacité du travail social a autant de mal à se mesurer, c’est parce qu’elle relève avant tout du registre symbolique, parce qu elle opère de façon à chaque fois renouvelée. Il s agit d’un travail toujours local, toujours localisé, un travail qui fait appel à l intelligence pratique, parce qu il est tout inscrit dans le social, qu il porte le social, qu il est un art de faire circuler le social ».

La deuxième table ronde animée par Chantal Goyau, administratrice et Directrice Générale de l ETSUP a permis à trois représentants de collectivités publiques : Marie-Françoise Bellée Van-Thong, Directrice Famille Enfance Jeunesse du département des Hauts de Seine, Francis Monge, Directeur territorial de la Protection Judiciaire de Seine-Saint-Denis et Pierre-François Salviani, chef du bureau des actions de prévention pour la Jeunesse à Paris, de livrer leur analyse du contexte d’intervention, de l évolution des besoins des publics mais aussi des politiques publiques. Au regard de la dureté des contextes, tous ont insisté sur la nécessité de s ouvrir aux problématiques d insertion professionnelle : celle de s intéresser à l’enfant dans son contexte familial à une époque où la famille est de plus en plus interrogée, celle de travailler en partenariat notamment avec les acteurs de la politique de la ville, celle de diversifier les prises en charge. Annie Leculée, Directrice du service de prévention de Paris de la Fondation a insisté sur l importance de « défendre le métier » précisant que si « la mise en référentiels des métiers éducatifs a clarifié de façon large leurs tâches, la mise en domaine, les compétences nécessaires et précisé les modalités de formation, cela n a pas permis d’affirmer que le cœur du travail social demeure la rencontre avec l enfant, l adolescent , l adulte , le public bénéficiaire,l importance de faire équipe ».

Jean-Marc Steindecker - Discours d'ouverture du 55e anniversaire

Alain Vilbrod - Les compétences professionnelles des éducateurs

Alain Vilbrod - De l'importance de l'histoire du travail social

Intervention d'Annie Léculée

Questions posées à Madame Bellée Van Thong, Directrice Famille-Enfance-Jeunesse, Département des Hauts-de-Seine

 

24 décembre 2012

Journée d’études sur la thématique « Faits religieux et Actions éducatives » au Service Prévention 93 – 5 Décembre 2012

Pour sa seconde journée d’études annuelle, le Service Prévention 93 a choisi d’aborder une thématique récurrente dans les équipes éducatives : les faits culturels et religieux rencontrés dans l’accompagnement des jeunes au quotidien et dans les quartiers d’intervention.

Pour traiter cette thématique à la fois intéressante et complexe, le service a fait appel à une intervenante reconnue dans l’expertise du sujet abordé et connue de la Fondation : Faïza Guelamine, Docteure en sociologie, assistante sociale de formation et spécialisée dans les objets de recherche autour des populations migrantes, du racisme et des discriminations.

La matinée a été consacrée à la clarification de certaines définitions et concepts autour de la culture, des traditions, des formes de religiosité, de la religion et du fait religieux… L’intervenante est aussi revenue sur des repères législatifs généraux concernant la laïcité, sur l’idée et la définition que se font les travailleurs sociaux de cette « valeur-concept » forte de notre Fondation et de la République. Il a été également abordé dans cette matinée riche d’échanges avec tous les éducateurs et cadres du service, les pratiques religieuses actuelles rencontrées et la pratique professionnelle des uns et des autres dans une démarche laïque. Des débats très constructifs s’en sont suivis jusqu’à l’heure du déjeuner et les éducateurs ont affirmés avec force leur posture éducative et professionnelle.

L’après-midi s’est organisée autour de quatre groupes de travail d’éducateurs pour se pencher sur des études de cas (tirées de situations réelles) soumises par l’intervenante, pour mettre au travail le positionnement éducatif (et donc la posture professionnelle) des éducateurs face à des situations complexes liées à des faits culturels ou religieux. La restitution en grand groupe a clairement mis en avant la posture éducative des éducateurs de la Fondation attachée aux valeurs laïques et de respect des jeunes, usagers d’un service public ouvert à tous.

Cette journée a été marquée par des débats engagés et productifs des salariés du service. Il a été décidé de réfléchir à une éventuelle seconde journée d’études sur cette même thématique, pour tenter de dégager une culture commune professionnelle face à des phénomènes complexes de société où la Fondation continuera à accompagner des jeunes dans leurs diversités et leurs singularités.

 

28 novembre 2012

Exposition de photos à l'Ile-Saint-Denis

Le vendredi 16 novembre a eu lieu une exposition de photos à l'Ile-Saint-Denis, en présence du Maire, Monsieur BOURGAIN, et de nombreux partenaires locaux. Cette exposition retraçait deux séjours effectués par les jeunes encadrés par la prévention spécialisée de Seine-Saint-Denis de la Fondation : l'un en Ukraine, l'autre au Maroc.

28 novembre 2012

Accueil des nouveaux salariés

BIENVENUE AUX NOUVEAUX SALARIES !

Vingt-deux salariés, arrivés depuis moins d'un an, ont participé, le 22 novembre 2011, à la 4ème journée d’accueil des nouveaux salariés.

Un moment de présentation, d’échanges, et l’occasion pour Jean-Marc STEINDECKER, Président, de retracer l’histoire de la Fondation, de son fondateur Robert STEINDECKER, et de présenter les grandes orientations de la Fondation.

Après la présentation d'un film sur nos activités, chaque directeur a présenté les missions et les actions de son établissement.

Cette matinée d’accueil particulièrement sympathique s’est déroulée dans la salle de réunion du siège de la Fondation.

5 novembre 2012

Journées de rencontre Fédération Nationale CIVAM - Accueil Paysan - Maion de la Juine et formation sur le secret profess

Ouvrir le champ des possibles…

Comment offrir l opportunité de découvrir d autres réalités notamment en lien avec la nature et la vie à la ferme ? Comment accueillir et respecter l intimité de chacun dans un espace de rencontre et d expérience humaine ?

Les 18 et 19 octobre 2012, plus de 25 partenaires du réseau agricole de la Fédération Nationale des CIVAM et Accueil Paysan ont été reçus par l'équipe de la Maison de la Juine dans les locaux du siège de la Fondation.

Dans le cadre de l accompagnement de jeunes accueillis, la Maison de la Juine leur offre la possibilité de découvrir le milieu rural à un moment de leur prise en charge. Au-delà du partage des valeurs humaines et institutionnelles, il s agissait de consolider le partenariat existant, de permettre à chacun de présenter ses missions et de former de nouveaux accueillants.

Il s agissait aussi de réfléchir ensemble à certaines questions, notamment à celle du partage d'informations confidentielles.

Les différentes textes légaux et outils mis en œuvre ont été exposés et mis en relation avec quelques cas concrets afin de clarifier les rôles et limites de chacun.

Les échanges furent fructueux et de nombreuses questions furent abordées :

De quelles informations dispose-t-on à l accueil d'un jeune ? Quelles informations transmettre ? Comment et à qui transmettre ?

Lors de la deuxième matinée ont été abordées, sous forme de trois ateliers, les questions suivantes :

  1. De quelles informations disposent les accueillants à l'arrivée du jeune ?
  2. Que faire en cas de maladie ?
  3. Comment rendre compte du comportement du jeune lors d un séjour en accueil paysan ?

Les invités ont particulièrement apprécié la convivialité lors des repas préparés et servis par les jeunes et l équipe de l atelier de bouche.

La Maison de la Juine tient de nouveau à remercier tous les participants pour leur implication dans la réflexion commune, le partage des valeurs et la chaleur de la rencontre.

 

6 août 2012

Journée d'études du service de Prévention Spécialisée 93 - 18 juin 2012

Tous les salariés du Service Prévention 93 (direction, chefs de service et éducateurs) ont participé à une journée d’études le 18 juin, animée par Emmanuel Meunier, de la Mission Prévention des conduites à risques du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et par Isabelle Jeannès de la Mission de prévention des toxicomanies de la Ville de Paris.

La journée a été marquée par deux temps forts :

-        la matinée consacrée à une intervention orale sur la thématique des stupéfiants dans les quartiers,

-        l’après-midi, les salariés ont participés à des groupes de travail sur des thématiques préalablement définies par les cadres du service et l’intervenant.

Emmanuel Meunier et Isabelle Jeannès ont présenté dans la matinée les résultats d’un travail d’atelier, intitulé « l’intervention sociale et éducative au défi des trafics », qui a associé deux chercheurs, Pierre Roche, sociologue au CEREQ et Pascale Jamoulle, anthropologue à l’Université de Louvain la Neuve, et une vingtaine de professionnels de terrain de Paris et de la Seine-Saint-Denis (dont deux salariés de Jeunesse Feu Vert 93). Ce travail collectif avait été précédé, en 2010, d’une enquête ethnographique sur le sujet sensible et préoccupant des stupéfiants et des trafics, qui a été menée dans le nord de la région parisienne, et notamment à Saint-Ouen où une équipe du service intervient. À la fin de l’intervention, un débat s’est engagé avec les éducateurs.

Dans l’après-midi, Emmanuel Meunier et les cadres du service ont animé quatre groupes de travail sur les thématiques suivantes :

-        Atelier n°1 : « Consommation, trafic : interdire ou réduire les risques ? »

-        Atelier n°2 : « Les  publics vulnérables : préadolescents, jeunes filles, sans-papiers, personnes handicapées…»

-        Atelier n°3 : « Comment accompagner les parents et les enseignants ? »

-        Atelier n°4 : « Comment accompagner la sortie du trafic ? »

La journée a été clôturée par une restitution des groupes de travail sur les quatre thématiques travaillées dans l’après-midi. Des questions sur les pratiques éducatives et les postures professionnelles se sont posées et permettront au service de définir une autre journée de travail avec une thématique d’actualité.

7 juin 2012

Journée de formation sur la responsabilité civile et pénale

Plus de 40 cadres, Directeurs, chefs de service, ont participé, le 4 juin, à la journée de formation sur La responsabilité civile et pénale, animée par Maître Jérôme ARTZ, avocat au cabinet Barthélémy.

Quelles sont les responsabilités d'un Directeur, d'un chef de service dans un établissement de notre secteur ?

Il s'agissait d'exposer et de clarifier les règles de droit que chacun doit connaître pour exercer son travail de façon éclairée.

La journée a été riche de questionnements. Outre l'approche théorique, les participants ont exposé des situations concrètes, qui engagent la responsabilité de chacun.

25 mai 2012

Les Jeunes en difficulté, une autre manière de travailler

Solidarité intergénérationnelle, dialogue, confiance : les entreprises n'ont-elles pas à apprendre des jeunes en situation de fragilité économique et sociale ?

Fin 2010, un emploi sur quatre occupé par une jeune a bénéficié d'une aide de l'état. L'inflation de dispositifs publics d'insertion professionnelle au fil des années prouve on ne peut mieux la dimension contraignante de la relation entre les employeurs et les jeunes. Une contrainte décuplée lorsqu'il s'agit d'intégrer des jeunes en difficulté. Pourtant, les entreprises n'ont-elles pas beaucoup à apprendre de ces publics qu'elles ont spontanément tendance à écarter ?

INVERSER LA LOGIQUE

Créée en 1957 et reconnue d'utilité publique en 1973, la Fondation Jeunesse Feu Vert aide des jeunes et des familles en difficultés économique, sociale et d'insertion professionnelle. Au travers de nombreuses structures sociales (centres psychopédagogiques, foyers éducatifs, centres d'hébergement, services d'aide à la formation et à l'insertion professionnelle, entreprise d'insertion professionnelle, atelier traiteur, centre de vacances), elle accueille chaque année plus de 7000 jeunes (enfants, adolescents et jeunes adultes) dans quatre départements d'Île-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Essonne, Seine-Saint-Denis).

"En matière d'insertion, le postulat qui prévaut est celui selon lequel il faut se former pour travailler. Mais pour tous les jeunes qui sont déscolarisés depuis des années, l'idée même de la formation peut faire peur. Il faut donc inverser la logique : permettre l'expression en gestes professionnels qui pourront ensuite être transposés sur la base de formations techniques", développe Patrick Gosset, gérant d'Infobat, unes des entreprises d'insertion de la Fondation.

NOUVEAUX CODES RELATIONNELS

En développant au travers de cette variété de structures une approche systémique de l'insertion, Jeunesse Feu Vert rompt avec les codes en vigueur dans le monde de l'entreprise. Alors que les organisations du travail ont souvent tendance à infantiliser les rapports humains, la démarche de prévention repose sur la capacité d'une équipe à construire une légitimité basée sur des relations paradoxalement très "adultes". "La confiance, l'écoute, le sens du dialogue avec les jeunes, la franchise, la proximité, l'engagement quotidien des professionnels permettent d'apaiser les tensions. À condition bien sûr de se donner le temps nécessaire à un suivi extrêmement personnalisé", souligne Jean-Marc Steindecker, le Président de la Fondation. Transparence, échange, sécurisation des parcours, solidarités intergénérationnelles : pour les employeurs, la logique de l'insertion peut également être l'occasion de mettre en œuvre une véritable démarche qualité : pilotage en interne, investissements sur la qualification des tuteurs, négociations au niveau des branches, promotion des bonnes pratiques. Une démarche qui associe les publics internes, bien sûr, mais aussi les personnels externes (intérimaires, prestataires, sous-traitants), ainsi que les clients, les fournisseurs, les relais d'opinion …

Et ça marche. Sur les trois dernières années, 60% à 70% des jeunes passés par les structures d'insertion de Jeunesse feu Vert ont trouvé du travail.

L'INSERTION, UNE OPPORTUNITÉ POUR LES ENTREPRISES

Si elle permet d'infléchir les courbes de l'exclusion sociale, notamment chez les jeunes, l'insertion imprime également de nouvelles dynamiques pour les employeurs.

Les 18-25 ans sont les principales victimes de la crise de l'emploi. "L'un des axes de travail majeurs en matière d'insertion porte sur l'accompagnement dans l'emploi. Les dispositifs s'arrêtent pour la plupart aux portes des entreprises. Or, si on ne l'accompagne pas dans son poste et ses tâches, pour peu qu'il n'ait pas été préparé dans ses représentations et sa formation initiale au monde de l'entreprise et du travail, un jeune va très vite décrocher", affirme Matthieu Angotti, Directeur Général de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

La logique d'accompagnement constitue en soi un véritable atout pour les entreprises : elle leur permet de construire des approches transversales intergénérationnelles, où les jeunes vont permettre à leurs aînés de valoriser des compétences massivement inexploitées. Elle est également l'occasion pour les entreprises de mettre en œuvre une véritable démarche qualité : pilotage en interne, investissements sur la qualification des tuteurs, négociations au niveau des branches, promotion des bonnes pratiques. Une démarche qui associe les publics interne, bien sûr, mais aussi les personnels externe travaillant à l'intérieur de l'entreprise (intérimaires, prestataires, sous-traitants), ainsi que les clients, les fournisseurs, les médias … Cet élargissement du spectre des bénéficiaires offre des perspectives inédites pour l'entreprise.

3500 STRUCTURES D'INSERTION PAR L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Élargir le spectre, c'est aussi ce que propose L'Insertion par l'Activité Économique (IAE). Chaque année, plus de 200 000 personnes - bénéficiaires du RSA, jeunes sans qualification, chômeurs de longue durée - sont salariées dans quelques 3 500 structures d'IAE en France.

La fédération Coorace réunit ainsi à elle seule près de 500 entreprises de l'économie sociale et solidaire, qui salarient actuellement près de 100 000 personnes dont 83 000 dans le cadre de parcours d'insertion. "Les entreprises du réseau Coorace ont offert une place aux personnes les plus précarisées, et ont développé la représentation des salariés, leur participation au fonctionnement et à la gouvernance de leurs entreprises, recréant ainsi des espaces de démocratie dans l''économie", souligne Christophe Chevalier, Président de Coorace. Pour autant, l'insertion par l'activité économique est extrêmement perméable aux aléas de la conjoncture.

REVALORISER LE TERRITOIRE

Du coup, les entreprises d'insertion doivent innover. Parmi les solutions à disposition : les Groupements d'Économie Sociale (GES), des entités mutualisées aptes à porter différents outils spécifiquement créés pour les structures de l'économie sociale. "Les structures et activités d'un GES sont liées par un projet collectif de contribution à la création d'activités économiques sur le territoire, au travers d'une offre de service coordonnée qui se traduit notamment par une stratégie globale de valorisation et de dynamisation des compétences et des emplois", commente Christophe Chevalier. En permettant aux entreprises d'insertion d'atteindre des tailles critiques, les GES vont recréer l'emploi, mais aussi réinventer du lien à l'échelle de territoires de vie, autour d'acteurs de natures diverses : acteurs de l'économie sociale, PME, collectivités.

Muriel JAOUËN, JEUNE DIRIGEANT n°97, Avril 2012

 

10 février 2012

La solidarité, quel chantier !

3 équipes de la Fondation ont réalisé des chantiers de solidarité : 2 au Maroc et 1 au Sénégal. Ces projets ont été menés dans le cadre de nos actions de prévention spécialisée, qui sont financées par la DASES à Paris, et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.

Les séjours des équipes de prévention spécialisée au Sénégal et au Maroc ont été soutenus par la région Ile de France et la Fédération Léo Lagrange.  

Ces chantiers permettent à des jeunes de découvrir des pays, des conditions de vie, et de participer à des actions de solidarité.  

Des restitutions de ces séjours ont été faites, photographies et films à l'appui, avec la participation des équipes, des jeunes et de leurs familles.

22 novembre 2011

Visite des futurs locaux des Jacquets à Nanterre

Les administrateurs ont visité des locaux pour les Jacquets à Nanterre

Serge Burghoffer, Directeur des Jacquets, a accueilli plusieurs administrateurs et directeurs le 18 octobre dans les futurs locaux des Jacquets à Nanterre. Avec Jean-Marc Steindecker, Président, et Nicole Gloaguen, Directrice Générale, ils ont expliqué les travaux à effectuer pour pouvoir accueillir les enfants à la rentrée de septembre 2012.

L’atelier traiteur de la Maison de la Juine a assuré le buffet du midi, servi par les jeunes Djibril et Alexandre, accompagnés par Mme Toulouse, éducatrice.

22 novembre 2011

Journée sur l'insertion

Le 17 novembre 2011, une centaine de professionnels de la Fondation Jeunesse Feu Vert et de partenaires se sont réunis sur la question de l’insertion.

« Accompagner les jeunes, les usagers, vers et dans une dynamique d’insertion : quels constats ? Quelles réponses mises en œuvre à la Fondation », tel était le sujet de la première partie de la matinée.

Le film « Ballades en terre d’insertion », réalisé par José Sorba, de Polynôme, ainsi que les témoignages des professionnels de plusieurs services, montraient la richesse et la diversité des actions : accompagnements individuels fondés sur des relations de confiance qui se tissent dans la durée et moments de vie collective lors d’ateliers, de chantiers éducatifs, d’expériences d’insertion professionnelle,…

M. Correia, directeur général de la Mission locale de Paris, nous a tracé les orientations qui ont prévalu lors de la création des missions locales, suite au rapport Schwartz (1982). La question de la jeunesse restée à la marge du progrès social devait trouver une réponse par la formation et l’insertion professionnelle, fondée sur un accompagnement global et une proximité institutionnelle. Mais aujourd’hui, une politique centrée prioritairement sur l’emploi s’est substituée à cet idéal premier. Pour autant les missions locales sont avant tout des structures intégratives. Puis M. Correia a présenté l’organisation parisienne.

L’atelier traiteur de la Maison de la Juine, servi par Djibi et Michel Morin, a régalé les convives.

L’après-midi a été consacré à trois ateliers où les échanges ont permis de mieux se connaître, de découvrir les expérimentations, les actions de collègues de la Fondation et de partenaires :

-       L’accompagnement socio-éducatif.

-       L’insertion et la formation

-       L’accession à l’emploi des jeunes.

 Le président et la directrice générale ont remercié l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de cette journée. Parmi ceux-ci nous citerons les personnels des services et établissements, et de nombreux acteurs partenaires : les espaces dynamiques d’insertion CIEJ, Nord-Ouest et Parcours - l’association intermédiaire Travail au Clair, le bailleur Paris Habitat, les entreprises d’insertion Urbatir Infobat et Apij, la PJJ, Solidarités Jeunesse, la DASES.

28 octobre 2011

Inauguration du local Payret-Arago à Saint Ouen

L’inauguration du local de l’équipe Payret-Arago, à  Saint Ouen, a eu lieu le 25 octobre.

De nombreux participants étaient présents pour inaugurer les nouveaux locauxde l’équipe Payret-Aragositués passage Elisabeth, au cœur du quartier Arago-Payret-Zola à Saint Ouen. Claudine Guthmann, administratrice de la Fondation, Bruno Van der Borght, directeur du service de Prévention de Seine-Saint-Denis et l’équipe intervenant à Saint-ouen ont accueilli Madame Jacqueline Rouillon, Maire de Saint-ouen, Monsieur Bally Bagayoko, Vice-Président du conseil Général, chargé de l’enfance et de la jeunesse ainsi que de nombreux partenaires, services de la ville, du département et de l’Etat et bien évidemment les jeunes et les habitants du quartier.

Ce fut l’occasion pour Claudine Guthmann de remercier la ville de Saint Ouen pour la mise à disposition de ces locaux spacieux, le conseil général pour son soutien à nos actions de prévention ainsi que les équipes éducatives qui agissent quotidiennement en direction des jeunes les plus fragilisés. L’action des éducateurs de rue ne prend sens que si elle s’inscrit dans un partenariat actif avec les parents et l’ensemble des structures socio éducatives qui interviennent dans le quartier, dans la ville ou le département. Jacqueline Rouillon, Maire de Saint-Ouen a souligné «  l’importance de réinvestir l’espace commun du quartier », Bally Bagayoko a rappelé qu’en matière de prévention spécialisée, la concertation  et la réflexion entre conseil général, ville et associations était incontournable. Bally Bagayoko a conforté le sens du travail éducatif des éducateurs de prévention spécialisée, en insistant sur le travail de prévention en amont et la protection des jeunes, appelant à une grande vigilance de tous pour « ne pas dévier vers le sécuritaire et le répressif, quelles que soient les pressions et les sollicitations ».

Pour cette manifestation, les parents, les enfants et l’équipe avaient préparé la table et d’excellents gâteaux.

3 octobre 2011

Pour une justice des mineurs ambitieuse, la Fondation tient à réaffirmer ses valeurs

A la suite de plusieurs rapports sur la délinquance, les projets de loi  transforment  radicalement les principes fondamentaux de la justice des mineurs issus de l’ordonnance de 1945 en remettant en question le sens de la prise en charge éducative et le rôle des juges des enfants.

Le droit des mineurs se rapproche  ainsi du droit des majeurs.

Nos équipes éducatives, qui sont quotidiennement engagées auprès de ces mineurs en difficulté dans le cadre de leurs missions de prévention, de protection de l’enfance et de Protection Judiciaire de la Jeunesse,s’inquiètent de cette évolution.

Il ne s’agit pas bien évidemment de nier les problèmes posés par le comportement délictueux d’un certain nombre d’adolescents et la nécessité de traiter ces problèmes mais de considérer  que l’enfant et l’adolescent sont des sujets en devenir et que leur comportement à un moment de leur vie ne prédit en rien leur conduite à venir.

Notre expérience nous a montré que c’est sur l’éducation et la confiance en ces adolescents qu’il faut parier. Les professionnels insistent sur la dureté croissante des contextes de vie, sur la souffrance sociale des familles et des jeunes rencontrés.

Dans ces milieux de vie très durs où l’assignation au territoire de « la cité »tient lieu de refuge et d’identité, les adolescents sont souvent aspirés dans des processus de ruptures sociales où se conjuguent le découragement des parents et le désarroi des institutions .

C’est à travers la diversité des actions proposées que les adolescents apprennent à trouver leur place, à renouer le dialogue avec les adultes et les institutions, à exploiter leurs ressources, à accepter  des contraintes, à orienter leur parcours.

C’est pourquoi la Fondation Jeunesse Feu Vert, forte de ses valeurs et de ses engagements, tient à rappeler que pour les mineurs la mesure éducative doit être prioritaire sur la sanction pénale. Les adolescents ont besoin pour construire leur identité et leur socialité, de vivre des relations structurantes avec des adultes.

La finalité de nos actions est d’aider chaque enfant confié à la Fondation pour qu’il ait sa chance et trouve la place qui lui est due dans la société.

Le conseil d’administration tient à réaffirmer que la Fondation apporte tout son soutien à ses équipes éducatives dans des circonstances où le travail éducatif risque d’être fragilisé.

Il continuera d’agir pour que l’adolescent qui rencontre des difficultés soit considéré comme un sujet digne de la mobilisation des adultes et de la société.

 

9 juin 2011

Spectacle de danse des enfants des Jacquets

Le samedi 7 mai 2011, après plusieurs répétitions et rencontres entre les enfants des deux Jacquets, le spectacle « danse et musique du monde » a été donné à la MJC de Colombes. Beaucoup d’énergie, des rythmes endiablés, un plaisir partagé.

 Tradition annuelle : les parents, coorganisateurs du spectacle, sont venus nombreux et avaient concocté de savoureux plats à déguster après la représentation.

En plus des danses, les enfants avaient réalisé un magnifique décor et participé à l’élaboration des costumes.

Travail de socialisation, de maîtrise corporelle, d’ouverture au monde et à l’autre, ce fut une réussite !

Prochain rendez-vous : le vendredi 24 juin à 14 h 00 sur la scène du théâtre Victor Hugo à Bagneux pour une représentation de "L’Avare".

4 avril 2011

Conférence sur « Adolescence et santé mentale »

avec l’intervention de Marie Rose Moro.

Cette deuxième conférence a réuni plus de 70 professionnels, éducateurs, psychologues dans le cadre du séminaire « Souffrance psychosociale, santé mentale, quel accompagnement éducatif ? ».

Marie Rose Moro, Professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l’Université Paris Descartes, chef de service de la Maison de Solenn-Maison des adolescents de Cochin (Paris) et du service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l’Hôpital Avicenne (Bobigny, France), a apporté un éclairage clinique passionnant sur l’adolescence. Après nous avoir présenté les multiples manifestations de mal être des adolescents : souffrances du corps, souffrances du fonctionnement psychique, du lien avec leur environnement, dépression, aujourd’hui l’apparition de phobies scolaires semble de plus en plus fréquente, troubles qui empêchent les adolescents d’aller à l’école.

La seconde partie de la matinée a été axée sur la question transculturelle des enfants de migrants et de tous ceux qui, pour des raisons diverses, traversent des structurations familiales différentes, des langues ou des mondes. Marie Rose Moro a bien décrit la complexité de l’adolescence pour les enfants de migrants qui sont, comme tous les adolescents, en recherche de sens. Ils sont soumis à une réalité doublement contraignante : « celle de rompre certains liens avec leur culture sans pour autant délaisser leur appartenance familiale du fait de liens affectifs profonds qu’elle suppose… mais ces liens affectifs sont parfois ambivalents voire conflictuels ».

Marie Rose Moro a répondu aux nombreuses questions des professionnels, partant toujours d’exemples cliniques pour éclairer son propos théorique. Pour les professionnels de la Fondation, l’adolescence est une étape clé de l’autonomie, l’objectif de cette matinée était de mieux comprendre l’approche clinique transculturelle et de prendre du recul pour mieux accompagner les adolescents et leurs familles.

3 février 2011

Hommage à Michèle LE RESTE

27 janvier 2011

La disparition de Michèle nous a plongé dans une peine immense.

Celle que l’on ressent à la perte d’une collègue avec laquelle nous avons cheminé durant tant d’années.

Mais surtout d’une amie très chère avec laquelle nous avons tant partagé.

De l’enthousiasme, de l’espoir, des déceptions parfois et des valeurs fortes.

Nous savions qu’elle luttait depuis longtemps contre la maladie, mais nous ne pouvions pas -nous ne voulions pas- imaginer une fin aussi brutale tant elle était pour nous tous symbole de courage, de détermination, et de force de caractère.

Elle est partie comme elle a vécu, avec dignité courage et modestie.

Cette modestie justement et cette simplicité qui lui faisait refuser les honneurs et les louanges, considérant que tout ce qu’elle faisait, les petites et les grandes choses, c’était naturel !

Mais aujourd’hui, au-delà de la peine que nous ressentons tous, nous sommes réunis pour lui rendre l’hommage qu’elle mérite.

Née à Paris en 1945, Michèle fait des études de psychologie à Lille de 1966 à 1968, puis elle entre à la Fondation Jeunesse Feu Vert, au service de prévention Paris en juillet 1970 comme psychologue faisant fonction d’éducatrice spécialisée.

Michèle devient directrice adjointe du Service en 1981.

Compte tenu de ses compétences professionnelles, de son expérience, de son attachement au département de Seine-Saint Denis où elle vit, la Fondation, sollicitée par le Conseil Général, lui confie, en 1995, la création d’un service de prévention à Epinay-sur-Seine et à l’Ile-Saint-Denis.

En dix ans, ce service va s’étendre à Saint-Ouen, Villetaneuse et à La Courneuve, passant de 10 à 50 salariés !

Toujours du côté des plus faibles, Michèle vivait au quotidien ses engagements contre l’injustice sociale.

Elle le vivait, l’incarnait dans son quotidien professionnel, dans sa militance politique de communiste, dans son engagement syndical, mais surtout dans sa relation avec chacun.

Exigeante, généreuse et fidèle, Michèle ne cessait d’expliquer combien la dureté des contextes de vie était déstructurante pour les individus.

Son travail de terrain exprimait un combat permanent, comme une humble réponse pour changer un système qui détruit, les jeunes et les familles les plus fragiles.

Psychologue de formation, elle détestait le langage « alambiqué » des experts.

D’une voix claire et directe, elle n’allait jamais par quatre chemins pour aborder les questions qui la préoccupaient ou pour dire ce qu’elle pensait !

Soutenant sans relâche le champ de la prévention spécialisée, elle voulait « faire avec les jeunes », les aider, les protéger, être un point de repère ou un guide parfois, être toujours aux cotés des familles, des habitants des quartiers.

Elle avait le souci et l’ambition de mener les projets en s’appuyant sur ses équipes et sur des dynamiques collectives par exemple avec les associations de jeunes ou d’habitants.

Là, dans ce département de la Seine-Saint-Denis, où les difficultés sont grandes pour la population et surtout pour les jeunes, Michèle a transmis à de nombreux professionnels sa vision de l’éducation, du travail dans la rue, sa conception du travail d’éducateur, sans doute un peu éloignée de la technicité d’aujourd’hui !

Michèle avait compris que l’identité populaire s’est transformée mais demeure, s’affichant aujourd’hui sous d’autres formes que ce soient :

  • avec les groupes de rap qui scandent « la banlieue bouge ! »,
  • le slam de Grand Corps Malade,
  • ou de Tata MILOUDA, présente lors de son départ à la retraite. Elle était si émue lorsque cette femme d’origine marocaine racontait avec brio la conquête de sa liberté en tant que femme.

Elle pensait sans doute aussi au Maghreb, auquel elle était si attachée.

Que de projets développés durant toutes ces années ! Michèle soutenait toutes les idées originales de ses équipes : projets humanitaires, autour de l’art, autour du graphisme, du théâtre et de toutes les cultures urbaines.

Que de partenariats avec les élus des villes, avec l’ensemble du secteur éducatif et social.

Que d’engagements dans le secteur associatif :

  • Engagement comme administratrice et présidente à l’association Vie et Cité.
  • Création de l’Espace Dynamique d’Insertion Nord Ouest avec d’autres acteurs de prévention.

Michèle avait le souci constant de mettre en cohérence, ses idées, sa vie et ses engagements.

C’est ainsi que durant toute sa carrière professionnelle à tous les postes qu’elle a occupé elle a été une militante active de la CGT, l’organisation à laquelle elle avait adhéré dès son entrée dans la vie professionnelle.

Elle y a même occupé des fonctions nationales durant quelques années.

C’est ainsi également qu’elle avait été élue Conseillère Municipale de la Ville de Bobigny de 1989 à 1995.

Plus que tout, Michèle aurait voulu continuer de combattre concrètement et localement les discriminations, de soutenir les associations de jeunes, de femmes, de luttes pour les droits.

Son exceptionnelle écoute, sa modestie, son souci absolu de l’autre, bien plus que d’elle-même, la faisait apprécier de tous.

Jusqu’au bout, elle aura lutté contre la maladie tout en continuant ses combats, en affirmant ses convictions.

Et au moment de lui dire Adieu, comment ne pas se remémorer ce poème de Jean Ferrat qu’elle aimait tant. Il nous dit :

«  Tu aurais pu vivre encore un peu

Pour notre bonheur, pour notre lumière

Avec ton sourire, avec tes yeux clairs

Ton esprit ouvert, ton air généreux

Tu aurais pu vivre encore un peu »

Oh oui, tu aurais pu vivre encore un peu et même encore très longtemps.

Tu vas nous manquer cruellement alors que nous avons tant besoin d’hommes et de femmes de conviction comme toi.

En ces heures de tristesse, nous mesurons la perte que représente la disparition de Michèle pour sa famille tout d’abord et pour ses nombreux amis mais aussi pour la Fondation à laquelle elle était si attachée, et qui lui rendait bien.

Aujourd’hui, la Fondation Jeunesse Feu Vert toute entière est en deuil.

Et, au nom de Jean Marc Steindecker, son président, du Conseil d’Administration, et de tout le personnel, je veux dire à sa fille Valérie, à sa mère, à sa famille et à ses proches que nous sommes à vos cotés dans cette épreuve et que nous partageons votre peine.

Je sais qu’aucun mot, aucun geste ne peut effacer la douleur qui est la votre.

J’espère seulement que la présence et la solidarité de tous les amis, présents ce jour et tous ceux qui n’ont pu se joindre à nous, vous apportera un peu de réconfort et vous aidera, non pas à oublier, mais à continuer à vivre tout simplement pour la mémoire et dans le souvenir de Michèle.

Pour terminer, ma chère Valérie, je voudrais te dire que tu peux être fière de ta maman, de ce qu’elle a été et de tout ce qu’elle a fait dans tous les domaines.

C’était une grande et bonne femme.

Nous ne l’oublierons pas !

 

18 janvier 2011

Le service de Prévention Spécialisée 93 a déménagé

Depuis le 23 décembre 2010, le Service de Prévention Spécialisée de Seine-Saint-Denis est situé :

35 Avenue de Lattre de Tassigny
93800 EPINAY SUR SEINE 

Les coordonnées téléphoniques et le fax ne changent pas :
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17 décembre 2010

Le Conseil d'Administration s'est élargi

A la suite de l’évolution des statuts de la Fondation, trois nouveaux administrateurs ont été élus ce trimestre :

- Danièle JOURDAIN-MENNINGER, Haut fonctionnaire et professeure associée,

- Chantal GOYAU, Directrice générale de l’ETSUP, école de travail social située à Paris,

- Jean ROUCHE, Avocat au Barreau de Paris, Président de l’Association des Jeunes Amis du Marais, qui a déjà participé au Conseil d’Administration de la Fondation de 1970 à 1977.

Nous leur souhaitons la bienvenue.

10 novembre 2010

Une Journée sur la scolarité

Riche d’apports et de réflexions

La journée de formation sur la scolarité organisée le 29 septembre a réuni à l’institut Val Mandé plus d’une centaine de participants, professionnels de la Fondation mais aussi partenaires de la protection de l’enfance, de l’Education Nationale et du secteur associatif, preuve d’une attente forte de réflexion sur la « question éducative ».

En introduction de la journée, Jean-Marc STEINDECKER, Président, tout en reconnaissant la dureté des contextes et l’amplification des difficultés, a insisté sur l’enjeu de favoriser la réussite scolaire afin de permettre à chaque jeune d’avoir sa place dans la société.

Après une présentation des actions développées par les différents établissements et services de la Fondation, la table ronde animée par Jean Pierre DEDONDER, Vice Président, ancien Recteur de l’Académie de Créteil, a permis de mettre en lumière les transformations majeures et de faire ressortir les défis à relever, notamment dans le soutien et l’accompagnement des jeunes les plus fragilisés. Plusieurs thématiques ont été abordées par les intervenants : le sens des savoirs que dispense l’école, l’autorité dont elle a besoin, sa place dans la société, les relations de l’école avec la famille, la diversité des dispositifs, le partenariat, etc.

A partir de leurs expériences respectives et après avoir rappelé le cadre des missions de prévention et de protection de l’enfance, Serge BURGHOFFER, Directeur des Jacquets et Annie LECULEE, Directrice du service de prévention Paris, ont insisté sur la nécessité de poser un cadre structurant pour les enfants et les adolescents, de préciser le sens donné aux projets et de rester «  à sa juste place », en distinguant les espaces de l’école, de la famille et de l’environnement. En effet, il ne s’agit pas de se substituer à l’Education Nationale, ni même d’agir dans le seul domaine de la réussite scolaire mais d’apporter un soutien aux enfants et aux jeunes en prenant en compte la globalité de leurs difficultés. Ils nous ont aussi fait part de plusieurs préoccupations : la dureté de l’environnement social et économique des enfants et des adolescents, les phénomènes de rejet de l’école, l’absentéisme, l’importance du nombre de jeunes déscolarisés sortis très précocement du système scolaire, leur souffrance mais aussi celle de leurs parents. Annie LECULEE a insisté sur l’importance d’éviter la dispersion des énergies dans  « l’empilement » des dispositifs afin de garder le sens de la mission éducative première.

Jean-Claude SAUVAGE, Directeur, responsable des établissements à la PJJ de l’Essonne, a présenté la diversité des réponses de la Protection Judiciaire de la Jeunesse en direction des jeunes qui leur sont confiés : partenariat avec l’Education Nationale dans le cadre de la réussite éducative, classes relais, actions diversifiées autour du sport, soutien éducatif en milieu carcéral…

Daniel CALIN, professeur de philosophie, psychopédagogue, nous a rappelé que les liens entre difficultés scolaires et sociales ne sont pas évidents d’où l’importance de ne pas étiqueter et enfermer l’enfant dans une catégorie. Bien au contraire, les écarts de perception sont des éléments d’ouverture pour l’enfant, il est judicieux de ne pas avoir un regard unique mais plutôt de cultiver nos désaccords…

Jean-Pierre BARATAULT, Inspecteur Education Nationale, conseiller technique auprès du Recteur d’Académie sur la question du handicap, connaissant bien les problématiques des élèves en rupture d’école, a insisté sur le rôle incontournable de la famille mais aussi de l’environnement. Les méthodologies de médiation mises en place dans le cadre d’un dispositif de soutien s’appuient sur une analyse systémique et la prise en compte des ressources des élèves, la priorité est de fédérer tout ce qui fonctionne et d’agir le plus tôt possible.

Bernard CHAMPAGNE, psychosociologue, à partir de différents travaux, notamment d’une étude réalisée par le Conseil Technique de la Prévention Spécialisée, fait le constat que si le projet de réussite éducative est partagé entre les enseignants et les parents, il ne l’est plus avec les adolescents. En effet, compte tenu des problèmes qu’ils rencontrent, ils ne croient plus que l’institution scolaire facilitera leur promotion sociale. Par ailleurs, l’équilibre entre l’élève adolescent et sa place dans la famille est difficile à tenir, les adolescents ont d’autres rôles à occuper dans le quartier. Il y a une tension entre le statut d’élève et le processus d’adolescence. Valoriser leurs ressources suppose de repérer et reconnaître leur ingéniosité.

Au regard des différents enjeux de l’Education : Scolarisation/Protection/Socialisation, l’Education Nationale ne peut appréhender seule ces trois fonctions, d’où l’importance des coopérations avec d’autres acteurs (partenariat avec les collectivités locales, les associations…).

Bénédicte MADELIN, Directrice du centre de ressources Profession Banlieue situé à Saint-Denis nous a rappelé que la naissance de la réussite éducative est née de la prévention de la délinquance. Le plan Borloo a créé 750 équipes éducatives. Un travail mené en Seine-Saint-Denis dans le cadre du programme de réussite éducative, à partir de la question «  Pourquoi certaines familles sont-elles signalées ?», montre que les familles signalées sont celles qui vivent dans des situations de précarité voire de survie, qu’elles n’ont plus de temps à consacrer à l’école. Elles ressentent fortement les inégalités sociales, considérant que leurs enfants n’ont pas le droit d’accéder aux écoles de la réussite, elles vivent dans «  l’entre soi des pauvres ». Pour compléter l’analyse précédente sur l’échec scolaire, s’appuyant sur les travaux des chercheurs Bernard CHARLOT et Jean Yves ROCHEX, Bénédicte MADELIN rajoute qu’il n’y a pas de déterminisme, de causalité mais des corrélations. Ainsi les familles migrantes récentes rencontrent plus de difficultés.

Maryse ESTERLE-HEDIBEL, sociologue, maître de conférences à l’IUFM du Pas-de-Calais fait plusieurs constats à partir de ses études sur le décrochage et l’absentéisme scolaire. Hormis les cas rares de troubles psychopathologiques, elle note que ces phénomènes sont multifactoriels : un contexte marqué par les inégalités sociales, la perte de sens de leur présence à l’école pour des élèves qui sont en difficulté depuis très longtemps, les orientations, la transmissions des savoirs qui s’appuie peu sur la capacité d’expression orale, peu valorisée à l’école…

Par ailleurs, les enseignants travaillent peu en équipe, ils sont très isolés pour gérer les différentes situations, notamment le lien entre le collectif et l’individuel, ils doivent bénéficier de formations.

Ce qui les différencie des éducateurs de prévention spécialisée qui ont des possibilités différentes : accueil, écoute, relation, ce qui leur permet d’assurer un soutien, une médiation entre les enfants et la société dans laquelle ils devront trouver leur place.

Après quelques questions et des échanges autour d’un repas, le travail en atelier s’est poursuivi l’après-midi dans 4 ateliers animés par des professionnels de la Fondation ainsi que par Isabelle BROCHARD, principale du collège Robert DOISNEAU à Paris et Santiago SERRANO, responsable de la Mission Départementale des conduites à risques au Conseil général de Seine-Saint-Denis. Cela a permis de croiser les points de vue et de conforter les participants dans la nécessité d’agir, en investissant dans l’écoute et l’accompagnement des jeunes et de leurs parents.

Maryse ESTERLE-HEDIBEL et Bernard CHAMPAGNE nous ont donné quelques pistes de réflexion et nous ont conseillé de poursuivre nos actions en respectant les fondamentaux de l’action éducative : se hâter lentement…

Jean-Marc STEINDECKER a remercié l’ensemble des intervenants et des participants à cette journée et nous a invités à poursuivre cette réflexion afin de mettre en place des pratiques toujours mieux adaptées.

 

 

 

20 octobre 2010

Article de presse du 15 octobre 2010

A Paris, des éducateurs de rue au contact quotidien des jeunes des quartiers

Répandue dans les années 1980, la prévention spécialisée est redécouverte par les juges des enfants

Reportage

Le pas mesuré, l'oeil attentif, Asma, Fleur et Mélanie font leur " tour de rues " comme plusieurs fois par semaine du lundi au samedi, quels que soient le temps ou la saison. La prévention de proximité est leur quotidien. Agées de 22 à 29 ans, elles appartiennent à la quarantaine d'éducateurs de prévention spécialisée - ou éducateurs de rue - employés par la Fondation Jeunesse Feu Vert, créée en 1957 et largement présente à Paris et en Seine-Saint-Denis.

Leur terrain d'action est une langue de bitume de quelques hectomètres carrés de l'Est parisien, coincée entre un des boulevards des maréchaux et le périphérique, et plantée de logements sociaux. Leur mission ? L'accompagnement scolaire, l'occupation du temps libre et l'aide à l'insertion professionnelle pour les 12 à 21 ans du secteur. Bref, tout ce qui permet aux jeunes de ces quartiers populaires d'échapper au désoeuvrement et, parfois, aux tentations de la délinquance.

Très présent dans les années 1980, le travail des éducateurs de rue s'est progressivement réduit jusqu'aux années 2000, victime notamment des réductions de financement des associations. Le recentrage d'institution comme la Protection judiciaire de la jeunesse - les éducateurs d'Etat - sur des missions pénales au détriment de l'accompagnement social a conduit certains juges des enfants à redécouvrir l'apport de ces associations. " Comme les moyens se réduisent au niveau étatique, on fait appel aux éducateurs spécialisés, qui font un travail très intéressant et méconnu ", explique un magistrat.

Il faut voir l'accueil réservé à Asma, Fleur et Mélanie pour mesurer leur utilité auprès des jeunes de ce quartier, dont les fratries sont très larges : dès qu'ils les aperçoivent, les bouts de chou de 8 ans rappliquent. La poignée de main rituelle - dont les jeunes s'acquittent très spontanément - une fois échangée, on évoque la rentrée des classes.

« Libre consentement »

Les gamins ont surtout des projets extrascolaires. " La patinoire ! ", réclame une petite de 9 ans, son trousseau de clef et la carte de fidélité d'une épicerie discount autour du cou. Rendez-vous est pris la semaine suivante à 13 heures, " au banc " proche du collège de secteur : un des lieux de ralliement des jeunes du quartier, déserté en ce mercredi après-midi. Pour les ados, une sortie au Futuroscope dans le Poitou se profile pour les vacances de la Toussaint.

Les groupes se composent par affinité. " Feu Vert fonctionne sur le principe du libre consentement et de l'adhésion spontanée ", explique Annie Léculée, 62 ans, sa directrice depuis 1998. Pas question pour autant de laisser les jeunes s'installer dans un système de consommation des loisirs. Ils participent toujours symboliquement. Pour les sorties les plus onéreuses ou les séjours de vacances, ils recueillent des fonds en préparant des repas dans un restaurant associatif. " Ça ne finance évidemment pas la totalité du séjour, explique Mélanie, mais c'est une occasion informelle de travailler sur l'hygiène, la présentation, l'amabilité, le respect d'horaires de travail et la mixité garçon-fille. "

Frédéric, 42 ans, responsable de l'équipe de six éducateurs du secteur, a apprivoisé il y a huit ans ce quartier assoupi où ne subsistent que deux épiceries, une boulangerie, un tabac-presse et un salon de coiffure. Une zone d'activité concertée (ZAC) qui sort de terre juste à côté pourrait donner un nouvel élan au quartier.

L'avènement du téléphone portable a contribué à resserrer les liens des éducateurs avec les parents de ses jeunes. " Ils ont nos numéros, explique Asma, et on les appelle pour donner les horaires des sorties. Ça évite que les jeunes traînent et rentrent tard sous un faux prétexte. "

Le travail avec les familles et le soutien parental sont des axes forts de leur travail. " Nous sommes accueillis à bras ouverts dans les appartements des familles, dit Mélanie. Peu de mamans travaillent, mais elles ne sortent guère non plus, du coup, elles sont très en demande de relations avec nous. Elles savent qu'on ne prend pas leur place et qu'on contribue plutôt à la leur redonner en les épaulant. "

L'éducateur est une figure d'autorité appréciée des familles. " Il m'est arrivé d'aller chercher un jeune au commissariat à la demande de ses parents parce qu'ils travaillaient ou qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment bien la langue ", explique Frédéric. D'autant que ce travail est effectué sur la durée.

Les éducatrices insistent sur l'importance de ce travail sur la durée. " Comme on a vu naître certains des enfants, on les accompagne mieux en cernant leurs besoins et le fonctionnement des familles ", disent-elles.

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Des assises pour prévenir la délinquance juvénile

Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la justice, a organisé, jeudi 14 octobre, à Paris, des Assises de la prévention de la délinquance juvénile, pour " mieux agir ensemble ", avant la remise de son rapport au président de la République, et à la veille d'un remaniement ministériel.

" L'augmentation de la délinquance des jeunes n'est pas une fatalité ", a indiqué M. Bockel, qui prône une approche globale du problème. Il ne s'agit que d'une " opération de communication ", assurent cinq organisations syndicales du monde judiciaire, alors que la majorité " a progressivement démantelé " depuis des années le mode de prise en charge des mineurs.

Patricia Jolly

© Le Monde

 

8 octobre 2010

Le Service Educatif - AEMO a déménagé

Depuis le 1er octobre 2010, le Service Educatif AEMO est situé :

 CENTRE LES IRIS
85 ROUTE DE GRIGNY
91130 RIS-ORANGIS

 Les coordonnées téléphoniques et le fax ne changent pas :
Tél : 01.69.45.91.40 - Fax : 01.69.45.91.41

 

3 juin 2010

Article de presse du 3 juin 2010

ls tentent d'éviter aux jeunes de basculer.

Fred, au milieu, discute avec des jeunes de la rue des Fougères qu'il connaît bien. S. POUZET / 20 MINUTES

PREVENTION - Dans le quartier Fougères, les éducateurs de rue suivent plusieurs centaines d'habitants...

Ils squattent le porche d'un immeuble de la rue des Fougères (20e) qu'ils ont rebaptisé «la passerelle» ou «le QG». Quand le groupe d'ados ou jeunes majeurs aperçoivent Fred, l'un des éducateurs de rue du quartier, ils sourient, lui serrent la main avec respect.
Frédéric Mignot est le responsable d'une des équipes parisiennes de la fondation Jeunesse Feu Vert, la plus importante association de prévention spécialisée à Paris. Cette forme d'éducation sociale et éducative fait l'objet aujourd'hui et demain de journées nationales en Ile-de-France (lire encadré).

Aller au devant des jeunes

«Le but des éducateurs est d'aller dans la rue au devant des jeunes en danger de marginalisation, d'échec scolaire, d'inadaptation, explique Fred. Qu'il s'agisse de délinquants ou de jeunes en bordure de délinquance, nous avons un travail de passeurs : nous tentons de faire le lien avec les dispositifs de droit commun comme l'ANPE, l'école ou même les institutions judiciaires.».
D'où une position parfois délicate à gérer: «Nous devons dire les choses sans complaisance ni complicité. Mais nous ne devons pas devenir des cons d'adultes comme les autres.» Présent depuis huit ans dans le quartier – «un entre-deux entre Paris et la banlieue» – Fred connaît beaucoup de familles, ce qui lui donne une vrai légitimité. «Moi et les quatre autres éducateurs connaissons environ 400 jeunes, faisons des activités avec environ 200 et en suivons 50 au quotidien.» 
«S'il était venu en disant "je suis le chef", on lui aurait cassé la gueule mais il s'est intégré», fait valoir Abdelkrim, 18 ans. Lui comme ses potes sollicitent les activités sportives que Feu Vert organise à la campagne. Mais pas sans contre-partie. Les stages de ski, de rafting ou encore la participation financière pour décrocher le permis de conduire sont accordés uniquement aux jeunes qui participent à des chantiers éducatifs comme couper du bois, repeindre une pièce ou débroussailler. 
Omar, 16 ans, adore: «On a besoin d'eux pour quitter le quartier. Sans Feu Vert, on péterait un câble. Là, on apprend d'autres choses sur la France, on voit d'autres horizons». Fred, lui, met en garde: «L'opinion publique nous attend sur la prévention de la délinquance. Mais notre boulot, c'est le long terme. Nous ne sommes pas des pompiers sociaux.»

Alexandre Sulzer

Chiffres

Près de 60 salariés de Jeunesse Feu Vert interviennent à Paris auprès des jeunes de 12 à 21 ans dans les 11e, 14e, 19e et 20e arrondissements. Au total, dans la capitale, 300 éducateurs suivent 16 000 jeunes via 16 associations spécialisées.

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